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[Wolf, Inger] Mauvaises eaux

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[Wolf, Inger] Mauvaises eaux

Message par Cassiopée le Sam 3 Mai 2014 - 14:11



Titre : Mauvaises eaux
Auteur : Inger Wolf
Traduit du danois par Alex Fouillet
Éditions Mirobole (Mars 2014)
Collection : Horizons noirs
352 pages
ISBN : 979-1092145175

Quatrième de couverture

Deux femmes disparaissent sans laisser de traces à Århus. Le même automne, un vieux paysan découvre dans son champ, sous un tas de pierres, deux valises. À l'intérieur, deux corps de femmes. La peau de la première victime présente une multitude de traces en « Y », comme autant de petites incisions ; les cheveux de la seconde sont piqués d'une fleur rarissime, qui pousse essentiellement dans les prairies américaines. En charge de l'enquête, le commissaire Daniel Trokic devra s'intéresser de près aux rituels d'Afrique noire, aux vieilles mines de charbon et aux sangsues.

Mon avis

Diablement ficelé….

Un polar nordique de plus ? Oui et non…
Oui pour le lieu, les nom et prénom de l’auteur, la météo….
Non pour les clichés, il n’y pas un seul enquêteur mais une équipe, c’est plus rapide que chez les autres et Inger Wolf a un style qui n’appartient qu’à elle….

Nous sommes à Århus, deuxième ville du Danemark, après Copenhague. Une équipe d’enquêteurs va devoir se pencher sur des faits pour le moins troublants : des disparitions de femmes et des marques suspectes sur leur corps lorsqu’elles sont retrouvées. Daniel Trokic, est le commissaire chargé de l’enquête. Un homme pas franchement heureux ni malheureux dont on sent que dès qu’il y a beaucoup de paperasses, que les choses deviennent trop linéaires ou ressemblent à une vie rangée, cela ne lui « correspond » plus… Il a à ses côtés Jasper, un adjoint efficace mais un peu secret, Lisa qui revient d’un congé maternité et qui a d’excellents talents de hacker ainsi que d’autres coéquipiers. Là va résider une des originalités du roman : on a affaire à une équipe composée d’individus très crédibles, tous différents mais qui vont œuvrer dans un même but : arrêter le tueur en série. Forcément travailler à plusieurs dans un espace assez restreint n’est pas toujours facile. On va donc retrouver des inimités, des tensions, petits, moyens ou grands soucis de tous les jours sans gros éclats de voix malgré tout. Trokic, Jasper et Lisa ont un rôle un peu plus mis en avant mais ils ont bien besoin de tous leurs collègues pour avancer dans l’enquête.

Soyons clair, une fois le mode opératoire du tueur mis à jour, on a froid partout et on se demande pourquoi, comment, et où l’auteur est allée chercher tout ça…brrrrrr…. La deuxième originalité sera donc là : la méthode utilisée par l’assassin et surtout l’explication de son choix…. C’est bien introduit et comme dans la « vraie vie », les indices arriveront petit à petit, il y aura des erreurs, des questionnements, des retours en arrière avant de comprendre et de réaliser que le poids du passé peut être très dangereux et influencer dans le mauvais sens les esprits fragiles…. Les explications apportées pour comprendre comment le meurtrier en est arrivé à agir ainsi sont captivantes par leurs côtés psychologiques. Inger Wolf aborde le profilage géographique et cela est une autre entrée intéressante.

La troisième originalité sera les ramifications de l’intrigue. On va aborder les coutumes ancestrales de certaines contrées d’Afrique, visiter de vieilles mines ….Et puis chaque fois qu’on croit être arrivés au but et avoir enfin trouvé et compris, un autre chemin se propose à nous pour nous égarer à nouveau. Tout cela est non seulement bien amené mais également bien conçu.
Quelques chapitres donnent la parole au tueur ou décortiquent ses actes installant une ambiance lourde. C’est difficile pour le lecteur qui prend les faits en pleine face et se sent terriblement impuissant puisqu’il ne peut rien dire aux enquêteurs…

L’écriture d’Inger Wolf n’est pas trop lente, elle est cadencée juste ce qu’il faut (contrairement à d’autres polars nordiques où le stylo de l’auteur doit être engourdi par le froid) apportant régulièrement des éléments nouveaux qui font rebondir l’enquête et donnent de nouvelles pistes aux policiers qui n’ont de cesse de résoudre le mystère. La plupart d’entre eux sont opiniâtres, volontaires, et aussi attachants. Les personnages et les situations sont bien installés, bien décrits et les indications pour cerner ce mystère imbitable seront distillées avec intelligence et à un bon rythme pour maintenir le lecteur dans le désir de comprendre, de savoir….

Un roman de très bonne facture et une écrivain danoise à suivre….

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Cassiopée
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Re: [Wolf, Inger] Mauvaises eaux

Message par Sharon le Dim 3 Jan 2016 - 19:39

Merci Cassiopée pour ton avis.
Voici le mien.
Mon avis :

Les bibliothèques nous réservent de belles découvertes. Ainsi, ce livre faisait partie des nouveautés, j’ai tout de suite été attirée par le quatrième de couverture, et je n’ai absolument pas regretté son emprunt.
Daniel Trokic est l’enquêteur attitré de cette série, qui comporte à ce jour trois tomes (et j’attends avec impatience la parution du troisième). Il est originaire de Croatie, il garde le souvenir de ce pays dévasté, par flash. Il a une compagne, Christiane, et pense que la vie de couple, ce n’est pas facile. Il s’entend bien avec deux membres de son équipe, Jasper, joueur de poker quasiment clandestin à ses heures perdues, et Lisa, qui rentre tout juste de congé maternité (son fils a six mois).
Les fans de Camilla Lackberg, je pense, aimeront ce roman. Certaines caractéristiques, la nature des meurtres, le mobile du tueur m’ont rappelé les meilleurs romans de l’auteur suédoise. Maintenant… nous sommes dans le pur roman policier, la vie privée des enquêteurs n’a pas une part importante dans ce roman, non plus que les « intuitions ». Les relevés d’indices, les témoignages, les recherches, sur le terrain ou dans les archives, sont le quotidien des policiers.
Comme c’est presque devenu la coutume, nous entrons dans la tête du tueur. Peu, très peu : les chapitres qui lui sont consacrés sont très courts. Ce n’est pas lui qui est important, ce sont ses victimes, leurs souffrances, la souffrance de celles et ceux qui leur survivent et doivent maintenant vivre sans eux. Le but, bien sûr, est de découvrir l’identité du coupable, non en tant que tel, mais pour l’empêcher de faire une ou plusieurs victimes. Les enquêteurs ne sont pas des personnes animés d’un optimisme foncier, ils ne rêvassent pas en sirotant leur thé. Ils y vont franco, du moment qu’ils ont une piste et des preuves. Il est bon, parfois, de rappeler dans quel ordre les choses fonctionnent, les preuves ne doivent pas se plaquer sur les intuitions des enquêteurs. Ils bousculent, parfois, les personnes qu’ils interrogent, parce que si eux et la procédure ont tout leur temps, ce n’est pas le cas des victimes potentielles.
Pourtant, il était bien joli, ce coin de Danemark où nous a entraîné Inger Wolf. La pêche est bonne (prévoir tout de même un détour par le poissonnier le plus proche si vous souhaitez dîner), la campagne est agréable, la forêt est accueillante, même les pavillons sont sympathiques, on y prend soin des chats errants. Et si la plupart des personnes sont bien ce qu’elles paraissent être, nous découvrons aussi des lâchetés, des errances, des secrets, des coutumes et des traditions qui se mêlent aux découvertes de la science.
Mauvaises eaux, et la maison d’édition Mirobole qui l’édite tout comme elle a édité l’assassinat d’Hicabi Bey d’Alper Caniguz méritent tous les deux le détour.
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Sharon
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