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[Orwell, George] Une histoire birmane

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[Orwell, George] Une histoire birmane

Message par viou1108 le Mar 11 Déc 2012 - 11:19



Titre: Une histoire birmane
Auteur: George Orwell
Editeur: Ivrea
Nombre de pages: 377
ISBN: 2851841513

Présentation de l'éditeur:
« Cinq années d'ennui, sans même le son des trompettes ! »
Dans une petite ville du nord de la Birmanie, sept Européens tournent en rond dans l'alcool, l'ennui, le sexe et le mépris des populations locales. A travers l'histoire de Flory, célibataire anglais mal dans sa peau, et comme emprisonné par la nature et le système, George Orwell relate son expérience d'officier dans les forces de l'ordre en Birmanie de 1922 à 1927. Celle-ci va marquer sa prise de conscience personnelle et nourrir ses interrogations sur le destin de l'Angleterre en tant que puissance coloniale.

Résumé et avis:
Ramené en souvenir d’un voyage en Birmanie, ce récit m’a fait plonger en pleine époque coloniale, vers 1920. Sans doute largement inspiré par sa propre expérience de fonctionnaire de Sa Majesté sur place (aux « Indes », comme on disait), Orwell nous raconte le quotidien de la petite communauté britannique (une dizaine de personnes) de Kyautkada, bourgade provinciale en bordure de jungle.
Quasiment oubliés (et oublieux) de la Mère Patrie, ces exilés volontaires ont pour point de ralliement le « Club », où ils se réunissent quotidiennement, accablés de chaleur, d’ennui et d’alcool. Le gin mis à part, leur autre passe-temps favori est de critiquer les Birmans, accusés de tous les maux, et qualifiés, entre autres, de sales fainéants bons à rien qui, ingrats, ne pensent qu’à se soulever contre leurs bienfaiteurs civilisés. En vertu de l’ « incontestable » suprématie de la race blanche, les colonisés sont « naturellement » rabaissés au rang d’esclaves ou de bêtes de somme.
Imaginez alors la tête de ces Rosbifs quand leur parvient une lointaine circulaire leur enjoignant d’intégrer un « indigène » au sein du Club. Certains manquent s’étouffer de rage, voyant là le début de la décadence du glorieux Empire des Indes.
D’autres péripéties s’enchevêtrent à ce psychodrame de l’élection d’un « nègre » au Club : l’arrivée d’Elizabeth, jeune nièce écervelée (elle a des excuses) des Lackersteen, qui va chambouler le cœur de Flory (il a des excuses aussi), célibataire endurci par la force des choses (càd par l’absence de femmes occidentales dans ces contrées) ; les manœuvres et complots en tous genres fomentés par le détestable U Po Kyin pour s’attirer les faveurs des Blancs, et/ou des pots-de-vin, et/ou des avancements (tous les coups seront permis).

Premier roman de George Orwell, ce qu’il décrit n’est sans doute pas très éloigné de la réalité de l’époque, et c’est consternant. Entre le désœuvrement des colons et l’incurie de certains fonctionnaires locaux, les Indes britanniques semblent plus proches de la décadence que de la gloire. Le racisme à l’encontre des Birmans (et des races autres que blanche) est effrayant. Ils ne sont tolérés que parce qu’ils sont utiles.
Orwell n’est pas tendre avec ses compatriotes, et on peut supposer que le jeune Flory est son double romanesque, considéré comme « bolchevik » en raison de ses idées égalitaristes.
Certains personnages sont croqués férocement (et pas seulement dans le clan anglais), mais le ton n’est pas dépourvu d’un certain humour british.
Récit bien écrit, dans un style classique et linéaire, ce livre est agréable à lire. Mais je déconseille l’édition Ivrea, de qualité médiocre (mauvais papier et encre, marges intérieures parfois très limitées).
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viou1108
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Re: [Orwell, George] Une histoire birmane

Message par louloute le Mar 11 Déc 2012 - 16:11

Merci Viou pour ta critique Very Happy
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louloute
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