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[Palliser, Charles] Quinconce - Tome 1: L'héritage de John Huffman

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[Palliser, Charles] Quinconce - Tome 1: L'héritage de John Huffman

Message par seriephile le Ven 27 Fév 2015 - 23:28



Titre : Quinconce, tome 1 : L'héritage de John Huffman
Auteur : Charles Palliser
Editeur : Libretto
Date de parution : 01/01/2015
Pages : 304

Quatrième de couverture :

Dans l’Angleterre du début du XIXe siècle, le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, comprend que sa mère, pauvre parmi les pauvres, est mystérieusement apparentée aux châtelains du lieu. Dès lors, il va consacrer sa vie à percer le secret de ses véritables origines et ne tarde pas à découvrir la cruauté qui fonde les castes sociales et qui déchire les êtres.

À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d’œuvre.

Mon avis :

L'auteur a su attiser ma curiosité avec ce premier volet de son histoire publiée en cinq volumes. Information peut-être anecdotique pour certains, mais utile à mon sens, le chiffre cinq n'est pas seulement visible dans le titre avec l'utilisation du mot Quinconce, nous le retrouvons également dans tous les découpages du roman.
Charles Palliser nous transporte au XIXe siècle, dans un univers très proche de celui de Charles Dickens, alors qu'ils ne sont pas contemporains. Charles Palliser a effectivement publié ce livre en 1989, mais il a su s'approprier les codes des écrivains de l'époque, tant dans les descriptions que dans l'utilisation du langage de l'époque, le tout faisant parfaitement illusion.
Le personnage principal de ce premier tome est le petit John Huffman, jeune garçon vivant avec sa mère. Ce dernier commence à poser des questions sur son père qu'il ne connait pas, et les réponses élusives de sa mère commencent à l'intriguer. Cette dernière en effet, ne souhaite pas s'étendre sur le sujet, laissant le petit John dans la plus grande confusion. Cependant, au détour de rencontres et de discussions avec des personnages aux intentions douteuses, l'anonymat de ce père finira par être la source des problèmes de cette famille pauvre a priori sans histoire, nous laissant à la fin de ce roman à un moment charnière de l'histoire de John et de sa mère.
Malgré le caractère sinistre de son histoire, on ne peut que se réjouir de retrouver ce petit garçon en quête de vérité dans chacun des cinq volets de cette histoire unique en son genre. Car il faut dire qu'on ne peut qu'être empathique, cherchant parfois à le préserver de ce qu'il pourrait découvrir.
Ce premier tome est une introduction à ce qu'il semble être un fresque initiatique en cinq volets. La recherche de ses origines par le petit John, sa volonté de mieux comprendre d'où il vient, lui permettra alors de mieux affronter son destin.
Quinconce est une représentation parfaite de la saga familiale, sur fond de secret, étroitement liée aux inégalités inhérentes aux classes sociales de l'époque.
Une lecture singulière très accrocheuse.
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Re: [Palliser, Charles] Quinconce - Tome 1: L'héritage de John Huffman

Message par Sharon le Ven 27 Fév 2015 - 23:49

Mon avis :

L’action se passe dans un petit village anglais, quasiment coupé du monde. Rien d’étonnant : nous sommes au début du XIXe siècle, la révolution industrielle n’a pas encore commencé, et seule le passage de la diligence sur la grand route vient troubler le calme de ce village. Parfois, des étrangers traversent le village, il ne manque pas d’être repérés, puis chassés : ces chemineaux n’ont rien à faire ici.
Attardons nous dans cette belle maison, justement, là où ce chemineau vient de se faire rembarrer de la belle manière. Y vivent une femme seule, et son fils John, le narrateur de cet histoire, tout jeune garçon dont le lecteur suivra la croissance. Ils sont entourés par la nourrice, la cuisinière, une jeune servante, un jardinier aussi, occasionnellement. La jeune femme pourrait respirer la tranquillité – pas du tout. Les ordres sont stricts, son fils ne doit parler à aucun étranger (cette consigne n’est pas si différente de celles que donnent les parents contemporains à leur progéniture), son fils n’a pas le droit de s’aventurer dans telle ou telle partie du village. Il ne peut non plus poser des questions sur son père, ou sur le père de Sukey , la jeune domestique superstitieuse. Ses interdits lui pèsent-ils ? Il est un enfant, un enfant solitaire, qui n’a pour compagnon de jeu que sa mère, les lectures qu’elle ou sa nourrice lui font. Aussi transgresse-t-il parfois, les interdits, se questionne-t-il sur tout ce qui l’entoure, attentif aux symboles et aux objets.
Le quatrième de couverture compare ce roman à Dickens, et je ne puis qu’être d’accord. Il montre la misère noire qui sévissait jusque dans les villages les plus paisibles, la difficulté à simplement vivre – et je ne parle même pas « vivre décemment » pour les domestiques trop âgés pour servir, ou pour les jeunes domestiques en charge de leurq nombreux frères et soeurs. J’ai surtout pensé aux Contes des deux villes, pour les procédés narratifs (ah ! ce narrateur omniscient qui s’introduit jusque dans les logis les plus secrets de la capitale anglaise, qui suit pas à pas des êtres qui pourraient être des disciples de Fagin) et à David Copperfield, pour les descriptions particulièrement évocatrices, qui s’intègrent parfaitement au récit et pour le destin contrarié de John. Sa mère a la douceur de celle de David, la naïveté aussi, sans pour autant être tombée dans les griffes d’un nouveau mari. Ses adversaires n’en sont pas moins redoutables, et elle semble terriblement démunie, terriblement seule aussi – et les paroles de Bissett sonnent comme autant d’inquiétantes anticipations.
Ce tome 1 du Quinconce est terriblement prenant. Quelles nouvelles épreuves attendent la mère et son fils dans les tomes suivants ?
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