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[Voltaire] Zadig

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[Voltaire] Zadig

Message par Findus le Lun 14 Mai 2012, 20:44



Zadig


Auteur : Voltaire
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 190 pages
Prix : 2.90E

4è de couverture :


Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, savant et brave, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l’épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la féroce jalousie du roi Moabdar, le voici bientôt réduit à l’état misérable de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède au plus haut point, comme Zadig, «le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir» ?
On peut discerner dans Zadig la méditation d’un sage sur les jeux imprévisibles de la liberté et de la nécessité. On peut relire entre ses lignes Newton, Leibniz et Spinoza. On peut y découvrir également d’impertinentes allusions à la vie de Cour, une plaisante transposition romancée des mésaventures versaillaises de Voltaire et de ses déboires sentimentaux dans les années 1745-1747. On doit surtout se laisser ravir par le charme de cette pure fantaisie narrative où l’esprit de l’Arioste voisine avec celui des Mille et Une Nuits.
La présente édition comporte également le texte de Memnon, dont l’histoire est étroitement liée à celle de Zadig, et Le monde comme il va.


Mes impressions :

Un des grands classiques de la littérature française, un incontournable, un moment de plaisir et de réflexion. Bref, tout est réuni pour lire un bon Voltaire ! Une fois encore, le cadre du récit dénote par rapport au reste des récits de l'époque, eut-être déjà un prémisse à la fascination de l'Orient de Victor Hugo, ce cadre enchanteur laisse tout d'abord le lecteur rêveur. Dès le début, on sent l'humour satirique de Voltaire, car il s'agit d'un conte satirique. De plus, il s'agit également d'un conte philosophique ; écrit avant Candide, ce conte constitue une étape dans l'évolution de la pensée voltairienne donc si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur cet auteur vous pouvez commencez par ce conte. A titre personnel je vous conseille de vous procurer une édition des Romans et Contes de Voltaire dans lequel figurent tous ces romans et contes donc. Ce conte s'avère une nouvelle fois acide mais amène à al réflexion, tout en nous donnant ce qui constitue l'apanage de la pensée de bas des Lumières.


Extrait :
Chp VII

Spoiler:
Il y avait une grande querelle dans Babylone qui durait depuis quinze cents années, et qui partageait l’empire en deux sectes opiniâtres : l’une prétendait qu’il ne fallait jamais entrer dans le temple de Mithra que du pied gauche ; l’autre avait cette coutume en abomination, et n’entrait jamais que du pied droit. On attendait le jour de la fête solennelle du feu sacré pour savoir quelle secte serait favorisée par Zadig. L’univers avait les yeux sur ses deux pieds, et toute la ville était en agitation et en suspens. Zadig entra dans le temple en sautant à pieds joints, et il prouva ensuite, par un discours éloquent, que le Dieu du ciel et de la terre, qui n’a acception de personne, ne fait pas plus de cas de la jambe gauche que de la jambe droite. L’Envieux et sa femme prétendirent que dans son discours il n’y avait pas assez de figures, qu’il n’avait pas fait assez danser les montagnes et les collines1. Il est sec et sans génie, disaient-ils ; on ne voit chez lui ni la mer s’enfuir2, ni les étoiles tomber3, ni le soleil se fondre comme de la cire4 ; il n’a point le bon style oriental. Zadig se contentait d’avoir le style de la raison. Tout le monde fut pour lui, non pas parce qu’il était dans le bon chemin, non pas parce qu’il était raisonnable, non pas parce qu’il était aimable, mais parce qu’il était premier vizir. Il termina aussi heureusement le grand procès entre les mages blancs et les mages noirs. Les blancs soutenaient que c’était une impiété de se tourner, en priant Dieu, vers l’orient d’hiver ; les noirs assuraient que Dieu avait en horreur les prières des hommes qui se tournaient vers le couchant d’été. Zadig ordonna qu’on se tournât comme on voudrait. Il trouva ainsi le secret d’expédier le matin les affaires particulières et les générales : le reste du jour il s’occupait des embellissements de Babylone : il faisait représenter des tragédies où l’on pleurait, et des comédies où l’on riait ; ce qui était passé de mode depuis longtemps, et ce qu’il fit renaître parce qu’il avait du goût. Il ne prétendait pas en savoir plus que les artistes ; il les récompensait par des bienfaits et des distinctions, et n’était point jaloux en secret de leurs talents. Le soir il amusait beaucoup le roi, et surtout la reine. Le roi disait : Le grand ministre ! la reine disait : L’aimable ministre ! et tous deux ajoutaient : C’eût été grand dommage qu’il eût été pendu.
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Re: [Voltaire] Zadig

Message par dada780 le Mer 12 Sep 2012, 09:33

Je l'ai lu, et j'ai bien aimé, alors que les contes philosophiques étaient un genre que je n'aimais pas du tout.
Là, la trame narrative est mieux faite, et il y a plus péripéties, racontée plus lentement que Candide par exemple. Comme d'habitude, la satire est mordante et reflète bien l'esprit des Lumières. J'ai bien aimé les personnages, même ceux dont on suit les aventures.
J'ai retrouvé plusieurs éléments en commun avec Candide: en effet, il cherche en quelque sorte la sagesse et une femme, et
Spoiler:
tue un amant en train de battre son aimé, comme avec les singes
Le côté oriental de l'aventure est original, et permet de mieux critiquer l'Occident, à travers un pays peint avec quelques erreurs. D'un point de vue géographique, ce n'est pas très clair, j'étais un peu perdue...
Bref, bon conte philosophique, qui m'a redonné le goût de ce genre et de l'esprit des Lumières. Je vais d'ailleurs enchaîner avec L'ingénu...
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Re: [Voltaire] Zadig

Message par lilooo81 le Mer 12 Sep 2012, 09:49

J'ai dévoré Voltaire quand j'étais au lycée! J'adorais
Je m'y replongerais bien, tiens!
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Re: [Voltaire] Zadig

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