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[Quadruppani, Serge] Saturne

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[Quadruppani, Serge] Saturne

Message par Sharon le Ven 24 Avr 2015 - 20:39


Titre : Saturne.
Auteur : Serge Quadruppani.
Edition : Folio
Nombre de pages : 267 pages.

Présentation de l’éditeur :

Alors que tout semble paisible aux thermes de Saturne, lieu de repos préféré des Romains, un homme ouvre le feu et fait trois victimes et plusieurs blessés avant de s’enfuir. La commissaire Simona Tavianello est chargée de l’enquête et tandis que la piste terroriste d’Al-Qaeda est toute désignée, elle préfère se rapprocher de Cédric Rottheimer, un détective privé. En mission sur les lieux pour le compte d’un mari jaloux, il a filmé la femme infidèle qui fait partie des victimes. Les meurtres sont d’évidence l’œuvre d’un professionnel et la commissaire ne veut négliger aucune piste, d’autant que, au moment des faits, se déroule à Gênes le sommet du G8. Or les thermes de Saturne sont aussi soupçonnés d’être un lieu idéal pour le blanchiment de l’argent.

Mon avis :

Si vous êtes fan d’Andrea Camilleri et de son commissaire Montalbano, vous connaissez déjà Serge Quadruppini, qui est son traducteur officiel. J’ai aimé, d’ailleurs, qu’il rende hommage au « maitre » dans une discrète intertextualité entre les romans siciliens et cette intrigue, sur fond de mondialisation et de lutte contre la Mafia moribonde.
Tout commençait si bien pour nos protagoniste pourtant. Ils se rendaient en week-end à Saturnia – deux couples, l’un uni, l’autre illégitime et à deux doigts de la séparation, une famille qui sait qu’elle sera bientôt désunie à cause de la maladie du père. Ajoutez un détective, qui devait suivre le couple illégitime et recueillir des preuves. Une fusillade éclate, trois femmes meurent, une adolescente est dans le comas.
Dire que l’enquête s’annonce ardue, que de nombreux bâtons seront lancés dans les roues de la commissaire est vraiment vous dresser l’intrigue à grands traits. Le tueur est facilement identifié, là est sans doute le point fort du roman. Commanditaires et mobiles sont nettement moins faciles à cerner, même pour leur bras armé.
Quant aux proches des victimes, elles n’ont plus du tout confiance en la justice, qui ne semble pas tout mettre en oeuvre pour faire toute la lumière sur ses meurtres. Je ne vous parle pas de la commissaire Simona Tavianello, trop impliquée pour qu’on ne cherche pas à la mettre sur la touche. Elle-même ne paraît plus avoir d’illusion sur la justice, ou plutôt sur la possibilité de rendre la justice. Inquiétant ? Oui, bien sûr. Ce qui est intéressant, cependant, est son altruisme. Penser aux plus faibles, toujours – ne recueille-t-elle pas le chat et le lapin de son défunt ami assassiné ? Celui-ci avait presque reconstituer la troupe des musiciens de Brême, avec l’âne et le chien (ne manquait que le coq). Des animaux qui donnèrent plus de fil à retordre au tueur que de la police sur ses trousses.
Autre point qui m’a touché dans ce récit est l’absence de jugement moral : toutes les histoires d’amour méritent autant d’attention, ont la même valeur, qu’elles soient hétérosexuelles ou homosexuelles. Ni l’auteur, ni les personnages ne cherchent à quantifier les douleur de celles et ceux qui ont perdu leurs conjoints, homme ou femme. Le lecteur croisera ainsi des personnages remarquables, pour fort peu de temps malheureusement.
Carpe diem, en pensant aux personnes que vous aimez. Drôle de message pour un roman policier, et pourtant, n’est-ce pas ce que font tous les personnages survivants lors de l’épilogue ? Ils ont bien raison.
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Sharon
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