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L'Urban Fantasy (ou Fantasy urbaine) & la Bit-lit

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Message par Invité le Jeu 19 Mar 2009 - 12:26

Après mures réflexions, j'ai décidé de remettre ce post séparé de la fantasy, pour lui donner davantage de visibilité (néanmoins, un double existe toujours dans le sujet "Fantasy...").


La fantasy urbaine est un sous genre au confluent du fantastique et de la fantasy et crée le lien entre les deux genres.
La fantasy urbaine est donc un sous genre où des créatures féériques ou mythologiques vivent dans un centre urbain dont le niveau technologique peut varier entre la fin du XIXe siècle et le XXIe siècle. La plupart des œuvres abordent surtout la seconde moitié du XXe siècle et le XXIe siècle. Magie et technologie s'y côtoient. Il est toutefois utile de préciser que l'histoire ne se situe pas toujours dans un centre urbain, mais parfois à la campagne, dans une forêt ou autre… C'est la raison pour laquelle les Anglo-saxons préfèrent l'emploi du terme fantasy contemporaine et considèrent la fantasy urbaine comme un sous genre de la fantasy contemporaine.
Ce genre se situe au confluent de différentes influences :




- Fantastique (pour l'irruption du surnaturel)
- Fantasy (pour sa magie, son univers à part, ses créatures fantastiques et surnaturelles)

Lorsqu'il y a présence d'horreur, la fantasy urbaine se mêle à la Dark fantasy et forme une sorte de dark fantasy urbaine (Faërie, la colline magique ; Mulengro; Buffy contre les Vampires; Le Labyrinthe de Pan ).C'est une forme de fantastique qui utilise les mythes ou les thèmes féériques pour provoquer la peur ou l'angoisse. La dark fantasy urbaine est assez répandue et elle forme aujourd'hui une part assez importante de l'horreur et de la terreur moderne.
La fantasy urbaine peut croiser n'importe quel autre sous-genre de la fantasy sauf l’heroic fantasy, la high fantasy, la fantasy historique et la science fantasy, ceux-ci prenant place dans un cadre temporel n'étant pas celui de l'époque contemporaine.
La fantasy mêlé à des éléments historiques dans les siècles précédents ou une fantasy urbaine où tout le monde connaît l'existence des créatures mythiques fait partie de l’uchronie de fantasy. Si l'intrigue est coupée de l'histoire, alors, cela reste de la fantasy urbaine à condition que la période historique soit celle de l'époque contemporaine (1850 aux années 2000).

Thèmes et caractéristiques de la Fantasy Urbaine


- La fantasy urbaine est un genre protestataire, à l'image du fantastique, qui sert souvent de tribune à la critique de notre société.

D'après André-François Ruaud, un des spécialistes du genre en France, elle canalise une sorte de révolte post adolescente, un rejet de la société moderne et le désir d'un retour du merveilleux. C'est la critique d'une société déshumanisante, irrespectueuse de la nature et individualiste.

- En fantasy urbaine, il y a un coté underground non négligeable. La féerie et les créatures magiques sont dissimulées aux humains, et souvent les seuls capables de franchir le voile sont des marginaux et des enfants.

C'est la raison pour laquelle, on trouve souvent dans la fantasy urbaine, des clochards (Le dernier Magicien, Le Roi Pêcheur Neverwhere), des artistes (Mon Dernier Thé) et autres exclus (les Gitans dans Mulengro, les travellers dans la Compagnie des Fées)

- Le mode de contact entre le merveilleux et le monde réel peut prendre plusieurs formes.

Les trois les plus rencontrées sont :

* Le merveilleux a toujours existé et a été refoulé aux frontières de notre "monde", dans les égouts, le métro, les toits. En s'aventurant trop loin, on pourrait se retrouver plongé dans cet autre monde sans en avoir directement conscience. C'est la forme la plus courante utilisée, celle d'enclaves où la féerie se cache.
Exemple : Neverwhere, Artemis Fowl, etc.

* Les créatures féériques et la magie existent parmi nous, évoluent à nos cotés librement et possèdent souvent la technologie (parfois plus développée que la notre). Les humains ne sont pas au courant, dans le cas contraire, cela devient de l'uchronie de fantasy. Leur apparition peut être soudaine et accidentelle, tout comme il est possible qu'ils soient apparus en même temps que nous et qu'ils aient passé leur vie dans notre monde.

* Ils ont bien un monde à eux mais ont souvent un rapport plus poussé avec notre monde. C'est la plupart du temps dans la littérature jeunesse qu'on trouve ce style de fantasy urbaine. Souvent, quelques humains sont au courant de leur existence (le premier ministre dans Harry Potter par exemple) : Exemple : Harry Potter, Les Enfants de la lune, Le Livre des étoiles etc.

- Parfois dans la fantasy urbaine, on trouve des créatures issus du plus pur fantastique : vampires, loups-garous, anges et démons, zombis tout comme on peut trouver dans des livres fantastiques des éléments de fantasy urbaine.


C'est alors l'ambiance de l'œuvre et le traitement de ces créatures qui différencient le pur fantastique et la fantasy urbaine. En fantastique, l'ambiance est souvent plus sombre, plus étrange et plus horrifique. Dans ce genre d'œuvres aux frontières très floues, on trouve les séries que sont Buffy contre les Vampires et Angel. Parfois, ces œuvres font apparaître des éléments de merveilleux (le combat Bien-Mal et le concept d'élu pour Buffy et Angel) ce qui permet de les considérer comme de la fantasy urbaine et non pas du pur fantastique.

Auteurs et histoires:

C'est dans ce genre que l'on rencontre certains des plus grands succès éditoriaux de la Fantasy ces dernières années. Inutiles de citer des auteurs comme J.K. Rowling avec Harry Potter ou Eoin Colfer pour Artemis Fowl.

Mais on y rencontre également, lors des croisements avec la Dark Fantasy, des auteurs comme Simon R. Green: Les Chroniques du Nightside, Laurell K. Hamilton avec Anita Blake chasseuse de vampire, et dans une moindre mesure Jim Butcher avec The Dresden Files.

Je me permets également de citer quelques petits bijoux: Kelley Armstrong, avec Les femmes de l'Autre-monde, et Kim Harrison avec les aventures de Rachel Morgan.

Signalons enfin que le genre (ou plutôt son croisement avec la dark Fantasy) donne lieu aux Etats-Unis à une foison de publications (pas toujours des plus heureuses...)
[list][*]


Dernière édition par Olorin le Dim 24 Oct 2010 - 23:31, édité 3 fois

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Message par Invité le Jeu 19 Mar 2009 - 12:40

Voici une définition (à mon avis très exacte) de la Bit-Lit trouvée sur le site de Milady, un éditeurs important de ce sous-genre. La Bit-lit étant probablement la partie de l'Urban Fantasy en plus gros développement (pas toujours de manière originale d'ailleurs...), je me suis dit que cela méritait bien un post dédié.


« La bit-lit ou paranormal romance est un sous-genre de l’urban Fantasy. Ces romans ont pour cadre le monde contemporain. Il s’agit du monde que nous connaissons à quelques différences près : les créatures magiques sont réelles, la magie existe et elle est effective. Les loups-garous, les vampires, les démons, les fées, les sorcières, bref, toutes ces créatures se côtoient.
Neverwhere de Neil Gaiman est un bon exemple de roman d’urban Fantasy, tout comme les séries Nightside de Simon Green ou Les Dossiers Dresden de Jim Butcher.
Le terme de "bit-lit" mérite une explication : "bit" est le prétérit de "bite", "mordre" en anglais. Cette appellation fait référence à un autre genre littéraire : la "chick-lit", littéralement, "littérature pour filles". Donc, pour simplifier, la bit-lit serait de la littérature pour filles avec des trucs qui mordent comme les vampires. Mais en fait, les hommes aussi apprécient ce genre. Il s’agit donc de romans mettant en scène des héroïnes combattant des démons ou autres créatures… à moins qu’elles-mêmes soient les démons. Elles ont des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne, mais elles ont aussi des préoccupations d’un tout autre ordre : magie, exorcisme, vampires, loups-garous… fin du monde.
Et c’est le contraste entre leurs deux vies qui fait tout le piment de ces romans. Car on s’aperçoit qu’il est parfois plus facile pour ces héroïne de sauver le monde que de gérer une rupture. Un autre monde existe, mystérieux, mais, paradoxalement il est moins effrayant que la réalité, même s’il est plus sauvage. Et peut-être est-ce justement pour ça qu’il est moins effrayant. Les règles y sont plus simples, les codes tribaux très marqués, comme à la période de l’adolescence.
Ces genres abordent justement des thématiques propres à l’enfance et à l’adolescence, des périodes de la vie où le réel est plus intimidant. Et c’est d’ailleurs aussi toute la thématique de la série Buffy contre les vampires. Buffy c’est de la bit-lit : une héroïne forte qui combat les vampires et autres démons, mais dont les préoccupations principales sont le bal de promo, les mecs, la fac, grandir, devenir adulte, etc.
Vous l’aurez compris la référence à la chick-lit n’est pas anodine, la romance est très présente. Ces romans mêlent intrigues sentimentales, parfois sexuelles, à l’enquête et au paranormal tout en jouant sur l’aspect addictif de la série : on a hâte de lire le prochain épisode et de suivre le fil rouge d’une aventure à l’autre. Et c’est ce qui fait leur succès. C’est un genre en pleine expansion en Grande-Bretagne et surtout aux États-Unis. Ces romans sont désormais en têtes des listes de meilleures ventes de Fantasy. En France, les premiers frémissements se font sentir.»

NB: Je peux témoigner personnellement du succès incroyable que rencontre la Bit-lit aux States (et cela commence à arriver jusque chez nous d'ailleurs...). Il y a des librairies qui y sont quasi dédiées. Chez nous, après le succès de Anita Blake (il y a quelques années déjà), d'autres séries et héroines commencent à débarquer: Mercy Thompson, Rachel Marianna Morgan,...Ainsi que en jeunesse la très fameuse série "Twilight" de Stephenie Meyer.

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