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[Nabb, Magdalen] Mort au printemps

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[Nabb, Magdalen] Mort au printemps

Message par Sharon le Dim 16 Juin 2013 - 11:37



Titre : Mort au printemps.
Auteur : Magdalen Nabb.
Editeur : 10/18.
Nombre de pages : 220.

Mon résumé :

Florence, au printemps. Debbie a été enlevée. Son amie a été relâchée. Blessée, elle n’a pas pu faire parvenir le message qu’elle devait transmettre au Consulat des Etats-Unis. Qu’est-devenue Debbie ?

Mon avis :

Autant je n’avais pas aimé Cadavre d’automne, du même auteur, autant je peux qualifier ce livre de coup de cœur. L’intrigue est à la fois simple et extrêmement bien construite, les personnages sont campés avec concision, et immédiatement reconnaissables tant ils sont fortement caractérisés. Dans cette Florence où la neige retient l’attention de tous, personne n’échappe à la sagacité du brigadier, capable de comprendre chacun – de le comprendre, pas de le juger.
Là où les autres enquêtes sur les enlèvements se développent dans l’urgence, véritable course contre la montre, le récit se déroule sur presque un mois entier. Magdalen Nabb nous expose le kidnapping comme moyen d’existence pour une certaine frange de la population. Elle distingue le kidnappeur professionnel, qui prend soin de sa victime – plus personne ne paierait si elle n’était pas rendue vivante – de l’amateur, sujet à des bévues, et donc à sacrifier aisément celle qu’il a enlevée. Autant dire que la police italienne doit travailler avec finesse, surtout que Debbie est une étudiante américaine. A cette époque (nous sommes au début des années 80), on ne parlait pas encore de la peur que les touristes pourraient ressentir, ou du sentiment d’insécurité. Simplement, on parlait déjà de la nécessité de cacher les sources de sa richesse, et de la volonté de composer le moins possible avec les autorités. La justice ? La possibilité qu’ils recommencent avec une autre victime ? On s’en fiche ! On leur donne l’oseille et l’on se tire – tel pourrait être la philosophie du père de Debbie.
Debbie. Personnage étonnamment contemporain non par les secrets qu’elle détient – quelle adolescente se confie à son père ? mais par l’abandon dans lequel elle est laissée. Sa mère a refait sa vie ? Elle a un autre enfant, il est tout à fait normale qu’elle oublie sa première née. L’argent de papa lui permet de vivre et d’assouvir tous ses besoins, même les plus dangereux. Sa belle-mère (en mal d’enfant ??) intervient trop tard dans sa vie pour gagner sa confiance et son affection. L’Italie qui était jadis un passage obligé pour les jeunes hommes de bonne famille ne lui permet même pas de couper le cordon, ou de recommencer une vie nouvelle. Ses démons sont partis avec elle.
A cette pauvre petite fille riche s’oppose d’autres jeunes adultes, qui peinent à trouver leur voie. Aucun n’a envie de se sacrifier, entre les moutons, les brebis et les agneaux, d’un côté, et la confection du fromage de l’autre. La ville offre l’illusion d’une vie facile, ou, en tout cs, de plaisirs faciles, et de conséquences tragiques. Humaniste, Guarnaccia ne se contente pas de faire de son mieux, il va jusqu’au bout de ce qu’il peut faire, sans jamais se mettre en avant. Aider l’autre avant tout, et faire la part des choses. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir sous le soleil d’Italie, et certains "coupables" méritent autant notre intérêt que les victimes – il est possible d’être à la fois l’un et l’autre.
A noter : l’un des plus grands admirateurs de ce roman était Georges Simenon
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Sharon
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