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[Mann, Thomas] Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull

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[Mann, Thomas] Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull

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[Mann, Thomas] Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull

Message par Moulin-à-Vent le Lun 12 Aoû 2013 - 1:44


Auteur: Mann, Thomas
Titre: Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull
Roman
Époque concernée: début des années 1900
Lieux concernés: Francfort, Paris, Lisbonne
Éditeur: Albin Michel
Collection: Le livre de poche biblio
349 pages
ISBN 2-253-93233-7

Quatrième de couverture

" Félix Krull, jeune homme d'origine assez douteuse, est doué de qualités séduisantes. C'est un très joli garçon, un charmeur, un peu une nature d'artiste, -et un fripon du point de vue bourgeois. Profondément sensible au côté chimérique de la vie, il s'applique à séduire et à illusionner. Epris du monde, il essaie de provoquer l'amour de ce monde et y réussit fort bien, grâce à ses talents. Mais, si favorable que soit son individualisme, il ne s'en satisfait point et cherche à le transférer dans d'autres personnalités. "
    Thomas Mann

Histoire de Félix Krull, un escroc sympathique et charmant ; qui joue don Juan avec les femmes et le funambule dans les affaires. Il y a en lui une telle ingénuité qu'on se demande parfois s'il veut vraiment se livrer aux exactions qu'il commet. Les recettes de la séduction et les recettes de l'arnaque. Les Confessions du chevalier d'industrie Félix Krull brosse le portrait savoureux et acide d'une société qui voit ses valeurs et ses mœurs peu à peu décliner. Entre le picaresque et le tragique : le dernier roman de Thomas Mann.

Mes impressions

J'ai pris ce livre sur le dessus de ma pile «À LIRE UN JOUR... PEUT-ÊTRE» car je n'avais plus rien d'intéressant pour le moment.
Ce roman a été composé de 1909 à 1911 et du 26 décembre 1950 au 16 avril 1954.
C'est l'histoire de Félix, un être pédant et superficiel.  Pour lui, comme pour beaucoup d'autres aujourd'hui, la vie est une mascarade où l'on doit tout faire pour en tirer la meilleure partie.  Félix va sans doute trouver ça difficile lorsque son père se suicide suite à la faillite de son entreprise.  Que non!  Il continue à jouer de sa superficialité et il se permet d'exprimer son grand talent en toutes les occasions.  
De ses énormes défauts, y en aurait-il quelques-uns qui seraient également les nôtres?  Serait-ce possible?
Félix est un acteur et pour lui, pas de second rôle.  Sa canaillerie et sa filouterie s'expriment avec élégance.
Nous avons ici une belle peinture de mœurs des débuts des années 1900, où les classes sociales sont omniprésentes.  Nous avons également des peintures de ce qu'étaient Francfort, Paris et Lisbonne, lesquelles villes sont la scène de Félix.
Deux petites phrases résument assez bien Félix:
« - Je vous vois toujours soucieuse de m'inculquer la modestie, Mademoiselle.
  - Ce serait probablement peine perdue, riposta-t-elle.»

En effet, la modestie ne fait pas partie de son caractère.
J'avoue que je me suis laissé embarquer par ce roman.  Ses pages concernant l'origine de la vie sur terre et celles expliquant ce qu'est l'amour sont à lire.
Je ne saurais passer sous silence le travail phénoménal de Mme Louise Servicen qui a traduit ce roman de l'allemand.  La richesse du vocabulaire, la beauté de l’orthographe et l'exemplarité de la syntaxe sont un autre plaisir constant de ce roman.
Eh oui! un coup de cœur pour ce roman dont je n'attendais pas beaucoup.  Je vais certainement le prêter.
Il aurait dû y avoir une suite à ce roman, mais comme l'écrit la traductrice... «L'auteur se proposait de donner, quelque jour, une suite au présent roman, mais la mort a fait tomber la plume de l'illustre écrivain.»
Thomas Mann a reçu le Prix Nobel de littérature en 1929, ce que j'ai appris après la lecture de ce roman.
De plus, ce roman a été porté à l'écran en 1957 par Kurt Hoffmann avec Horst Bucholz, Liselote Pulver et Paul Dahlke.  Le titre original est DIE BEKENNTNISSE DES HOCHSTAPLERS FELIX KRULL.
Ma cote pour ce coup de cœur: 7,5/10.

Citations

«... la profession médicale ne se distingue point des autres du fait que ses membres sont pour la plupart des cerveaux creux, médiocres, prêts à voir ce qui n'existe pas et à nier l'évidence.»

«La culture ne s'obtient point par un labeur obtus et intensif, elle est le produit de la liberté et de l'oisiveté extérieur; on ne l'acquiert pas, on la respire.  Des éléments cachés sont à l'oeuvre.  Une secrète application des sens et de l'esprit, fort conciliable avec une flânerie presque totale en apparence, sollicite journellement les richesses de cette culture et l'on peut dire qu'elle vient à l'élu en dormant.  Car il faut être ductile pour pouvoir être formé.  Nul n'acquiert ce qu'il ne possède pas de naissance, et l'on ne saurait convoiter ce qui vous est étranger.  Qui est fait d'un bois médiocre ne s'affinera jamais; qui s'affine ne fut jamais grossier."

«... le mot est l'ennemi du mystère et un cruel révélateur de la médiocrité.»

«... le hasard de la fortune; car une aristocratie de l'argent est une aristocratie de hasard, permutable.

« - ... la naissance et la persistance de la vie sont liées à des conditions déterminées, strictement circonscrites qui ne lui ont pas toujours été accordées et ne lui seront pas toujours offertes.  La période où une planète est habitable est limitée.  La vie n'a pas existé de toute éternité et n'existera pas éternellement.  La vie est un épisode, et, jugé à l'échelle des éons, un épisode très éphémère.»

«L'être n'avait pas toujours existé et il n'existerait pas toujours.  Il avait eu un commencement et il aurait une fin, mais avec lui s'aboliraient l'espace et le temps, qui existaient uniquement en fonction de lui et n'étaient reliés que par lui.»

(Thomas Mann, «Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull»)
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