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[Cobert, Harold] Le rendez vous manqué de Marie-Antoinette

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[Cobert, Harold] Le rendez vous manqué de Marie-Antoinette

Message par Invité le Jeu 19 Juil 2012 - 13:52



Roman historique
168 pages
(Le livre de poche)
ISBN 978-2-253-16170-7


4ème de couverture

3 juillet 1790. Alors que la monarchie est en péril et l'avenir de la France incertain, Marie-Antoinette rencontre secrètement Mirabeau à Saint-Cloud. Ces quelques heures suffiront-elles au comte libertin pour modifier le cours de l'histoire?

Car, paradoxalement, un seul désir anime l'orateur du peuple, l'élu du tiers état : celui de sauver le trône. Déployant toute son éloquence, le redoutable tribun saura-t-il rallier la reine à ses convictions?


Ma critique

(Coup de coeur)

Autant d’intensité dans un si petit livre c’est impressionnant !

J’ai lu plusieurs livres sur Marie-Antoinette, sur sa vie à Versailles. Mais aucun d’eux ne m’a plongé au cœur de la révolution, du combat pour la sauvegarde de la monarchie.

Mirabeau est un personnage emblématique de la révolution, on connaît son nom, mais à travers sa rencontre avec la Reine, on découvre l’homme, avec ses doutes, ces blessures, sa détermination. J’ai été très touchée par cet homme. J’ai d’abord été septique (à peine influencée par l’opinion de Marie-Antoinette)… Petit à petit Mirabeau essaye de convaincre la reine de sa bonne volonté. Tout est planifié, il lui manque seulement l’aide de cette femme qui le hait plus que tout.
Ils s’affrontent alors un long moment, dans une joute oratoire puissante, ou s’entrechoquent de pertinents arguments. Entre les deux mon cœur balance longtemps (la Reine est parfois trop dure, presque blessante et Mirabeau laisse planer le doute sur sa sincérité, il fait peur) ; puis comme Marie-Antoinette on se prend à rêver que cet homme fasse basculer l’histoire. On a envie d’y croire, son plan peut marcher, il suffit qu’elle y mette un peu de bonne volonté…
Le pire c’est qu’on lit ce livre en sachant que les plans de Mirabeau ont échoué, que la monarchie a finalement sombré et que la femme en face de lui, celle qu’il essaye de persuadée avec autant de volonté, finira à la guillotine, regrettant sûrement de ne pas avoir vu au-delà du personnage repoussant qu’était Mirabeau.

Leur dialogue est entrecoupé de récits, comme des souvenirs leur revenants au fil de leurs réflexions. Ça donne du poids à leur propos car ils révèlent leurs sentiments profonds. Lorsque Marie-Antoinette devient blessante, ces pensées s’envolent vers sa vie à la cours, les moqueries, les heures humiliantes dans le lit de son époux.
Quand Mirabeau se ferme et que son visage se fait inquiétant, c’est qu’il repense à l’amour que lui ont refusé ses parents, sa mère lui faisant remarquer sa laideur. Et son amour perdu, Sophie, qui a fini par se suicider.
On entre un peu dans l’intimité de ces deux personnages, et on comprend qu’au milieu de ces bouleversements politiques, ce combat pour la monarchie, ce sont deux êtres humains sensibles et marqués par la vie.

Deux passages du livre m’ont particulièrement marquée et émue.
Le 5 Octobre 1789, lorsque des femmes ivres de colère montent à Versailles et entrent dans le château pour tuer la reine. J’ai ressenti la peur et l’angoisse, l’impression d’être piégée, proche d’une mort atroce. On imagine ensuite sans peine les cicatrices que cette journée a laissée chez Marie-Antoinette.
Et la mort de Mirabeau, que j’ai appris à connaître à travers ces pages, mais qui se bat jusqu’au bout. Même au moment de sa mort ces pensées vont vers le couple royal et le futur de la monarchie. C’est très émouvant.

Au fur et à mesure que j’écris d’autres passages me reviennent mais je ne vais pas réécrire le livre, je ne peux que conseiller ce livre aux amoureux de l’histoire de France, de Marie-Antoinette, de Mirabeau. A ceux qui ont envie de vibrer au rythme de la révolution française.
Un livre puissant, émouvant. Merci à Harold Cobert pour cet excellent moment de lecture !

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Re: [Cobert, Harold] Le rendez vous manqué de Marie-Antoinette

Message par louloute le Jeu 19 Juil 2012 - 14:04

superbe critique Morag je le note , je suis curieuse de lire ce face à face Very Happy
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louloute
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