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La Science-Fiction: présentation du genre

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty La Science-Fiction: présentation du genre

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 13:35

Voici maintenant une présentation d'un autre genre connu. Encore une fois, je remercie Wikipedia, site sur lequel j'ai tout honteusement copié (après l'avoir toutefois expurgé de ce qui n'était pas nécessaire ici, et oui j'ai quant même un peu travaillé Smile ). Désormais, mes interventions plus "personnelles" dans le texte se feront en bleu foncé. Comme-ceci en fait...


La science-fiction, abrégé en SF, est un genre narratif (principalement littéraire et cinématographique) structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur et/ou les univers inconnus (planètes éloignées, mondes parallèles, etc.), en partant des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Il se distingue du fantastique, genre qui inclut une dimension inexplicable, et de la fantasy, qui parle de mondes magiques.
Une représentation répandue que l'on trouve dans les dictionnaires dépeint la science-fiction comme un genre narratif qui met en scène des univers où se déroulent des faits impossibles ou non avérés en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science, et qui correspondent généralement à des découvertes scientifiques et techniques à venir.
Cette description générale recouvre cependant de nombreux sous-genres, comme la hard science-fiction, qui propose des conjectures plus ou moins rigoureuses à partir des connaissances scientifiques actuelles, les uchronies, qui narrent ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent, le cyberpunk, branché sur les réseaux, le space opera, la speculative fiction, le planet opera, le policier/science-fiction et bien d’autres (voir l'article Thèmes et genres de la science-fiction).
Cette diversité de la science-fiction rend sa définition difficile. Mais, bien qu'il n'existe pas de consensus à propos d'une définition de la science-fiction (presque tous les écrivains ont donné leur propre définition), on admet généralement que certains mécanismes narratifs caractéristiques doivent être présents dans une œuvre pour que l'on puisse la classer dans ce genre. Ainsi, The Cambridge Companion to Science Fiction propose-t-il une synthèse de ces caractéristiques par la formulation de plusieurs réquisits dont l'absence semblerait interdire de parler de science-fiction.
L'expérience de pensée : le récit de science-fiction est toujours un que se passe-t-il si... ? C'est une fiction spéculative qui place les idées au même plan que les personnages.
La distanciation cognitive : le lecteur doit être embarqué dans un monde inhabituel.

<BLOCKQUOTE>
« C’est notre monde disloqué par un certain genre d’effort mental de l’auteur, c’est notre monde transformé en ce qu’il n’est pas ou pas encore. Ce monde doit se distinguer au moins d’une façon de celui qui nous est donné, et cette façon doit être suffisante pour permettre des événements qui ne peuvent se produire dans notre société - ou dans aucune société connue présente ou passée. Il doit y avoir une idée cohérente impliquée dans cette dislocation ; c’est-à-dire que la dislocation doit être conceptuelle, et non simplement triviale ou étrange - c’est là l’essence de la science-fiction, une dislocation conceptuelle dans la société en sorte qu’une nouvelle société est produite dans l’esprit de l’auteur, couchée sur le papier, et à partir du papier elle produit un choc convulsif dans l’esprit du lecteur, le choc produit par un trouble de la reconnaissance. Il sait qu’il ne lit pas un texte sur le monde véritable. »
— Philip K. Dick, lettre du 14 mai 1981
</BLOCKQUOTE>
L'activité de compréhension du lecteur : elle fait suite à la distanciation. Le lecteur doit reconstruire un monde imaginaire à partir de connaissances qui ne relèvent ni du merveilleux ni du religieux, mais de théories ou de spéculations scientifiques, même s'il s'agit de connaissances qui violent les principes de nos connaissances actuelles. Ce monde inhabituel n'étant pas donné d'un coup, le lecteur doit se servir pour cela d'éléments fournis par l'auteur (objets techniques spécifiques, indices de structures sociales particulières, etc.). Ainsi, elle se distingue nettement de la fantasy, genre qu'elle côtoie dans les rayons des librairies (Et sur le forum Razz ), ce qui n'empêche pas l'écrivain Terry Pratchett de déclarer avec humour : « La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons. »
Les références à un bagage culturel commun : le vocabulaire et les thèmes de la science-fiction font parties d'une culture familière au lecteur qui lui permet de s'y reconnaître.

Les différents Genres de la SF:


  • Le Cyberpunk
  • Le Post-Apocalyptique
  • Le Steampunk
  • Le Planet Opéra
  • Le Space Opéra
  • La "Hard Science-Fiction"
  • La Fiction Spéculative
  • Le Voyage dans le Temps
  • L'uchronie


Dernière édition par Olorin le Jeu 25 Déc 2008 - 14:21, édité 3 fois

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Cyberpunk

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 13:50

Le Cyberpunk est sous-genre de la science-fiction décrivant un monde dystopique et dont l'origine remonte au début des années 1980. Il a depuis essaimé ses thématiques dans de nombreux média, notamment dans la bande dessinée, le cinéma, la musique et les jeux de rôle.

Les caractéristiques du Cyberpunk:

On peut dire sans être réducteur que le cyberpunk est le film noir de la science-fiction. En effet, les œuvres cyberpunk ne possèdent pas l'élégance ou la propreté que l'on peut retrouver dans d'autres univers de science-fiction, comme le space opera, par exemple. Les mondes cyberpunks sont empreints de violence et de pessimisme ; ils sont souvent lugubres, parfois ironiquement grinçants (Mozart en verres miroirs, Bruce Sterling) ; les personnages sont des anti-héros désabusés, cyniques et cupides. C'est en ce sens que l'on qualifie les univers cyberpunk comme des dystopies.
Le cyberpunk se distingue par une série d'éléments récurrents détaillés ci-dessous.

1)Un Futur Proche

Le but des œuvres cyberpunk étant souvent de mettre en relief les défauts de notre civilisation, le monde décrit est souvent dans le futur proche du monde réel. Il constitue fréquemment une vision plutôt pessimiste de notre avenir. Ainsi y sont décrits des problèmes tels que la pollution, l'essor de la criminalité, la surpopulation, le décalage de plus en plus grand entre minorité de riches et majorité de pauvres.
Cette proximité temporelle avec le début du XXIe siècle rend les œuvres cyberpunk angoissantes car plausibles ; l'avenir tourmenté, ultra-violent et déshumanisé qu'elles décrivent semble alors accessible au lecteur. Cette conviction est renforcée par le fait que des innovations technologiques décrites par les œuvres cyberpunk au début des années 1980 sont aujourd'hui devenues quasi-réalisables : la matrice, un réseau planétaire reliant tous les individus auquel ressemble de plus en plus Internet, en est l'exemple le plus frappant.
Toutefois, certains auteurs de science-fiction, comme Joe Haldeman, insistent sur le fait que la science-fiction en général et le cyberpunk en particulier n'ont pas pour vocation de prédire l'avenir mais de décrire le présent. Le roman Tous à Zanzibar (John Brunner, 1968) décrit par exemple des sociétés surpeuplées dont les membres ont développé un individualisme exacerbé tout en déléguant leur responsabilité et leur pouvoir de penser à des super-calculateurs, ce qui n'est rien d'autre que la mise en exergue d'éléments observables dans les années 1960-1970.

2)Technologie

Ce que devrait nous apporter la science dans les décennies à venir se retrouve dans la littérature cyberpunk. Tous les domaines technologiques sont abordés, même si les technologies relatives à l'informatique et à l'électronique sont le plus souvent mises en avant.
Ce sont les œuvres cyberpunk qui popularisent l'idée de la fusion de l'humain et du spirituel avec la machine donnant ainsi naissance à des êtres hybrides, constitués de chair et de métal. La notion de membres artificiels, c'est-à-dire de prothèses intelligentes, plus résistantes et plus sensibles que des membres naturels, a été introduite avec le cyberpunk. De manière générale, nombre de personnages de romans cyberpunk possèdent un corps dont les facultés ont été augmentées artificiellement, que ce soit par des nanomachines ou des drogues. On peut supposer qu'une telle fascination pour les machines vient de la découverte par le grand public, à la fin des années 1970, de la puissance de calcul des ordinateurs émergents et des possibilités que l'informatique promet alors. L'être humain a la possibilité de déléguer son autorité et son pouvoir de décision à une instance supérieure, une sorte de dieu hyper-rationnel suivant une logique implacable, tout comme la logique décrite par Isaac Asimov dans ses trois lois de la robotique (bien qu'Asimov ne soit pas considéré comme un écrivain cyberpunk).
L'influence de cette fusion homme/machine est visible notamment dans les travaux de l'artiste suisse Hans Ruedi Giger, concepteur entre autre de la figure de l’Alien dans les films du même nom.

3)Corporations

Multinationales devenues plus puissantes que des États, elles ont leurs propres lois, possèdent des territoires, et contrôlent la vie de leurs employés de la naissance à la mort. Leurs dirigeants sont le plus souvent dénués de tout sens moral. La compétition pour s'élever dans la hiérarchie est un jeu mortel.
Les personnages des romans cyberpunk sont insignifiants comparativement au pouvoir quasi-divin que possèdent les méga-corporations : ils sont face à elles les grains de sable dans l'engrenage. Cette lutte de David contre Goliath est celle du hacker contre la multinationale et constitue un thème récurrent des romans cyberpunks (comme Gravé sur chrome, William Gibson, 1986).

4)Théorie du complot

Les héros du genre cyberpunk se découvrent souvent pions manipulés dans un imbroglio de sociétés secrètes, services gouvernementaux, syndicats du crime, tout cela plus ou moins dirigé par les cadres supérieurs des corporations citées précédemment. En raison de cette approche dénonciatrice du mouvement cyberpunk à l'encontre de l'industrie et des gouvernements, la littérature cyberpunk est fréquemment associée aux courants politiques révolutionnaires (anarchisme, marxisme, ultra-gauche, libertarianisme...) bien qu'une large part de cette littérature penche vers un nihilisme apolitique.

La fin du Cyberpunk?

Dès le milieu des années 1980, les auteurs comme Gibson et Sterling annonçaient que le « mouvement cyberpunk » était déjà moribond, récupéré par Hollywood, digéré et recraché sous une forme dépourvue de son élément « punk ». À cet égard, un article de Lewis Shiner, publié dans le New York Times et intitulé Confessions of an ex-Cyberpunk, fera date, et entraînera une longue réponse de la part de Bruce Sterling : Cyberpunk in the Nineties, dans laquelle il déplore, tout en s'en amusant, que cette étiquette lui colle encore à la peau, mais revendique toujours haut et fort les valeurs véhiculées par le mouvement.
C'est Neal Stephenson, dans son roman Le Samouraï virtuel (Snow Crash) paru en 1992, qui enterre définitivement le cyberpunk dans les toutes premières pages. Cependant, cette opinion est contestée par les gens mettant en avant les œuvres de nouveaux auteurs comme Richard Morgan.
On peut éventuellement expliquer la diminution du nombre d'œuvres cyberpunk par le fait que certains thèmes abordés, qui étaient auparavant futuristes et précurseurs, sont de plus en plus vrais dans nos sociétés modernes. On pense notamment aux thèmes, qui furent novateurs mais ne le sont plus, de l'émergence d'un réseau mondial de communication (internet), du terrorisme de masse, du pouvoir de l'État qui s'amoindrit au profit des grandes entreprises, des prothèses et implants, etc. Ainsi, en 2007 Charles Stross publie le roman Halting State dont l'histoire se situe dans un futur moyennement proche (2016) mais dont les problématiques contemporaines reflètent l'actualité de 2005-2006. Il faut peut-être alors plus parler de réorientation d'une partie du cyberpunk que d'une fin.
On mentionnera aussi qu'encore aujourd`hui de nouvelles créations cyberpunk plus ou moins artistiques, subjectivement parlant. On notera notamment la nouvelle série Charlie Jade, de 2005, traitant des univers parallèles et de dystopie, et aussi les MMORPG Neocron et Anarchy Online. De plus, de nombreuses séries d'animation, notamment japonaises, le plus souvent issues de bandes dessinées dites mangas, traitent directement de ce sujet, le replaçant ainsi d'actualité en projetant des idées relativement nouvelles sur ce thème tel que Gunnm, Akira, Appleseed, Ghost in the Shell ou encore BLAME!.

Auteurs et Histoires:


  • Philip K. Dick
  • George Orwell, notamment le roman 1984 (Nineteen Eighty-Four, 1948)
  • Bruce Sterling
  • Greg Egan
  • Neal Stephenson : Le Samouraï virtuel (Snow Crash, 1992)
  • Alastair Reynolds : série en 4 volumes L'Espace de la révélation (Revelation Space, 2000), La Cité du gouffre (Chasm City, 2001), L'Arche de la rédemption (Redemption Ark, 2002), Le Gouffre de l'absolution (Absolution Gap, 2003)


Dernière édition par Olorin le Ven 26 Déc 2008 - 1:13, édité 1 fois

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Post-Apocalyptique

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 14:19

Le post-apocalyptique (parfois abrégé en « post-apo » ou « post-nuke ») est un sous-genre de la science-fiction qui dépeint la vie après une catastrophe ayant rasé la civilisation : guerre nucléaire, collision avec une météorite, épidémie, crise économique et énergétique…
Parfois utilisé simplement pour ses aspects ultra-violents, le post-apocalyptique repose sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos en émergence.
Il met en scène une confrontation de la réalité sociale (négociable, relative, corrompue, de servitude et dépassant l'échelle d'un seul homme) à la dure réalité physique (immédiate, intraitable, libre, individuelle).
C'est à la fois la fin du monde et un nouveau départ. Une contradiction pleine de richesse qui permet de construire un discours radical sur le monde réel.
Le post-apocalyptique se distingue des fictions de catastrophe (film catastrophe), qui mettent en scène le cataclysme lui-même.

les cataclysmes envisagés par ces joyeux lurons sont multiples, voyons en quelques-un ensemble (les plus récurrents)...

1)L'apocalypse nucléaire

Le grand classique de l'univers post-apocalyptique. L'Homme s'est détruit lui même en abusant des armes destructrices qu'il a mises au point. Souvent, c'est le feu nucléaire qui a détruit l'humanité, fruit de toutes les peurs pendant les années de guerre froide où les deux grandes puissances sont passées très près d'un conflit nucléaire mondial (exemple : Holocaust 2000 ou Malevil.). Les survivants de ce genre d'apocalypse trouvent souvent refuge dans des abris anti-atomiques, comme par exemple dans le jeu Fallout.
Voir par exemple The Day After (Nicholas Meyer, 1983), Mad Max 3, Terminator 3, Jericho, Fallout.

2)L'apocalypse "naturel"

Éruption de volcan (Dragon Head) ou montée soudaine des eaux (Waterworld), les éléments sont bien souvent à l'origine de l'apocalypse.
Impossible de ne pas faire le rapprochement avec les catastrophes naturelles qui bouleversent notre époque et qui font toujours de nombreuses victimes.
Certaines œuvres envisagent une catastrophe climatique, provoquée (The Fall: Last Days of Gaia, Le Transperceneige) , par l'homme dans Le Jour d'après ou accidentelle (La Compagnie des glaces).
Certaines catastrophes naturelles possibles peu connues (passage du système solaire dans un nuage de poussières qui atténuerait la lumière solaire nous parvenant, éruption solaire un peu plus forte que les autres qui « grillerait » l'intégralité des appareils électroniques de la planète) peuvent donner lieux à des effets comparables à ceux de l'apocalypse nucléaire classique (respectivement hiver non-nucléaire et IEM ici).

3)L'apocalypse virale

Une des fins possibles de l'humanité serait l'apparition d'une pandémie qui décimerait l'espèce humaine en très peu de temps.
Dans La Mort blanche de Frank Herbert, un biologiste sauve in extremis l'humanité d'une maladie. Dans le film 28 Jours plus tard les hommes sont infectés par une maladie inconnue et se transforment en zombies. Le Fléau (roman) de Stephen King, propose une autre vision de ce thème, avec une lutte entre le bien et le mal.
Dans l'Armée des douze singes, la population mondiale est tout simplement rayée de la surface de la planète et les quelques survivants obligés de se terrer sous terre. On peut aussi noter l'oeuvre de Richard Matheson publiée en 1954, Je suis une légende, où une bactérie infecte l'humanité toute entière et la transforme en créatures proches des vampires et qui est l'un des premiers romans du genre.
En 2007, le réalisateur et scénariste Neil Marshall reprend ce thème dans le film Doomsday, dans lequel un terrible virus ravage l'Écosse.

4)L'apocalypse extra-terrestre ou par des puissaces occultes

Arrivée d'extra-terrestres sur la terre qui déciment la population du monde entier, comme dans La Guerre des mondes. Le thème est pastiché dans Mars Attacks!.
Dans un certain nombre d'œuvres, les extra-terrestres, ou des monstres fantastiques, se mêlent à l'humanité et remplacent au fur et à mesure les humains (L'Invasion des profanateurs, Noires sont les galaxies).
La fin de l'humanité peut aussi être provoquée par des puissances occultes. Dans l'œuvre de Lovecraft, l'humanité est appelée à être exterminée par les « grand anciens », des dieux maléfiques ayant régné sur Terre avant l'humanité et qui réapparaîtront lorsque la conjonction des astres sera favorable. On peut aussi citer L'Antre de la folie.
Le thème est aussi développé dans le série Battlestar Galactica où les cylons, des robots crées par les hommes qui se sont révoltés et qui ont formé leur propre civilisation, attaquent par surprise et éradiquent la quasi totalité de l'humanité

5)L'apocalypse industrielle ou militaire

Certaines œuvres considèrent une catastrophe d'origine humaine autre que nucléaire. Cela peut être un désastre écologique massif, une catastrophe industrielle de grande ampleur (sortie de la Lune de son orbite terrestre suite à l'explosion d'un site de stockage nucléaire dans Cosmos 1999), ou une guerre classique mais massive.
Le jeu vidéo Earth 2150 a pris comme trame de fond le sortie de la terre de son orbite et son écrasement sur le soleil suite a la guerre qui eu lieu dans Earth 2140.

6)L'apocalypse sociale

La chute de la société peut simplement être due à l'effondrement des liens sociaux : ruine économique massive (exemple : Mad Max, Dark Angel ou The Postman), ou affrontements interethniques ou religieux (Jeremiah ou Simon du Fleuve).

7)L'apocalypse psychique

Dans ce dernier avatar apocalyptique, c'est l'esprit humain qui est frappé, comme dans Barrière mentale de Poul Anderson où une extraordinaire augmentation de l'intelligence humaine (et animale) sème le chaos (il suffit de voir les émissions proposés à la télé pour comprendre que ce n'est pas près d'arriver Razz ); dans l'Histoire d'un Futur de Roland C. Wagner, le « psycataclysme » est suscité par une collision entre la psychosphère et la réalité consensuelle.

CoolL'apocalypse zombie

L'invasion de zombies est également l'une des causes souvent mis en avant de la fin du monde. Provoquée par un virus (28 Jours plus tard), des fuites radioactives (Fido) ou tout autre raison, l'apocalypse zombie a su créer un style propre souvent exploité voir sur-exploité. Les survivants se retrouvent souvent obligés de se barricader afin de survivre face aux meutes de zombies assoiffés de chair. Le style zombie a souvent été utilisé pour critiquer de manière détourné l'ultra-consumérisme.

Auteurs et oeuvres:

1) 10 sur l'échelle de Richter (1996), Arthur C. Clarke et Mike MacQuay

2) A chacun ses dieux (1973), Clifford D. Simak

3) A comme alone (2005), Thomas Geha
4) Barrière mentale (1954), Poul Anderson (autre oeuvre de l'auteur sur le lien)
5) The Big O: Paradigm Noise (2003), de Hiroki Taniguchi
6) Cellulaire (Stephen King) ("Cell",2006), Stephen King (autres oeuvres de l'auteur Ici)
7) Demain les loups (1966), Fritz Leiber
Cool Le Dernier Homme (1805), Jean-Baptiste Cousin de Grainville
9) Le Dernier Homme (The Last Man, 1826),Mary Shelley (autre oeuvre de l'auteur Ici)
10) Deus Irae (1976), Philip K. Dick et Roger Zelazny (autres oeuvres de l'auteur Ici)
11) La Guerre des Mondes (1898), Herbert George Wells
12) La Guerre des Mouches (1938), Jacques Spitz
13) Le cycle de Hawkmoon (1967-1975), Michael Moorcock
14) Le Jour Des Fous (1966), Edmund Cooper
15) La Planète des singes (1963), Pierre Boulle
16) Je suis une légende (1954), Richard Matheson


Dernière édition par Olorin le Ven 26 Déc 2008 - 1:34, édité 4 fois

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Steampunk

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 14:35

Le steampunk est un sous-genre de la science-fiction, dont l'intitulé a été forgé par allusion au cyberpunk.
Le steampunk (littéralement punk à vapeur, mais souvent traduit futur à vapeur) représente tout simplement de la science-fiction écrite de nos jours mais qui se déroule au XIXe siècle (ou ses environs temporels). Ce qui exclut évidemment un Jules Verne ou un H.G. Wells, mais évoque bien leurs univers, qui ont d'ailleurs introduit ce style au cinéma. La magnanimité contemporaine accepte les histoires se passant au début du XIXe ou du XXe siècle, bien qu'au départ l'ère victorienne soit l'époque adéquate. Par extension, sont assimilées également celles qui se déroulent dans le futur, quand leur décor rappelle l'esthétique de la fin du XIXe siècle, ou que la société qu'elles décrivent ressemble à celle de cette période – Les Chemins de l'espace (1993) de Colin Greenland, par exemple.
Si le genre principal est donc la SF, les textes relèvent, très souvent, aussi bien du fantastique et de l'aventure que du polar. Pourtant, pour les récits purement fantastiques se déroulant à la dite période, a été conçu le terme Gaslamp Fantasy (voir encyclopédie de la Fantasy de John Clute et John Grant), illustré notamment par Anne Rice. Le Steampunk peut rejoindre très fréquemment d'autres sous-genres comme le voyage temporel, l'uchronie (histoire alternative) et les mondes parallèles.
Une des principales différences avec la SF écrite véritablement au XIXe siècle, réside dans l'emploi de thèmes actuels : il ne faut pas s'étonner d'y constater la présence d'ordinateurs et de génétique. En outre, l'humour est souvent omniprésent, bien des auteurs considérant le Steampunk comme un jeu littéraire et le parsement de clins d'oeil. Signalons toutefois que ce genre ne se limite pas à la littérature : il a étendu ses ramifications au cinéma (C'était demain, Wild Wild West, les dessins animés Atlantis et Steamboy) et surtout à la bande dessinée, de Metropolis des époux Lofficier et Ted McKeever à la Ligue des gentlemen extraordinaires d'Alan Moore, en passant par le Tarzan revisité par Stan et Vince, ou par tous les détectives et aventuriers sacrifiant à la mode rétro (Adèle Blanc-Sec de Tardi, toute l'œuvre de Winninger, Professeur Motus de Counhaye, Alcesteir Crowley de Cossu, etc.)

Postulats et caractéristiques:

En un raccourci caricatural, on pourrait dire le steampunk part du postulat que dans un univers où les machines à vapeur auraient progressé au delà de ce que nous connaissons, les hommes n'auraient pas éprouvé le besoin d'inventer les moteurs à combustion interne. L'esthétique de cette civilisation uchronique est donc très différente de la nôtre, puisque l'absence de pétrole entraîne celle des matières plastiques ainsi qu'un retard dans le développement de l'électricité et de l'informatique ou leur inexistence pure et simple. Le tout se déroule dans une ambiance architecturale et sociale de fin du XIXe siècle. L'industrie du charbon étant très développée, en parallèle avec celle de la métallurgie, le fer puddlé y tient lieu de matière première principale. De même, l'esthétique est souvent associée aux boiseries sombres et au laiton. Les engrenages complexes ou simplement décoratifs sont, eux aussi, souvent employés.
Tandis que l'ère de l'électronique tend inexorablement à la miniaturisation, l'élément esthétique fondamental du steampunk est son gigantisme. Cette technologie, délibérément bloquée au stade de la machine à vapeur, produit des constructions démesurées, complexes extravagants de tuyauteries actionnées par des leviers et des claviers aussi nombreux que compliqués. Les véhicules à vapeur semblent souvent lourds et difficilement maniables, nécessitant une très forte dépense d'énergie pour un rendement mécanique faible. Le héros classique dans ce genre d'univers est le mécanicien de génie.

Auteurs et histoires:


  • La Machine à différences (1990) de William Gibson et Bruce Sterling
  • Les Vaisseaux du temps (1995) de Stephen Baxter
  • Powers Les Voies d'Anubis (1983) et Le Poids de son regard (1989),
  • Confessions d'un automate mangeur d'opium (1999) de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit
  • Oswald Bastaple (1971-81) de Michael Moorcock
  • la trilogie des Loups-garous de Londres (1990-94) de Brian Stableford

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Planet Opéra

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 15:14

À la différence du space opera, genre de science-fiction qui relate des aventures se déroulant dans l'espace, le planet opera (littéralement, « opéra planétaire ») a pour décor une planète étrangère aux caractéristiques déroutantes et mystérieuses que les principaux personnages ont pour mission d'explorer et de découvrir sous tous ses aspects (faune, flore, ressources).
Certains Planet Opera prennent place dans la perspective d'une culture futuriste où le déplacement entre les planètes par voyage spatial est commun ; d'autres, particulièrement les derniers exemples en date, décrivent les projections astrales et autre méthodes pour voyager de planète à planète. Dans tous les cas c'est l'aventure se déroulant sur la planète qui est au centre de l'intrigue et non le mode de déplacement.
Le Planet Opera permet de s'intéresser de plus près aux aspects sociologiques, économiques, voire anthropologiques, à une échelle plus humaine que d'autres types de science-fiction.
La tendance à suivre l'évolution de la planète sur plusieurs centaines voir milliers d'années permet également une certaine mise en scène des civilisations et de leur évolution.

Auteurs et Oeuvres:


  • le Cycle de Dune de Frank Herbert
  • L'Anneau-Monde de Larry Niven
  • Le Monde de la mort de Harry Harrison
  • Le Cycle de Pern, d'Anne McCaffrey
  • La série La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley
  • Le Cycle de Tschaï et Les Aventuriers de la planète géante de Jack Vance
  • Le Cycle de Mars d'Edgar Rice Burroughs

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Space Opéra

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 15:22

Le terme « space opera » fut tout d'abord une expression péjorative, utilisée pour la première fois par l'écrivain Wilson Tucker dans son fanzine Le Zombie en 1941. Il entendait ainsi désigner, par analogie avec les expressions horse opera (Western opera) et « soap opera » (littéralement : opéra de savon), ce qu'il qualifiait de « the hacky, grinding, stinking, outworn space-ship yarn », autrement dit des clichés du récit d'aventure ou du western transposés dans l'espace, tels qu'on peut les trouver par exemple dans la série des John Carter de Mars de l'écrivain américain Edgar Rice Burroughs. Cette définition fut entérinée par l'une des premières encyclopédie de SF, Fancyclopedia, en 1944 ainsi que dans sa réédition de 1959. En son sens péjoratif, elle est encore parfois usitée de nos jours.
Une certaine nostalgie pour le space opera des origines amène à une réévaluation du terme. Il est ensuite utilisé pour désigner un récit d'aventures dans l'espace, avec des personnages complexes et bien campés, une dramaturgie et une action spécifiques. Les chefs de file de ce nouveau space opera sont E. E. Smith (avec ses séries Skylark et Lensman), Edmond Hamilton, Jack Williamson et plus tard Leigh Brackett.
Les premiers écrivains de space opera n'avaient aucun modèle vivant dans l'espace sur lequel se baser. Leurs premières histoires doivent énormément aux récits d'aventure et aux pulps des années 1920 à 1940, notamment les westerns et les récits exotiques situés en Afrique ou en Orient. Il y a de nombreux points communs entre les récits maritimes et les voyages spatiaux, les explorateurs de l'Afrique et les explorateurs interstellaires, les pirates des mers et les pirates de l'espace.

Caractéristiques:

Les récits de space opera ont pour caractéristique commune de se dérouler à une échelle interplanétaire (allant jusqu'à l'échelle de l'univers), ce qui a pour effet de magnifier les enjeux des thématiques abordées par le récit de science-fiction : l'avenir de l'espèce humaine, les rencontres avec des espèces extraterrestres, les enjeux politiques (conflits entre des entités à l'échelle galactique), l'écologie (Dune)... Les autres effets du space opera sont que les personnages peuvent paraître par comparaison encore plus infimes, que de nouvelles explorations sont possibles que ce soit en territoires explorables ou en découvertes de sociétés jusqu'à présent en autarcie.
Un space opera se déroule habituellement dans l'espace ou sur une (ou plusieurs) planète(s) distante(s). Le réalisme d'un récit des space operas varie considérablement d'une œuvre à l'autre ; souvent, pour les besoins de la narration, les lois de la physique sont suspendues : des sons se propagent dans le vide spatial tels que les bruits d'explosions ou de réacteurs de vaisseaux dans La Guerre des étoiles par exemple, où l'on constate par ailleurs d'autres improbabilités, quasi majorité des planètes habitables par l'homme, méconnaissance des décalages temporels énormes dus à la relativité qui empêcheraient toute concomitance entre des systèmes planétaires aussi éloignés...
A contrario, certains auteurs de space opera s'efforcent de rendre leurs récits plus crédibles en y intégrant des éléments scientifiquement avérés, ou bien en anticipant l'usage de technologies qui font l'objet de débats ou de spéculations dans les milieux scientifiques : sphères de Dyson, téléportation, vaisseaux ralliant deux points de l'espace plus vite que la lumière (sans pour autant dépasser cette vitesse, ce qui pourrait par exemple être rendu possible par l'exploitation, aujourd'hui toute théorique, du phénomène des trous de ver ou bien encore dans le cadre la théorie de l'espace et du temps du physicien allemand Burkhard Heim qui prédit la possibilité de convertir l'énergie électromagnétique en énergie gravitationnelle). Parfois même on rencontre dans un space opera des technologies émergentes dont on peut raisonnablement estimer qu'elles sont appelées à se développer et se banaliser (exemple : les nanotechnologies dont de multiples applications sont couramment utilisées par les personnages du roman L'Aube de la nuit).

Auteurs et oeuvres:


  • le cycle de L'odyssée de l'espace d'Arthur C. Clarke (2001 : l'odyssée de l'espace, 2010, Odyssée deux, 2061, Odyssée trois, 3001, L'Odyssée finale)
  • le cycle de Fondation d'Isaac Asimov
  • La Légion de l'espace de Jack Williamson
  • Les Loups des étoiles d'Edmond Hamilton
  • la série des Honor Harrington de David Weber
  • le cycle de L'Aube de la nuit de Peter F. Hamilton
  • le cycle d'Hypérion de Dan Simmons
  • La Geste des Princes-Démons de Jack Vance
  • le cycle de Dune de Frank Herbert
  • Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams
  • Cycle d'Ender de Orson Scott Card (autre oeuvre de l'auteur Ici)
  • Space Opera de Jack Vance
  • Trilogie des guerriers du silence de Pierre Bordage


Dernière édition par Olorin le Ven 26 Déc 2008 - 1:27, édité 1 fois

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty La "Hard Science-Fiction"

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 15:30

La hard science-fiction (dite aussi hard science, hard SF, SF dure) est un genre de science-fiction dans lequel les technologies décrites, les formes sociétales présentes dans l'histoire et les découvertes ou évolutions ne sont pas en contradiction avec l'état des connaissances scientifiques au moment où l'auteur écrit l'œuvre.
L'adjectif hard (dur en anglais) fait références au terme "sciences dures" (qui s'opposeraient aux sciences humaines et sociales, qui seraient plus molles). En effet, le souci de plausibilité scientifique a d'abord reposé sur la spéculation scientifique et technologique dans les domaines tels que la physique, les mathématiques ou la chimie, en réaction à une forme de science-fiction plus populaire où la rigueur scientifique était souvent négligée (l'exemple le plus courant de telles aberrations technologico-scientifiques étant le fameux sabre laser). Par la suite, certains auteurs se sont inspirés de la biologie et de l'exobiologie (e.g., l'Echelle de Darwin de Greg Bear)
La hard SF est caractérisée par son exigence forte de cohérence interne ainsi que, souvent, par un intérêt pour les détails scientifiques et techniques. L'intérêt des romans de hard SF réside souvent dans l'utilisation surprenante des techniques présentées.

Auteurs et oeuvres:


  • Kim Stanley Robinson et sa Trilogie de Mars,
  • Parade nuptiale de Donald Kingsbury

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty La fiction spéculative

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 15:32

La fiction spéculative s'occupe davantage de thèmes philosophiques, psychologiques, politiques ou sociétaux. L'aspect technique, les évolutions technologiques ne sont pas au centre de l'histoire et constituent plutôt un cadre pour l'action.
Frank Herbert offre un exemple de la soft SF avec sa série Dune où son univers est technologiquement avancé mais où la société connaît encore une structure féodale. Le rôle de la classe dominante, les questions de responsabilité et d'éthique sont une des facettes importantes de la série.
Dans son cycle des robots, Isaac Asimov se sert de la haine d'une partie de l'humanité envers les robots pour traiter du racisme ; en introduisant par ailleurs les trois « lois de la robotique », il pose le débat du progrès scientifique et de l'éthique. John Brunner dans Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar, 1968), Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes (Brave New World, 1931), George Orwell dans 1984 (publié en 1949), Andrew Niccol dans son film Bienvenue à Gattaca (Gattaca, 1997), nombreux sont les auteurs et réalisateurs à poser des questions d'éthique et de société.
La fiction spéculative explore donc en particulier les réactions des sociétés et des individus aux problèmes posés par un phénomène naturel ou des développements technologiques mais la technologie n'y est pas une fin en soi, elle est seulement un moyen pour accéder à une fin possible.

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty Le Voyage dans le temps

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 15:41

Le voyage dans le temps est un des grands thèmes de la science-fiction, au point d’être considéré comme un genre à part entière. L’idée d’aller revivre le passé ou de découvrir à l’avance le futur est un rêve humain causé par le fait que l’être humain avance dans le temps de manière permanente, mais irréversible (et, à l’état de veille, apparemment de façon linéaire).
La première mention d’un voyage dans le temps serait le personnage de Merlin l’Enchanteur dans le cycle arthurien des Chevaliers de la Table ronde, qui visitait les temps passés. Les Celtes croyaient en la possibilité de voyager dans le temps et dans un monde parallèle, à partir des tombes, des tertres ou de certains lieux. Mais la problématique du voyage dans le temps est assez liée à celle de l’oracle qui existait déjà chez les Grecs et pouvait entraîner les mêmes paradoxes.
Les physiciens et les philosophes, tout autant que les auteurs de science-fiction, s’intéressent au voyage dans le temps, aux effets théoriques des voyages à la vitesse de la lumière et aux paradoxes logiques qui naîtraient d’un voyage dans le temps.
Le voyage dans le temps peut être un genre à part entière, ou l'un des thèmes d'une œuvre. Ce genre affronte les problèmes liés aux paradoxes temporels, comme le paradoxe du grand-père, mais peut amener à des réflexions sur certains événements historiques lorsque, par exemple, un personnage crée l'histoire qu'il voulait en fait observer, comme dans Voici l'homme de Michael Moorcock. Le classique du genre est La Machine à explorer le temps de H. G. Wells.

Origines du concept

La notion de voyage dans le temps est indissolublement liée à une conception moderne du temps.
Dès les origines, c'est un procédé littéraire destiné à exposer les thèses d'un auteur sur sa vision de l'avenir. À ce point de vue, le procédé du voyage dans le temps est une variante, un aspect particulier du roman d'anticipation. Ainsi le thème du voyage dans le temps se confond, dès Herbert George Wells (La Machine à explorer le temps) avec une description de l'avenir à fort contenu politique, assez proche de celle de Jules Verne (Paris en 1960), qui n'y recourt cependant pas : dès les premiers "romans scientifiques" dont le XIXè siècle sera si prolixe, anticipation et voyage dans le temps sont les deux aspects d'un même projet : décrire l'avenir, radieux ou inquiétant. Mais faire voyager le protagoniste dans le temps est un moyen commode de faire entendre en direct le point de vue contemporain, le "voyageur du temps" partageant naturellement les préjugés, les modes de pensée et les étonnements du lecteur. Ce décalage ne pouvait que tenter les romanciers par les possibilités narratives très intéressantes qu'il offrait.
Ainsi "l'explorateur du temps" de Wells, victorien et manifestement socialiste, décrit avec le recul de son temps la terrifiante société dégénérée de l'an 802701, avec maintes allusions, précisément, aux inventions apparaissant à l'époque de Wells : usines souterraines, mécanisation accélérée des villes, gratte-ciels, tours en fer, etc. Le Voyageur imprudent de René Barjavel reprend la même idée : avenir très lointain ("l'an 100 000") et dégénerescence biologique de l'Humanité, stupéfaction du voyageur temporel qui est, comme chez Wells, un scientifique apte à comprendre l'incompréhensible (le futur) et de le communiquer au lecteur.
L'idée de voyage dans le temps n'apparaît qu'avec l'idée de progrès, exactement avec la science-fiction et l'anticipation. S'il va de soi pour nous que le futur est censé apporter des changements, que l'avenir existe d'un point de vue philosophique, il n'en a pas toujours été ainsi. L'idée de voyager dans le temps n'aurait pas traversé l'esprit d'un grec, par exemple, car pour les anciens le temps était cyclique. De plus les changements étaient lents et peu perceptibles à l'échelle d'une vie humaine. Ce sera la notion de progrès, d'évolution, de changement qui modifiera notre vision du temps, considéré comme divisé en passé, présent, et avenir. Ces notions existaient certes, mais le "futur" n'était pas censé avoir un intérêt en soi: c'était sur un évènement à venir précis que l'on interrogeait la Pythie à Delphes. Les Grecs ne concevaient l'avenir que comme l'accomplissement du destin, connu des dieux seuls. Il n'y avait donc pas de "monde futur" ou de "temps à venir" tels que nous le comprenons. Ce sont des notions indissolublement liées à l'idée d'évolution et de progrès. Idées parfaitement étrangères aux anciens et au Moyen-âge.
L'idée que l'avenir va apporter des choses suffisamment étonnantes pour produire de l'intérêt romanesque n'apparait qu'à la Renaissance. Sans être un véritable roman de science-fiction, "La Nouvelle Atlantide" de Francis Bacon (1561-1626), est incontestablement une sorte de roman d'anticipation sur la cité de l'avenir régie par la sagesse et la science. Certes les voyageurs ne traversent pas le temps, mais les océans. Néanmoins c'est bien une cité "future" que Bacon nous décrit, et plus tout à fait une cité "idéale" comme Platon. Bacon décrit une société parfaite réalisable par la science, donc réalisable dans l'avenir.
Ce n'est que dans la deuxième moitié du XXème siècle que, le procédé narratif du voyage dans le temps étant usé, les auteurs vont s'intéresser aux paradoxes générés par cette hypothèse. En effet, voyager dans le temps, et notamment dans le passé, cela permet de court-circuiter le destin. Celui qui voyage dans le temps plus vite que le commun des mortels connaît l'avenir et peut y parer.
De ce point de vue, ce sont essentiellement aux liens de cause à effet que la SF va s'intéresser dans cette période, avec d'innombrables possibilités. (voir plus bas: "Conséquences des modifications du passé").


Le voyage vers le futur

Le voyage vers le futur est rarement utilisé seul en science-fiction. Il ne permet pas de construire des scénarios surprenants et des paradoxes comme le voyage vers le passé. De plus, pour envoyer un personnage vers le futur sans retour, la cryogénie fait aussi bien l'affaire.
Les auteurs ont tout de même trouvé quelques utilisations au voyage vers le futur pour lui-même. Dans la saga Ennemi d'État de Wolverine, Mr Fantastique envoie ses enfants vingt minutes dans le futur pour les protéger d'une bataille. Et pour se débarrasser de Doomsday, qui revient toujours une fois tué, les héros l'envoyèrent à la Fin des Temps, quand il n'y a plus aucune créature vivante que Doomsday pourrait menacer (un autre méchant a toutefois ramené Doomsday à l'époque du récit, un personnage si important ne pouvant disparaître).

Oeuvres et Auteurs:


  • Herbert George Wells (La Machine à explorer le temps)
  • Polu Anderson, (La patrouille du Temps)


Dernière édition par Olorin le Ven 26 Déc 2008 - 1:32, édité 1 fois

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La Science-Fiction: présentation du genre Empty L'Uchronie

Message par Invité le Jeu 25 Déc 2008 - 16:11

Déjà abordé en Fantasy, je vous remet la description, un (tout petit peu) plus complète.

L'uchronie est une évocation imaginaire dans le temps. En littérature, c'est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. On utilise également l’expression « histoire alternative », directement traduite de l’expression anglophone alternate history. Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.
L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. À partir d’un événement modifié, l’auteur crée un effet domino (terme anglo-saxon couramment utilisé : effet papillon) qui influe sur le cours de l’Histoire.
Cette volonté de changer le cours de l’histoire pour imaginer ce qu’elle aurait pu être rappelle la phrase de Blaise Pascal : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Pensées, 90).
Régis Messac, dans sa revue des Primaires donne, en 1936, de l’uchronie cette définition : Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, découverte par le philosophe Renouvier, et où sont relégués, comme des vieilles lunes, les événements qui auraient pu arriver, mais ne sont pas arrivés.

Définition:

Le mot « uchronie » est absent de la plupart des dictionnaires. Il est présent dans le Petit Larousse illustré de 1913 mais il a totalement disparu des petits Larousse et petits Robert suivants et est réapparu dans le petit Larousse de 2005 et suivants.
Le dictionnaire Larousse du XIXe siècle donne la définition suivante :
UCHRONIE (n.f.) : utopie appliquée à l’histoire ; histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être.
Le Trésor de la langue française informatisé donne une définition plus large :
Époque fictive ; évocation imaginaire dans le temps.
Une définition assez globale, pourrait être celle-ci :
« Récit se déroulant dans un monde en tout point similaire au nôtre jusqu’à un certain événement, qui, lui, diffère de ce qui s’est produit tel que nous le connaissons. C’est ce qu’on appellera par la suite, événement divergent. Ce roman devra, par ailleurs, s’intéresser de manière substantielle à cette nouvelle Histoire. »
Cette définition écarte, sans totalement les exclure, les récits de voyages dans le temps et de mondes parallèles, malgré des liens étroits avec l’uchronie.
Les anglophones n'utilisent que très rarement uchrony ou uchronia ; les équivalents les plus courants en langue anglaise sont alternate history (histoire alternative) ou alternate world (monde alternatif).

Le Point de divergence

Le moment où l’histoire réelle et l’histoire uchronique divergent est appelé « Point de divergence ».
Par exemple, dans Le Maître du Haut Château de Dick, c’est l’assassinat de Franklin Roosevelt à Miami en 1933 qui fait basculer l’intrigue dans la fiction. Les États-Unis ne parviennent pas à sortir de la grande dépression et restent figés dans leur neutralité face à Hitler. Le Royaume-Uni est conquis.
La théorie du multivers postule que des points de divergence surviennent à chaque instant, créant sans cesse des univers parallèles.
L'évènement divergent ou encore point de divergence est, dans le genre littéraire de l'uchronie, le moment où l’histoire réelle et l’histoire uchronique divergent.
Cette modification du cours de l'histoire peut être :

  • la mort précoce ou retardée d'un personnage historique, provoquant un retard dans les sciences, le changement du cours d'une guerre ;
  • l'apparition d'un personnage n'ayant pas existé, qui prend la place d'un autre connu ;
  • une catastrophe inconnue ou différente dans notre histoire ;
  • une décision différente d'un personnage historique.

Une analyse d'œuvres variées permet de définir des critères du « bon » évènement divergent en uchronie, de réaliser un florilège de thèmes récurrents, de voir les différentes voies possibles pour introduire cet évènement et enfin de s'intéresser à sa relation avec le temps du récit.

Auteurs et Oeuvres:


  • Poul Anderson, Opération chaos (1971) : si les mathématiques non euclidiennes avaient été développées à la place de celles qui fondent notre univers et notre raisonnement, la sorcellerie serait la règle et la lutte contre les forces des Ténèbres se déroulerait au grand jour.
  • Poul Anderson, La Patrouille du temps (Time Patrol, 1960), cycle de nouvelles : un corps de police temporelle, créé par des surhommes du futur soucieux de ne pas être effacés de l'histoire "normale", est chargé de patrouiller dans le passé (jusqu’à la préhistoire) pour enquêter sur les perturbations engendrées par des voyageurs temporels et empêcher les modifications de la trame historique. Seule la nouvelle 'L'Autre Univers' ("Delenda est") relève explicitement de l'uchronie ; elle décrit un univers où Hannibal a remporté la II° Guerre Punique, et où Carthage efface Rome : des temples de Baal se dressent dans l'Amérique de ce XXe siècle alternatif...
  • Stephen Baxter, Les Vaisseaux du temps, roman : dans cette suite au roman La Machine à explorer le temps de H.G. Wells, les nazis remontent dans le passé pour modifier le cours de l’histoire ; parallèlement, les descendants des Morlocks tentent de repousser les limites les plus extrêmes de l’exploration temporelle.
  • Ray Bradbury, Un coup de tonnerre, nouvelle : au cours d’une partie de chasse préhistorique réalisée grâce à une machine à voyager dans le temps, un papillon est écrasé par erreur. Lors de leur retour, les personnages découvrent un monde qui n’est pas modifié dans ses structures profondes, mais dans des détails d’importance.
  • Philip K. Dick, Le Maître du Haut Château (The Man in the High-Castle, 1962, roman, Prix Hugo 1963 : et si les forces de l'Axe étaient sorties victorieuses de la Seconde Guerre Mondiale ? En 1933, Flanklin D. Roosevelt meurt assassiné à Miami ; les États-Unis ne se relèvent pas de la Grande Dépression et n'entrent pas en guerre assez tôt. Dans les années 1960, les nazis dominent l'Occident (où la quête "d'espace vital" leur a fait entreprendre l'assèchement de la Méditerranée), l'Afrique (où ils mettent en œuvre la "solution finale" du "problème noir") et occupent la côte Est des États-Unis. Les Japonais sont maîtres de l'Orient et du Pacifique; ils occupent la côte Ouest. Dans la Californie de ce monde où les "antiquités américaines" d'avant-guerre sont l'objet d'un trafic de collectionneurs, et où la III° Guerre Mondiale entre Japon et Allemagne approche inéluctablement, les divers personnages du roman découvrent, chacun à leur manière, le caractère fictif, factice ou illusoire de leur existence (ou de la notre ?). Probablement LE chef d'œuvre de l'Uchronie (sic Wink )!
  • Ward Moore, Autant en emporte le temps (Bring the Jubilee), roman (1953) : la Guerre de Sécession a été remportée par les Sudistes grâce à la victoire du Général Lee à Gettysburg (1863). Au XXe siècle, le Sud Confédéré, indépendant, où la suprématie raciale des "citoyens" blancs sur les "sujets" noirs reste la pierre angulaire de la société, domine face à ce qui reste des États-Unis, un Nord misérable, replié sur lui-même et intolérant, menacé d'une guerre probable avec le Sud agressif. L'Europe de 1950 a vu son histoire modifiée : en France, le II° Empire perdure et Napoléon VI est un "people" à scandales ; malgré une "Guerre Impériale" (1914-1916), l'Europe reste puissante avec l'Empire français, l'Empire espagnol et l'Union germanique, où les Juifs ont été exterminés entre 1905-1913. Le Japon semble la partie la plus libérale et tolérante de cet univers sinistre. En 1952, des physiciens expérimentent le voyage temporel et envoient un homme observer la bataille de Gettysburg...
  • Robert Silverberg, Roma Æterna, roman : les juifs n’ont pas réussi à fuir l’Égypte et l’Empire romain a survécu.
  • Robert Silverberg, La Porte des mondes, roman : la peste noire a tué beaucoup plus d’Européens, les Turcs ont conquis tout le continent, les empires américains et africains se sont développés.
  • Orson Scott Card (autre livre de l'auteur Ici), Les chroniques d’Alvin le faiseur, roman : au début du XIXe siècle, la révolution anglaise maintenue a envoyé tous les sorciers et sorcières du royaume en Amérique et le roi à Charleston ; La Rédemption de Christophe Colomb, roman : le navigateur refait le chemin en sens inverse avec une armée d’Indiens bien équipés.
  • Pierre Bameul, La Saga d’Arne Marsson et Le Choix des Destins, deux romans à suivre : vers l’an 1000 les Vikings ont pris la tête de l’Empire aztèque permettant ainsi aux Aztèques de conquérir l’Europe quelques générations plus tard.
  • Pierre Bordage, Wang : En 2212, L'Occident, riche et puissant, sous l'égide de l'Europe (les États-Unis ont perdu leur importance), se passionne pour les Jeux Uchroniques, remettant en scène de grandes batailles de l'Histoire en utilisant les immigrants comme de la "chair à canons". Ces défis opposent de grands champions stratèges (challengeur contre défendeur) soutenus par les pays. Le défendeur joue souvent le rôle du gagnant de la bataille passée, ce qui lui confère un avantage (car souvent mieux armé). Le français Frédric Alexandre sera dans l'histoire l'un des rares à réussir une véritable uchronie, c'est-à-dire à faire gagner le peuple qui avait perdu dans le passé.

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