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[Franzen, Jonathan] Les corrections

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[Franzen, Jonathan] Les corrections

Message par AnaïsP le Dim 25 Sep 2011 - 23:55



Titre: Les corrections
Auteur: Jonathan Franzen
Première parution: Août 2002 en broché, Septembre 2003 en poche
Edition: Points
Nombre de pages: 694

4e de couverture:
Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et ponctuées de points d'exclamation ou d'interrogation.
Alfred, Enid, et leurs trois enfants -Gary, Chip et Denise- sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions: le besoin d'aimer et la guerre conjugale, le sens de la justice et l'obsession des stocks-options; le goût du bonheur et l'abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous.
C'est cela, Les Corrections: une tragédie américaine dont la puissance balaye tout sur son passage. Mais aussi une comédie irrésistible, un humour qui s'autorise à rire de toute, une férocité sans limites. Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine.

Mon avis:
Un livre dense, que j'ai dû reprendre car j'avais eu du mal à rentrer dedans la première fois.
J'aime beaucoup les romans familiaux, où convergent les histoires de chacun et se répercutent dans cette parade commune: tous ont des failles, des secrets, qu'ils tentent plus ou moins bien de cacher sous couvert de la bonne morale.
La mère est obnubilée par l'idée de réunir ses enfants à Noël alors que ceux-ci cherchent des excuses pour fuir ce jour, presque parfaite mais tombant dans l'emprise des médicaments à force de supporter la conduite (déviante selon elle) de son mari; le père est malade mais ne veut pas l'admettre se mettant dans des situations pittoresques et pathétiques, l'auteur nous livrant une vision tragique de la vieillesse; la fille est une grande chef, indépendante -du moins c'est ce qu'elle aimerait pouvoir se prouver; Chip est le "déviant", celui qui ne fait jamais ce que sa mère souhaiterait -une trajectoire professionnelle et personnelle droite- et officieusement le chouchou de son père, partant à l'étranger pour trafiquer après avoir perdu son boulot de prof; Gary est le BCBG, à qui tout aurait réussi s'il ne vivait une vie familiale chaotique, sa femme régissant tout...
Une satire de la société américaine, où le récit dénoue au fur et à mesure les non-dit et nous livre une vision nettement moins proprette que ce que l'on voit.
C'est bien écrit, bien documenté notamment sur tout l'aspect économique mais il est vrai que j'aurais aimé davantage de péripéties. On retrouve un style fluide presque relâché, qui nous laisse parfois sur notre faim.

Ma note: 13/20
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AnaïsP
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Re: [Franzen, Jonathan] Les corrections

Message par zazy le Mar 27 Sep 2011 - 0:49

Très belle critique très fournie !!!
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zazy
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Re: [Franzen, Jonathan] Les corrections

Message par Le motard le Jeu 27 Oct 2011 - 17:13

J Franzen venant de sortir un nouveau roman "Freedom" et étant classé dans les grands auteurs US j'ai eu la curiosité de lire"Les corrections", roman qui l'a fait connaitre.
Pour résumé, je ne l'ai pas terminé, ce voyage au cœur d'une Amérique en voie de décomposition morale ne m'a pas du tout accroché. J'ai trouvé le personnage principal, Chip, trop excessif dans le style Woody Allen des années 2000 avec ce mélange d'introspection psy, de relation infantile au sexe et nanti d'une relation familiale quelque peu névrosée, mais sans l'humour de W Allen qui permet de faire passer bien des outrances. C'est pour moi, typiquement le genre de bouquin qui a du plaire à l'intelligentsia New-yorkaise, à l'époque. Je l'ai trouvé très daté, pas très subtil dans l'analyse des sentiments et relations.
Bref, il ne m'a pas plu.


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Re: [Franzen, Jonathan] Les corrections

Message par viou1108 le Ven 22 Fév 2013 - 19:53

Voilà, ça c’est ce que j’appelle de la Littérature. Un écrit qui a du souffle, de l’ambition, de l’intelligence, de l’imagination, du vocabulaire, du style. Qui engendre toute une gamme de sensations : émotion, agacement, rire, malaise, admiration et même suspense. Et qui ne prend pas le lecteur pour un c…
Ouf, n’en jetez plus, me direz-vous, c’est bien trop pour un seul homme, ou un seul livre. Difficile à croire qu’on trouvera tout cela dans Les Corrections, quand on sait que la trame consiste banalement à nous parler d’une famille banale, issue banalement de la classe moyenne supérieure d’une non moins banale ville du Midwest américain. Et pourtant…
Or donc, dans la famille Lambert, je demande les parents, Al et Enid, vieillissant dans leur maison encombrée par une accumulation de 40 ans de choses inutiles et/ou inutilisables. Al, le patriarche, glisse dangereusement sur la pente de Parkinson et de la démence sénile. Lui qui n’a jamais su exprimer ses sentiments, le voilà prisonnier d’un corps et d’un esprit défaillants. Enid, sa femme souvent insupportable de morale bêtifiante et obsessionnellement attachée à sauvegarder les apparences, est tout aussi obsédée par l’idée de réunir une dernière fois la famille pour Noël.
J’appelle ensuite la jeune génération, guère plus brillante : Gary, Chip et Denise, la quarantaine aujourd’hui, se sont empressés de fuir le foyer étouffant pour éviter de reproduire les erreurs des parents, coupables de n’avoir su créer un cadre familial harmonieux et aimant. Mais les « corrections » voulues par les rejetons ne s’avèrent pas plus efficaces. Chip, professeur d’université raté et viré, s’embarque dans d’improbables tribulations « magouillantes » en Lituanie. Gary, dont on pourrait croire qu’il a « réussi sa vie » et est le seul être sensé de la famille, a si peur de sombrer dans la dépression qu’il en devient paranoïaque. Denise, la petite dernière, jamais à court d’idées de recettes pour le restaurant gastronomique dont elle est le chef, se trouve bien dépourvue quand il s’agit de savoir qui elle est vraiment.
Et ça se chamaille, ça s’engueule, ça se critique (ouvertement ou non, peu importe, pourvu que les voisins n’en sachent rien), ça se déteste, ça s’entraide, ça se laisse tomber, enfin bref, ça s’aime même si ça ne s’en rend pas compte. Une famille formidable ? Que nenni, on est loin de la vision idyllique. Au contraire, la plume est trempée dans un cynisme vitriolé plutôt que dans le coulis de guimauve. L’analyse est réaliste, brassant les thèmes des relations familiales principalement, mais aussi du capitalisme, de la vieillesse, de la maladie et des conventions sociales, alternant humour corrosif à la hache (ahh, les conversations téléphoniques entre Gary et sa mère…les déboires de Chip…), effroi distillé au bistouri glacé (les délires d’Al font froid dans le dos), et en fin de compte et entre les lignes, compassion distribuée à la petite cuillère.
Alors oui, ce roman « mesure » 700 pages. Mais pour une fois, qualité rime avec quantité, malgré certaines longueurs. Mais attention, ce n’est pas un pavé « facile ». L’auteur est exigeant, il n’est pas du genre à enchaîner les romans commerciaux insipides vendus au rayon lecture du supermarché. Je reste admirative devant tant de talent : intelligence d’écriture, envolées littéraires, sens de la formule, saut passé/présent en deux mots sans rendre le récit chaotique. Il faut passer l’obstacle des premières pages déroutantes, s’accrocher parfois, ne pas renoncer car le jeu en vaut la chandelle : un grand roman par un grand auteur.
Les esprits chagrins trouveront ce roman prétentieux, indigeste ou déprimant. Moi je remercie Monsieur Franzen de tirer la littérature – et les lecteurs – vers le haut.
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viou1108
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Re: [Franzen, Jonathan] Les corrections

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