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[Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

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[Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

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[Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

Message par lalyre le Jeu 11 Sep 2014 - 19:27

[Desesquelles, Isabelle]
Les hommes meurent-les femmes vieillissent          
Belfond  14 août 2014-
ISBN 978 2 7144 5819 3        
218 pages
       
Quatrième de couverture
« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »
Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.
Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.
Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

Ma petite chronique
Cela fait vingt ans qu’Alice a créé l’Eden, un vrai paradis pour les femmes d’une même famille mais aussi des hommes.  Pendant ces années dans son institut de beauté, elle a touché beaucoup de corps, principalement de femmes qui lui font confiance, des femmes qui lui font des confidences comme si elles se parlaient à elle-même. Et avec les monologues c’est toute une famille  dont nous faisons connaissance, voici Caroline approchant la soixantaine qui adore écouter Véronique Sanson et Eve sa jeune cousine, morte il y a quinze ans, Lili qui à quatre-vingt-trois ans, blond platine aime toujours les regards des hommes sur elle, Barbara, quatorze ans , rousse mais n’aime pas les roux, elle n’aime pas Alice, Clarisse la cinquantaine, fréquente les cimetières, les églises mais pas Dieu, Eve trente-deux ans, fume des cigarettes au clous de girofle, Yves, quarante-trois , blonde mais ce sont des implants, attends une opération avec impatience, Jeanne, quatre-vingt-quatorze ans, cherche un parfum du passé qui lui ferait du bien et enfin Judith, tout juste née ne sait rien mais qui lors de sa naissance raconte que : Je sors la tête la première en un temps record. Au passage, je récupère l’herpès vaginal de maman. Mes parents s’extasient…..après on s’étonne que je recherche des compliments toute ma vie.

Mon avis
J’ai beaucoup ri en lisant la phrase de bébé Judith, Cependant il faut dire qu’un mystère empoisonne la vie de cette famille, une simple lettre en possession de l’un d’eux, mais qui ? Un roman amusant, interpelant, parfois grinçant mais prenant par la facilité du style et l’histoire de chacun des personnages. Personnellement je pense que ce roman s’adresse aux femmes de quarante à nonante-neuf ans.
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Re: [Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

Message par LAURALINE le Jeu 11 Sep 2014 - 20:26

Mon avis
Entrez à l'Eden, le salon d'esthétique, si bien nommé, de la belle Alice. Tout en dispensant ses soins à ces dames qu'elle appelle "les plus belles femmes", elle écoute les tensions, les joies, les colères de ces dernières. Et nous aussi, parce que chacune d'elles va se raconter, chapitre après chapitre, chacune avec sa "voix", toutes évoquant Eve l'absente, la fille, la soeur, la tante, la mère, celle qui a choisi de suivre son Pierre vers un autre Eden, laissant (ou pas !) une lettre adressée... à qui ?

J'ai beaucoup aimé ce roman, où se disent, dans l'atmosphère intime d'une cabine, toutes les vicissitudes, de 14 à 94 ans, tous les bonheurs, la peur de vieillir, les souffrances, les blessures, les mensonges, la vie en somme ! Ca sonne à la fois vrai et optimiste, car il y a beaucoup d'amour dans tout ça. Les personnages sont justes et attachant(e)s.

Prenez quelques heures pour vous, et rendez-vous à l'Eden !
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Re: [Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

Message par Sharon le Sam 29 Nov 2014 - 1:31

Mon avis :

Pour ce livre, on peut ne pas aimer le sujet apparent (les instituts de beauté) et aimer le sujet réel (les femmes, de la naissance à la mort).
En effet, je n’ai jamais mis les pieds dans un institut de beauté, et que je ne le ferai sans doute jamais. J’ai fait mienne cette devise d’une de mes proches : je ne veux être l’esclave d’aucun produit de beauté. Je ne veux pas rester chez moi, toute la journée, parce que je n’aurai pas fait de manucure, ni ne pas assurer mes cours parce que je ne me serai pas maquillée.
Ceci écarté, revenons à ce qui fait l’intérêt du roman : toutes ses voix de femmes, sans qu’aucune n’est vraiment plus de poids qu’une autre. A la tête de chacun d’entre eux, nous trouvons la fiche signalétique établie par Alice, ou comment l’esthéticienne est devenue à la fois confesseur et thérapeute. A force de soigner le mental, de diagnostiquer des troubles bipolaires pour un oui pour un non (merci Jeanne), on en oublie le corps. Alice, la bienveillante, sait tout sur vous, de ce que vous lui racontez ou de ce que votre corps lui raconte. Son antithèse ? Aïcha. Celle qui tient salon également ne se donne pas la peine de connaître ses clientes, juste celui de cibler leurs problèmes afin de mieux conserver leur clientèle. Alice, ou l’héroïne implicite de ce roman (je vous rassure, elle aussi aura son chapitre) ou Eve, la jeune suicidée.
Il est beaucoup question de transmission dans ce roman, et j’ai trouvé dommage au final que la transmission s’arrête (oui, je dévoile un peu l’intrigue). J’ai été touchée par le personnage de Manon, anorexique-boulimique, bousillée par ses parents même si ceux-ci paraissent les plus aimants du monde – ou comment faire du mal sans le savoir. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Eve la jeune, belle-fille d’Eve la disparue. Pour une fois, un roman qui ose parler du dégât que la grossesse cause sur le corps des femmes. Avez-vous déjà vu une de ses splendides émissions qui exhalent la maternité en parler, parler des solutions que l’on propose aux femmes pour y remédier ? Pas vraiment. D’ailleurs, le plus souvent, ce n’est pas traité avec gravité – comme le montre très clairement les propos d’Eve, la bien nommée, c’est juste le sort des femmes, leur corps est fait pour ça (non, la phrase n’est pas dans le livre, mais j’ai souvent entendu des médecins le dire à la télévision : « Le corps des femmes est fait pour porter des enfants », comme s’ils ne devaient servir qu’à cela). Il est aussi question de fécondation in-vitro, de sa réalité aussi, loin des images véhiculés par les médias – pas vendeur, pas glamour ? Je n’ai garde d’oublier Jeanne, qui rappelle comment les filles vivaient, il y a presque un siècle et que la quête du bonheur, et bien, n’existait pas.
Je terminerai par cette citation, d’une très grande justesse :
« On dit aux petites filles qu’il faut souffrir pour être belle, on devrait leur apprendre la volupté. Arrêter avec la petite sirène, il y a d’autres moyens de trouver un prince qu’en y laissant ses écailles«
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Sharon
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Re: [Desesquelles, Isabelle] Les hommes meurent-les femmes vieillissent

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