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[Atwood, Margaret] La voleuse d'hommes

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[Atwood, Margaret] La voleuse d'hommes

Message par viou1108 le Lun 8 Oct 2012 - 14:23



Titre : La voleuse d’hommes
Auteur : Margaret Atwood
Editions : 10/18
Nombre de pages : 655 pages
ISBN : 9782264035943

Présentation de l’éditeur :
Trois amies déjeunent ensemble dans un restaurant à la mode. Elles se sont rencontrées étudiantes, se sont croisées, consolées et retrouvées à travers les années. Bien que très différentes, elles ont en commun de haïr Zenia - créature éphémère et mystérieuse, au passé obscur, qui leur a volé à chacune leur homme, trahissant l'amitié et la confiance qu'elles lui avaient offerte. Depuis qu'elles ont appris sa mort par les journaux, les trois femmes respirent. Mais voilà que la porte du restaurant s'ouvre et que Zenia entre, en personne.
" Basé sur une extrapolation d'un conte de Grimm, le roman de Margaret Atwood n'est pas un pamphlet sur la guerre des sexes, mais une analyse extrêmement drôle des rapports humains en cette fin de XXe siècle. Que vous ayez une femme, un mari, un amant, les pieds plats, les oreilles décollées ou tout cela à la fois, vous pouvez être sûr de trouver votre portrait dans La Voleuse d'hommes. " Gérard Meudal, Libération.

Résumé et avis :
Toronto, trois femmes, trois univers différents, liées malgré elles à cause d’une quatrième, la mystérieuse Zenia. Solidaires dans l’adversité, Tony, Roz et Charis se connaissent depuis l’université et sont devenues amies. Elles déjeunent chaque mois au Toxique, resto branché dont le nom illustre parfaitement la personnalité de Zenia. Mais heureusement celle-ci est morte et enterrée depuis 4 ans. Enfin, c’est ce qu’elles croyaient, jusqu’à ce que Zenia franchisse la porte du restaurant… Cette réapparition n’augure rien de bon, et une zone de turbulences pourrait bien déferler sur les trois amies.
L’auteur remonte alors le temps pour retracer la rencontre de chacune des protagonistes avec Zenia, puis pour décrire successivement l’enfance de Tony, Roz et Charis.
Il y a la minuscule Tony, professeur d’histoire de la guerre à l’université, aussi intelligente que cérébrale et cartésienne, peu adaptée au monde qui l’entoure. A ce niveau-là, Charis n’est pas mieux lotie, elle qui vit à l’écart sur son Ile et travaille dans un magasin d’ésotérisme. Charis l’ultra-sensible perçoit les ondes, les auras, a des visions et refuse de se nourrir d’animaux. Roz, la femme d’affaires, est la seule à vivre réellement avec son époque, ce qui ne l’empêche pas d’être dépassée de temps à autre, par ses enfants notamment. On pourrait la croire moins naïve que les deux autres, et pourtant la crédulité est un de leurs points communs. Toutes trois ont cru aux histoires de Zenia, toutes trois ont en commun d’avoir perdu un homme à cause d’elle, Zenia l’odieuse manipulatrice, la femelle en chasse qui vole les hommes uniquement pour le plaisir de blesser leur femme.
Ce roman est assez long, et je ne l’ai pas lu rapidement. J’ai trouvé que la partie sur l’enfance de chacune était la moins convaincante, peut-être pas indispensable. Les descriptions des personnages et de leur histoire sont minutieuses, les analyses psychologiques pointues. On s’attache aux trois femmes et à leurs fragilités, tout en ayant parfois envie de secouer tant de candeur. Zenia est une personnalité fascinante, changeant de registre avec une facilité déconcertante, embobinant les gens avec ses histoires d’autant plus facilement gobées qu’elles sont invraisemblables.
A côté de ce caractère flamboyant et des trois héroïnes qui plient mais ne rompent pas, les hommes font pâle figure. Ils sont présentés comme faibles, lâches, prêts à quitter une femme aimante et loyale pour courir se brûler les ailes auprès d’une allumeuse cynique.
L’amitié, les rapports hommes/femmes, la générosité qui prend le pas sur le mal, la vengeance et le pardon, toute une gamme de sentiments est brassée ici avec un certain suspense, dans une ambiance proche du polar.
En ce qui me concerne, je suis prête à relire du Margaret Atwood!
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viou1108
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