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[Gouiran, Maurice] Les vrais durs meurent aussi

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[Gouiran, Maurice] Les vrais durs meurent aussi

Message par Cassiopée le Ven 17 Juil 2015 - 23:28



Les vrais durs meurent aussi
Auteur : Maurice Gouiran
Éditions : Jigal (Mai 2015)
Collection : Polar (Poche)
Nombre de pages : 336
ISBN : 979-10-92016-40-6


Quatrième de couverture

Qu’un légionnaire assassiné nous entraîne dans les méandres de la guerre d’Algérie… passe encore ! Mais quand deux, trois puis quatre de ces mercenaires à la retraite sont retrouvés égorgés, difficile d’imaginer que d’autres guerres plus anciennes, l’Indochine ou la 2e guerre mondiale, puissent en être la cause ! Et pourtant… Des faubourgs d’Alger au trésor perdu des nazis, du delta du Mékong aux lacs autrichiens, de New York au camp des oubliés de Sainte-Livrade, Clovis, égal à lui-même, va parcourir le monde et relire l’Histoire afin de démêler ce sac de nœuds aux racines obscures ! Mais quel est donc le lien entre les habitués du Beau Bar, ces virils baroudeurs, les rapatriés et la Madone de Botticelli ?

Mon avis

Si je vous dis C.A.F.I. vous me dites « je connais » ou « c’est quoi ? » ?
Un indice ? Saint Livrade… Ça vous aide ?
Rassurez-vous. Moi non plus, honte à moi, j’ignorais tout du Centre d'Accueil des Français d'Indochine.
En deux mots : Après le drame de Dien Bien Phu et les accords de Genève en 1954, l’Indochine est partagée en deux, tous ceux qui ne veulent pas vivre sous le régime du Nord Vietnam sont rapatriés en France à partir d’avril 1956. Ils (1200 personnes dont 740 enfants qui ont parfois des pères militaires français) sont accueillis sur la commune de Sainte Livrade dans un camp installé vite fait, sans trop de confort, qui deviendra le Centre d’Accueil des Rapatriés d’Indochine (CARI) puis plus tard le Camp d’Accueil des Français d’Indochine (CAFI).
Bref, c’est ça que j’apprécie chez Monsieur Gouiran : il met au grand jour des aspects du passé dont je ne sais rien ou pas grand-chose. Il les inclus avec brio dans une enquête mené par Clovis, son personnage récurrent. C’est tellement bien fait que ça ne ressemble pas à une leçon d’histoire rébarbative. Les éléments dits « historiques » sont introduits petit à petit et ainsi on découvre le sujet du livre. Pour celui-ci, il explique, dans les dernières pages, comment l’idée d’écrire sur ces femmes et ces hommes lui est venue.

L’écriture de Maurice Gouiran est agréable, parfois teintée d’humour car Clovis s’ exprime comme quelqu’un du midi. Il lui faut le soleil et les paysages qui vont avec, de jolies femmes, des boissons fraîches et son accent se met à chanter, on l’entendrait presque en le lisant…
Les références (ici sur le camp de Saint Livrade) sont crédibles, précises, intégrées avec intelligence dans le récit global.

Clovis, son personnage principal, est un ex grand reporter, il vit dans la garrigue et aide ses amis si besoin. Cette fois-ci, ce sont d’anciens mercenaires qui sont retrouvés assassinés dans des conditions particulièrement atroces que je ne détaillerai pas. Pour quelles obscures raisons ? Qui peut agir ainsi et surtout pourquoi ? Ces soldats sont-ils reliés pat un même mystère ? Par un concours de circonstances, suite à la demande de Biscottin, un des ses copains, Clovis va se retrouver à mener des investigations de très près. Pourtant le tueur est rapidement arrêté et le mobile trouvé : il aurait agi par vengeance. On ferme le livre et on passe au suivant ? Et non !

Biscottin a reçu des documents d’un pote, le Polack, qui est maintenant introuvable. Clovis, aidé de la belle Alexandra, (qui a tout d’une femme complète : elle sait faire parler ceux que Clovis interroge (ah une présence féminine qui rassure) et elle est plutôt douée côté câlins), mène son enquête. Cela le(s) fait voyager de lieu en lieu, poser des questions, découvrir des aspects cachés de l’histoire et des événements dont la France n’est peut-être pas très fière (ce qui expliquerait la méconnaissance du C.A.F.I.).

L’intrigue se suit sans problème Il y a un peu de légèreté de temps à autre et le plaisir de lire est complet. On garde en mémoire ce C.A.F.I. et on se dit que Maurice Gouiran, sans tabou, sans pathos, parle, avec un ton juste, de personnes qui ont souffert et on se dit que, sans doute, certains de leurs descendants souffrent encore…. Et nous, on fait quoi ?
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Re: [Gouiran, Maurice] Les vrais durs meurent aussi

Message par Step le Sam 18 Juil 2015 - 9:23

Merci Cassiopée pour cette présentation, peut-être un peu dur à lire pour les âmes sensibles à une époque ou on nous parle de têtes tranchées sans sourciller! Peut-être que l'humour adoucit les choses!

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Re: [Gouiran, Maurice] Les vrais durs meurent aussi

Message par lalyre le Ven 9 Oct 2015 - 19:05

Un tout grand merci à toute l'équipe de PartageLecture et aux Editions Jigal sans qui je n'aurais pas connu Maurice Gouiran, il est certain que je lirai d'autres romans de cet écrivain


Ma petite chronique

Et voilà un polar tel que je les aime, plongée de suite dans l’ambiance en apprenant que déjà trois anciens légionnaires sont assassinés après avoir été torturés. Après cette découverte, me voici chez Biscotin qui habite une petite maison délabrée dotée de deux pièces minuscules, il ne sent pas à l’aise, il a peur ce brave vieux car le dénommé Polak lui a confié une mystérieuse boite à chaussures, que doit-il faire de cette boite ? C’est la question qu’il pose à Clovis, Clo pour les intimes. Il faut aussi dire que la canicule dérange les esprits et justement on force les petits vieux à boire à gogo, mais à la Varune, les vieux n’écoutent pas les ministres…y disent que ce sont des conneries, d’ailleurs heureusement  qu’il y a le Beau Bar. Il semblerait que l’on a trouvé le coupable, un certain Boualem qui a avoué, tiens donc, serait-ce par vengeance, car des légionnaires ont pillé, violé et tué pendant la guerre d’Algérie, mais était-ce une raison pour tuer des vieillards de plus de quatre-vingts ans ? Cependant Clo n’est nullement satisfait, il va poursuivre son enquête, d’autant plus que Zouba qui rêvait d’un grand procès pour crime contre l’humanité, ce qui aurait  mis la France au banc des accusés, a récupéré, grâce à des complicités, pas mal de documents dans les archives de la Légion étrangère, à Sidi-Bel-Abbès. Parlerais-je d’Alexandra, la belle amante de Clo, d’une certaine Lé ou de la jolie tenancière du Beau Bar et bien d’autres personnes toutes très attachantes. On bouge beaucoup dans ce polar, le camp de la Livrade ou le camp de oubliés, Marseille, l’Estaque et la Garrigue mais l’ambiance et les odeurs de la Provence si bien décrites…..

Mon avis
J’ai abrégé ma chronique car il y a tant à dévoiler dans ce roman ou l’auteur a eu l’art d’écrire phonétiquement cet accent si savoureux de la Provence avec le soleil et les boissons fraîches, il y a de quoi faire rêver. Mais tout n’est pas rose dans ce polar, une sombre histoire de nazis, un trésor enfoui dans la vase d’un lac, des époques peu glorieuses, atrocités commises par des militaires quels qu’ils soient…. Tout cela raconté par l’agréable écriture de Maurice Gouiran, dont je découvre l’humour tout en nous offrant des rebondissements. Si ce n’était pas un polar, je pense que ce roman aurait pu être classé dans les historiques. 5/5

Une phrase que j’ai aimée parmi d’autres:

Lorsque la nuit descend, les rescapés de Sainte-Livrade regardent les eaux vertes du Lot en songeant au Mékong.
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