[Camus, Albert] L'étranger
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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Fontaine a écrit:Je me permets de rectifier le début de la critique d'Ansault, la première phrase du roman est encore plus terrible: "Aujourd'hui, maman est morte" Et si on n'est pas déjà assommé, la seconde est terrible: "Ou peut-être hier, je ne sais pas." C'est encore plus violent que d'écrire "Hier maman est morte", non?
Exact... Je citais de mémoire... mais c'est vrai que c'est encore plus percutant ensuite.
Fontaine a écrit:Meursault (meurt sot???)
Brillant... j'adore...
Re: [Camus, Albert] L'étranger
je l'ai lu contrainte et forcée pour mon bac de français, et le seul souvenir qu'il me laisse c'est un ennui profond !
je pense que je n'étais pas dans un état d'esprit pour comprendre ce roman, mais je n'ai vraiment pas envie de m'y remettre pour voir si j'adhère mieux à ce livre...
je pense que je n'étais pas dans un état d'esprit pour comprendre ce roman, mais je n'ai vraiment pas envie de m'y remettre pour voir si j'adhère mieux à ce livre...

lou40- Grand expert du forum

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Re: [Camus, Albert] L'étranger
C'est un livre....étrange. L'incapacité totale du personnage à s'émouvoir peut nous mettre un peu mal à l'aise, mais ne nous laisse jamais indifférents: Parfois il nous agace, parfois il nous fait un peu pitié, souvent il nous surprend... Le style très épuré fait ressortir encore davantage l'absence d'émotions du personnage. Ce n'est pas un coup de coeur pour moi, mais j'ai trouvé cette lecture intéressante.

stella- Apprenti

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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Je viens de terminer ce livre. J'en avais tellement entendu parler, qu'il fallait impérativement le lire.
Et bien, je ne saurais trop quoi en dire... Je rejoins l'impression de Stella. C'est un livre étrange, qui pour ma part n'a pas été un coup de coeur. C'est une lecture incontournable, c'est indéniable. Ce style au phrasé court, où aucun mot n'est placé là "par hasard". Aucune description à rallonge et inutile. Camus va toujours à l'essentiel.
Le personnage de Meursault m'a souvent agacé à vrai dire ! Son détachement, ces "ça m'est égal" (phrase qui m'insupporte dans la vie
), son manque d'émotion... Peut-on dire d'humanité par moments ? Il est vraiment "étranger" au monde qui l'entoure. Meursault est tout simplement absurde, de même que les personnes qui forment sont entourage.
Je l'ai apprécié, oui. Mais pas plus.
Et bien, je ne saurais trop quoi en dire... Je rejoins l'impression de Stella. C'est un livre étrange, qui pour ma part n'a pas été un coup de coeur. C'est une lecture incontournable, c'est indéniable. Ce style au phrasé court, où aucun mot n'est placé là "par hasard". Aucune description à rallonge et inutile. Camus va toujours à l'essentiel.
Le personnage de Meursault m'a souvent agacé à vrai dire ! Son détachement, ces "ça m'est égal" (phrase qui m'insupporte dans la vie
Je l'ai apprécié, oui. Mais pas plus.

Laury- Apprenti

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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Je l'ai lu il y a très longtemps et mon souvenir est vague. Mais je me souviens parfaitement d'avoir été très impressionnée. Et un livre qui me prend aux trippes c'est toujours un coup de coeur.

Octavia- Membre assidu

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Re: [Camus, Albert] L'étranger
J'adore! Malgré la fin tragique, la narration est captivante.

dada780- Grand expert du forum

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Genre littéraire préféré: romans historiques/policiers/etc...
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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Mon avis :
L’étranger de Camus. Un titre qui hante les salles de classe, les cafés pleins d’étudiants désœuvrés, les cercles et les émissions littéraires. Un titre qui était tout, ou presque, ce que je connaissais du livre, un titre qui ne prend tout son sens qu’une fois le livre refermé.
La narration désincarnée traduit superbement le détachement du personnage principal. Un personnage qui restera, d’un bout à l’autre du récit, un mystère pour le lecteur. Les actions, les gestes, les sensations s’enchaînent sans que jamais la moindre émotion, la moindre pensée, n’interfère. Difficile de ressentir de la sympathie pour cet être incapable d'exprimer le plus petit sentiment, un être qui souffre de la chaleur, de la lumière, mais ne semble jamais ressentir ni colère, ni reconnaissance, ni peur. Difficile, donc, de ne pas comprendre la répugnance de ses juges, de ses jurés, même de son propre avocat, face à un homme qui en a tué un autre et qui n’en éprouve rien : ni remords, ni fierté. Rien. A tel point qu’il n’est même pas capable de mentir, de feindre, pour sauver sa peau.
Pourtant, difficile également de ne pas comprendre ce que ce jugement, cette condamnation à mort, a d’absurde et d’injuste. Car ce n’est pas pour ce crime que Meursault sera condamné, mais parce qu’il cristallise tous les préjugés et les a priori de ses semblables. Son comportement, de simplement étrange, devient suspect, criminel, à la lumière de son geste : un homme qui met sa mère à l’hospice, qui ne pleure pas à son enterrement, qui fréquente une femme pendant son deuil, qui fréquente un soi-disant souteneur, ne peut être qu’un monstre. Un monstre qui, un jour ou l'autre, perpétrera un crime véritablement odieux.
Ou comment l’étranger, étranger à lui-même, étranger aux autres, étranger aux conventions, peut devenir, à la faveur d’un geste, d’un événement tragique mais banal, l’ennemi. Un ennemi que l’on peut détester, harceler, tuer enfin, en une sorte de sacrifice qui dédouanera la société de n’avoir rien vu, de n’avoir rien fait. Meursault, d’ailleurs, comprend et exprime cette notion de sacrifice, son statut de victime expiatoire.
«Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine.»
En bref, une écriture sobre et brillante, des niveaux de lecture multiples, un récit profond.
Un classique à ne surtout pas négliger.
Ma note : 8/10
L’étranger de Camus. Un titre qui hante les salles de classe, les cafés pleins d’étudiants désœuvrés, les cercles et les émissions littéraires. Un titre qui était tout, ou presque, ce que je connaissais du livre, un titre qui ne prend tout son sens qu’une fois le livre refermé.
La narration désincarnée traduit superbement le détachement du personnage principal. Un personnage qui restera, d’un bout à l’autre du récit, un mystère pour le lecteur. Les actions, les gestes, les sensations s’enchaînent sans que jamais la moindre émotion, la moindre pensée, n’interfère. Difficile de ressentir de la sympathie pour cet être incapable d'exprimer le plus petit sentiment, un être qui souffre de la chaleur, de la lumière, mais ne semble jamais ressentir ni colère, ni reconnaissance, ni peur. Difficile, donc, de ne pas comprendre la répugnance de ses juges, de ses jurés, même de son propre avocat, face à un homme qui en a tué un autre et qui n’en éprouve rien : ni remords, ni fierté. Rien. A tel point qu’il n’est même pas capable de mentir, de feindre, pour sauver sa peau.
Pourtant, difficile également de ne pas comprendre ce que ce jugement, cette condamnation à mort, a d’absurde et d’injuste. Car ce n’est pas pour ce crime que Meursault sera condamné, mais parce qu’il cristallise tous les préjugés et les a priori de ses semblables. Son comportement, de simplement étrange, devient suspect, criminel, à la lumière de son geste : un homme qui met sa mère à l’hospice, qui ne pleure pas à son enterrement, qui fréquente une femme pendant son deuil, qui fréquente un soi-disant souteneur, ne peut être qu’un monstre. Un monstre qui, un jour ou l'autre, perpétrera un crime véritablement odieux.
Ou comment l’étranger, étranger à lui-même, étranger aux autres, étranger aux conventions, peut devenir, à la faveur d’un geste, d’un événement tragique mais banal, l’ennemi. Un ennemi que l’on peut détester, harceler, tuer enfin, en une sorte de sacrifice qui dédouanera la société de n’avoir rien vu, de n’avoir rien fait. Meursault, d’ailleurs, comprend et exprime cette notion de sacrifice, son statut de victime expiatoire.
«Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine.»
En bref, une écriture sobre et brillante, des niveaux de lecture multiples, un récit profond.
Un classique à ne surtout pas négliger.
Ma note : 8/10
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En cours :
Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol
Les caprices de Miss Mary, de Colleen McCullough

Saphyr- Grand sage du forum

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Genre littéraire préféré: SF, Fantastique, Policiers... Un peu tout en fait !
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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Ce livre est sûrement l'un de mes préférés, c'est un livre magnifique, écrit dans un style très simple et pourtant les sujets abordés sont très profond. Un roman puissant avec différents niveaux de lecture.
Et je tiens à signaler qu'il est interdit de penser autre chose à son sujet, sinon vous risquez d’être exécuté sur la place publique.
Et je tiens à signaler qu'il est interdit de penser autre chose à son sujet, sinon vous risquez d’être exécuté sur la place publique.

Sarfre- Membre connaisseur

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Localisation: Metz
Emploi/loisirs: Informatique
Genre littéraire préféré: Romans classiques, contemporains; Sciences humaines; Fantasy; Policier, Thriller.
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Re: [Camus, Albert] L'étranger
Très bel exercice sur la nature humaine. Les phrases sont courtes et très précises, très nettes. Ce qui est dit est ce qui est écrit. Un des sujets traîte du problème d'identification de la personne, jusqu'où cette personne est influençable.
Brillant et facile à lire.
Ma cote: 4/5
Brillant et facile à lire.
Ma cote: 4/5

Moulin-à-Vent- Membre connaisseur

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Emploi/loisirs: Retraité
Genre littéraire préféré: Roman historique
Date d'inscription: 07/01/2012
Re: [Camus, Albert] L'étranger
Ado, j'ai lu et relu ce livre je ne sais combien de fois...Il faudrait que je le relise aujourd'hui pour savoir ce qui me fascinait comme ça, car j'ai oublié. Mais j'ai peur de ne pas retrouver cette fascination et d'être déçue, c'est que j'ai un peu vieilli voyez-vous...

titibus- Membre connaisseur

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Genre littéraire préféré: roman
Date d'inscription: 02/11/2011
Re: [Camus, Albert] L'étranger
Mouai... Pour ma part, je n'ai pas été touché par le personnage... J'avais plutôt envie de lui mettre des claques...
Je n'ai donc pas trop aimé...
Je n'ai donc pas trop aimé...
krackinette- Membre assidu

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Age: 26
Localisation: paris
Emploi/loisirs: nourice
Genre littéraire préféré: police judicière
Date d'inscription: 05/05/2012
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