Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

[Brun, Thierry] La ligne de tir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Votre avis?

0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
100% 100% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 1

[Brun, Thierry] La ligne de tir

Message par Cassiopée le Dim 25 Nov 2012 - 17:44




Titre: La ligne de tir
Auteur: Thierry Brun
Éditions: Le Passage (mai 2012)
Collection: Polar
Nombre de pages: 240
ISBN: 9 782847 421934

Quatrième de couverture

Le commissaire Fratier est sur le point d’être mis en examen. Depuis longtemps, il est lié à la pègre dans sa ville de Nancy et le témoignage de Loriane Ornec, qu’il a corrompue quand elle était dans son service, pourrait l’envoyer en prison. Il décide de la tuer et contraint Alice Résilia, une ancienne terroriste de la mouvance gauchiste instrumentalisée par le pouvoir, à exécuter cette tâche.


Mon avis

Un prologue, en 2002, à Paris, un attenta raté. Raté complètement, une catastrophe avec des « dommages » graves, très graves…Raté ? La faute à qui, la faute à quoi ? La faute a pas de chance, au destin, au concours de circonstances qu’on ne maîtrise pas…
Ensuite, le premier chapitre : un homme chez un spécialiste. Ce dernier lui annonce qu’il est atteint de dégénérescence maculaire et qu’il va perdre la vue assez rapidement, un traitement ralentira peu l’évolution inéluctable. On ne sait rien de cet homme sauf ses nom et prénom. On le découvrira par la suite.
Chapitres suivants, une femme, on comprendra vite qu’elle n’a pas toujours été du bon côté de la barrière, passant d’un statut de fliquette bien propre à une femme pas très nette, fréquentant des gens encore moins nets qu’elle….
Les deux autres personnages marquants de ce roman sont le commissaire Fratier et Shadi Atassi.
Fratier, c’est le boss, le chef, celui qui sait tout, qui a toujours raison et qui ne fait pas de sentiments (sauf s’il le décide alors il donnera tout), toujours sur la brèche et menacé par une mise en examen.….
Atassi, un syrien, c’est le chef de gang de Nancy (mais cela aurait pu être une autre ville).
Le point commun entre ces deux hommes, c’est leur haine envers un troisième qui est un tueur implacable.
D’autres hommes et femmes apparaîtront mais leur caractère sera moins marqué.
Ce roman est le récit de ces hommes et ces femmes qui se poursuivent et pas un ne domine l’autre, même si chaque lecteur peut s’attacher différemment à un être découvert dans les pages plus qu’à son voisin de papier.
Chasseurs et chassés se croisent et s’entrecroisent, se pourchassent …les traqués de viennent traqueurs et vice versa. Pourquoi ? Passé et présent se mêlent et les explications apparaissent petit à petit…

Le rythme est fou, rapide, les chapitres courts, les dialogues ciblés, les phrases construites sans fioriture inutile, on dirait le scénario d’un film tant c’est visuel et rapide, les images défilent, on passe d’un lieu à l’autre: Nancy, Paris, la campagne ou la montagne reculées…
Les faits s’enchaînent à une allure expéditive, on va d’un individu au suivant sans faire de pause et on ne suit pas de façon linéaire chaque protagoniste bien que tout soit lié ou relié. On a l’impression de manquer de souffle, d’être pris dans un engrenage où rien n’arrête personne hormis la mort …. Et lorsqu’elle est là, elle est violente, provoquant des dommages collatéraux…
L’écriture est « masculine », les phrases « sèches » et courtes, le ton incisif, on n’a pas le temps de s’appesantir, de se poser des questions, la cadence effrénée nous emporte plus avant.

On peut sans doute regretter que tout cela semble un peu superficiel car on reste avec l’action des personnages. Thierry Brun, probablement par choix, ne creuse pas les milieux corrompus et leurs rouages ne va pas chercher très loin dans les pensées des hommes et des femmes.
Il y aurait peut-être eu matière à faire autre chose….

Néanmoins, l’auteur maîtrise parfaitement l’art du suspense et l’art de jeter le trouble dans l’esprit du lecteur. Tout cela est admirablement bien ficelé et on passe un bon moment.


avatar
Cassiopée
Admin

Féminin
Nombre de messages : 8991
Localisation : Saint Etienne
Emploi/loisirs : enseignante
Genre littéraire préféré : un peu tout
Date d'inscription : 17/04/2009

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum