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[Alcacer, Amadeo] L'Alicanto

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[Alcacer, Amadeo] L'Alicanto

Message par Cassiopée le Ven 10 Oct 2014 - 23:19



Titre : L’Alicanto
Auteur : Amadeo Alcacer
Éditions : Santa-Rosa (Juillet 2014)
223 pages
ASIN: B00JV58E5S
Ebook


Présentation de l’éditeur


Le cadavre d'une jolie serveuse est retrouvé chez elle. En sept mois, six autres jeunes femmes ont disparu dans des circonstances similaires, assassinées à leur domicile. Les malheureuses sont toutes découvertes dans des poses très particulières, exposées à la manière des tableaux de la Renaissance.
Le capitaine Marquez demande à l'inspecteur Diego Alandia, qui a déjà suivi une affaire similaire dans on pays, de mener l'enquête. Le sinistre Alicanto nargue les forces de police et son narcissisme est connu de tous car le criminel se sert de la tribune d'un journal pour revendiquer ses meurtres.
La finesse de la description des états d’âme de l'enquêteur, ce vétéran au passé trouble, rend ce récit réaliste. Ses conflits intérieurs, en opposition avec l’odyssée macabre du tueur en série, viennent équilibrer ce roman noir des plus sombres.

Mon avis

« La mort ne pouvait pas se domestiquer, mais la crainte légitime qu’elle inspirait pouvait être annihilée, voir maîtrisée jusqu’à devenir acceptable. »

L’Alicanto est, au Chili, un oiseau mythologique.
Les oiseaux sont insaisissables, multiples par leur chant et  leur plumage … Il y a un peu de ça dans cet Alicanto qui se déroule sous nos yeux.

Déjà les personnages ont plusieurs facettes, que ce soit Diego Alandia qui quitte le Chili quelques jours pour aller en renfort en Argentine afin d’enquêter. Pourquoi ? Certaines similitudes dans le processus de meurtres d’un pays à l’autre… Diego est un homme sombre, qui subit sa vie plus qu’il ne la gère. Au niveau personnel et professionnel, il est toujours sur la corde raide, sur la brèche, entre deux… Entre quoi et quoi ? A la frontière du bien et du mal, de la tricherie et de l’honnêteté, de la haine et de l’amour…mi figue mi raisin, il oscille d’une situation à une autre….
Il y a également « L’Alicanto », assassin perfide, manipulateur, violent, sans scrupules, prédateur qui met en scène ses crimes comme autant d’œuvres d’art, narguant la police à travers ses écrits….
Et puis, cette journaliste ambiguë qui semble interpréter les faits à sa façon….
Ces protagonistes qui se côtoient de près, de loin, se dévoilent, se rétractent, s’égarent parfois sur d’autres routes, nous entraînant dans les méandres de l’intrigue mais aussi de leurs états d’âmes. Le lecteur apprend à les connaître, saisit certaines choses, doute, se demande si ce qu’il imagine peut être vrai et tourne les pages fasciné, dérouté, mais irrésistiblement attiré….

Après il y a le style, je devrais écrire « les styles » car l’auteur varie son écriture dans chacune des parties qui composent ce roman.
Au départ, c’est surprenant, cela peut sembler lourd et même bizarre… Qui est la personne qui s’adresse à Diego et lui dit tu ? « Tu prends alors une pose inspirée, puis tu contemples derrière le plaignant,….. » .C’est un espèce de regard extérieur, confirmant qu’il n’est pas réellement maître de sa vie….Un peu comme si son quotidien était épié à travers une paire de jumelles. Quelqu’un l’espionne-t-il ? Son âme est fouillée jusqu’au tréfonds, on accompagne ses recherches, ses raisonnements et en plus on découvre les pays où il se trouve : Chili et Argentine. L’ambiance est bien retranscrite, le climat de la contrée présenté avec finesse et précision.
Cette partie est habilement menée et au moment où je me disais « Bon, ça fait quelques pages que j’ai compris et il en reste encore beaucoup, que va faire l’auteur maintenant ? ». Paf ! Changement radical d’écriture, de contenu, de ton…

Bienvenue au monde du noir, dans le cœur sombre de l’Alicanto…On palpe l’horreur du doigt. Pas à pas, l’Alicanto se confie, s’exprime, se livre….Esprit tourmenté, pensées effarantes, sans aucun état d’âme, la mort est son domaine…Le plaisir de tenir la vie des autres entre ses mains, de les séduire, de les manœuvrer puis de les réduire à néant….
Ses commentaires détachés font froid dans le dos….

La dernière partie, dont je ne dirai rien, est l’aboutissement d’un thriller riche de par son contenu original, son approche des « hommes » et des sociétés où ils vivent.
De plus, une grande part est donnée aux raisonnements des principaux individus qui « hantent » les pages.... leur ombre se profilant dans la couleur rouge sang qui les relie …

Amadeo Alcacer, dont c’est le premier roman officiel, doit aimer l’art sous toutes ses formes (littéraires ou autres) car les références sont de qualité. Ce sont de petites touches de couleurs plus douces au milieu de ces rouge et noir désenchantés…..
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Cassiopée
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