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[Hesse, Hermann] Le loup des steppes

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[Hesse, Hermann] Le loup des steppes

Message par viou1108 le Ven 13 Déc 2013 - 14:57



Titre: Le loup des steppes
Auteur: Hermann Hesse
Genre: roman
Editions: Le livre de poche
Nombre de pages: 224 pages
ISBN: 978-2253002932

Présentation de l'éditeur:

A force de renier ce qui constitue le bonheur quotidien des hommes, Harry Haller se sent devenu un "loup des steppes" inapte à frayer avec ses semblables, de plus en plus solitaire et voué à l'isolement. Il n'entrevoit qu'une solution ; se tuer, mais la peur de la mort l'empêche soudain de rentrer chez lui mettre son dessein à exécution. Il rencontre alors Hermine, son homologue féminin qui a choisi la pratique de ces plaisirs que lui-même a fuis. Elle le contraint à en faire l'apprentissage : c'est une véritable initiation à la vie, une quête troublante pour découvrir le difficile équilibre entre le corps et l'esprit sans lequel l'homme ne peut atteindre sa plénitude. Thomas Mann a dit de Hermann Hesse : "Son œuvre à plans multiples, toute chargée des problèmes du moi et du monde, est sans égale parmi les œuvres contemporaines.

Résumé et avis:

Je n’avais pas encore dépassé la 10ème page du Loup des steppes que déjà je me disais « waow, c’est du lourd ». Vous m’auriez dit « c’est un peu court, jeune fille », et je conviens de suite avec vous que cette expression un brin familière contraste fortement avec le style ultra-classique de l’écriture. J’aurais dû dire quelque chose comme « il suffit d’avoir parcouru quelques lignes de cette œuvre pour comprendre qu’on a affaire à un récit d’une richesse inouïe, et que même en le relisant à de nombreuses reprises, on y découvrirait chaque fois quelque chose de nouveau ».
Certes. Par où, dès lors, commencer cet avis ? Comment oser même le commencer, tellement il semble difficile de résumer ce roman si ample ? Forcément, on risque d’oublier quelque chose.
Commençons donc par les faits. Nous sommes dans les années 1920, dans une petite pension qui fleure bon la Germanie, et dans laquelle réside Harry Haller, la cinquantaine.
Harry est un intellectuel de haut vol, ou qui se considère comme tel, antimilitariste, et affligé d’un complexe de supériorité consternant, par rapport à l’hypocrite classe bourgeoise, qu’il méprise en raison des penchants de celle-ci pour les futiles petits plaisirs de la vie.
Harry est un personnage aigri, grincheux, nombriliste qui cache sa misanthropie sous un vernis d’affabilité et de civilisation.
Harry est un loup solitaire qui ne s’assume pas, qui se prend trop au sérieux dans sa quête d’absolu, recherchant désespérément le bonheur dans une sorte de pureté intellectuelle immortelle, détachée de toutes les contingences quotidiennes.
Harry est un naïf, mais il se rend bien vite compte que cet état lui est inaccessible, tiraillé qu’il est par sa propre part d’ombre, celle qui l’attire irrésistiblement vers une animalité qu’il juge décadente et indigne de lui.
Harry se sent donc schizophrène, et souffre le martyre, au point d’envisager le suicide.
Une nuit d’errance à travers la ville le conduit par hasard (est-ce vraiment le hasard ?) devant la porte du Théâtre Magique (« seulement pour les fous »). Il y rencontre une étrange jeune femme, Hermine, qui pourrait bien être son double féminin. Et la voilà qui entraîne Harry dans un tourbillon, le tourbillon d’la vie, comme dirait Jeanne Moreau. Hermine lui apprend à danser, à apprécier le jazz, lui qui ne jure que par Mozart, à séduire les femmes, à goûter alcools et drogues pour mieux lâcher prise.
Le chemin est difficile pour Harry, qui culpabilise, souvent tenté de retourner à sa vie d’ermite. Mais il se laissera apprivoiser et guider sans trop résister, jusqu’à… Jusqu’à quoi, d’ailleurs ? Cela reste mystérieux pour moi. Je ne suis pas certaine d’avoir compris ce qu’Hermann Hesse a voulu dire. Tellement de thèmes parcourent ce roman, et tellement d’interprétations en sont possibles, qu’il me laisse perplexe.
On sent bien le climat pessimiste de l’époque, après la tuerie de 14-18 et avant la « drôle de guerre » dont, insidieusement, on commence à poser les jalons outre-Rhin. On comprend bien également que l’auteur se livre à une critique féroce des mœurs décadentes de cette période, où on ne respecte plus grand-chose, où on se contente de consommer sans se fatiguer à réfléchir (thème actuel s’il en est…). On voit bien aussi le dilemme d’Harry avec la métaphore du loup des steppes, l’opposition raison/état de nature. Dilemme qui se complique quand Harry comprend que sa personnalité n’est pas seulement double, mais multiple, comme quand on se regarde dans un miroir brisé.
Je n’ai pas réellement adhéré à l’univers fantastique du Théâtre Magique je n’en ai pas compris le sens. Le message est-il qu’il faut se réfugier dans les drogues pour ne plus souffrir ? qu’il faut prendre la vie avec légèreté sans se poser de questions ? qu’être trop sérieux revient à être hypocrite ?
Je n’ai pas trouvé les réponses, dans cette atmosphère lourde, étouffante, entre onirisme et psychanalyse, entre Kafka et Nietzsche. Trip sous acide d’une lost generation avant la date ?
En tout cas, difficile de s’attacher à ce personnage en pleine crise existentielle.
Je n’ai peut-être rien compris, mais je trouve que ce Loup a mal vieilli…

PS: à moins de ne pas avoir bien cherché, je n'ai pas trouvé de sujet ouvert sur ce livre. Hallucinant qu'un tel classique ne se trouve pas déjà sur ce forum...
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viou1108
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