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[Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

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[Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par bella333 le Jeu 5 Nov 2015 - 8:31



Editeur Pocket
Date de parution 13/08/2015
Collection Pocket, numéro 16007
EAN 978-2266250153
ISBN 2266250159
Nombre de pages 312

Quatrième de couverture:

Quartier de Tribeca, Manhattan. Ici, il faut avoir beaucoup d’argent, sans passer pour un banquier. Affecter un job artistique et un mariage d’amour. Se surprotéger mais feindre l’insouciance bohême. Comme ces quelques pères de famille ? journaliste, cuisinier, marionnettiste, photographe ? qui se retrouvent chaque matin au café, après avoir déposé leurs enfants à l’école chic du coin.Au fil de l’année scolaire, ils dévoilent leurs secrets et leurs passions, leurs mariages et leurs adultères, leurs espoirs et leurs illusions perdues.Car ici comme ailleurs, on s’ennuie, on s’aveugle, on se trompe?

Mon avis:

Tout d’abord je remercie les éditions Pocket et Partage Lecture pour ce partenariat.

Tribeca, célèbre quartier huppé de New-York.  C’est la vie de père de famille vivant dans ce quartier que l’auteur nous propose de partager le temps d’un livre. L’ingénieur du son, le photographe, le sculpteur, le gangster etc. C’est par leur métier qu’ils sont identifiés en première page du livre car même s’ils ont une identité propre ils pourraient être n’importe quels hommes du quartier.

Tribeca est un quartier qui fait rêver. On y croise des hommes riches, des femmes belles et célèbres. On pourrait croire que leurs vies sont incroyables, qu’elles valent plus que les notre. Pourtant Tribeca c’est aussi des amours trompés, des espoirs et des regrets, des vies ratés, des pleurs, la maladie, la drogue, l’alcool qui rapproche et détruit. Mais c’est aussi le paraître, l’argent à faire pâlir oncle Picsou, les soirées sur des yachts, les ragots et les on-dits. Ne jamais rien montrer aux autres que ce qu’on veut laisser voir. Parler beaucoup de choses vides pour ne pas parler de l’important, de l’essentiel.

Au fond Tribeca ne vaut pas mieux que nos quartiers plus simples, moins bourgeois. C’est juste la vraie vie caché sous les ors et les paillettes pour donner une touche glamour.

J’ai été surprise par la lecture car la première de couverture annonçait « portrait décapant d’une bande de père de famille à Manathan » aussi j’ai été étonné de voir tout les chapitres consacrés aux enfants, épouse, baby-sitter.  De plus dans la quatrième de couverture on nous explique que ces pères se retrouvent chaque matin pour petit déjeuner ensemble or si on l’évoque c’est sans plus et je m’attendais à les voir souvent deviser autour d’un café. Bref ne pas se fier à la couverture !

J’ai eu beaucoup de mal avec le côté sexe, drogue et alcool, non pas que je sois prude mais voir des personnages défoncés à longueur du temps alors qu’ils ont des enfants ça me révulse. Les enfants ne sont pas mieux que leurs parents, ayant compris très tôt qu’il fallait écraser pour être au dessus des autres, qu’il fallait laisser à la traîne ceux qui ne suivaient pas pour réussir même si c’est de la famille. Ça fait froid dans le dos moi je vous le dit.

Alors ai-je aimé ce livre ? Au final mon avis est mitigé. J’ai été gênée par les personnages et le contexte social mais l’écriture est fluide et le fait que chaque chapitre propose un personnage différent fait qu’il se lit facilement. Peut être que le côté voyeur m’a attiré quand même. Quand je vous dis qu’ eux et nous c’est la même choses Wink


Dernière édition par bella333 le Sam 14 Nov 2015 - 9:17, édité 1 fois

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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par louloute le Jeu 5 Nov 2015 - 9:29

Merci Bella pour ta critique  Very Happy
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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par creuse le Mer 11 Nov 2015 - 22:41

merci et bravo Bella pour cet avis Smile
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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par Zia le Jeu 12 Nov 2015 - 14:49

Je l'ai terminé hier soir.
J'écrirai ma critique bientôt.
Je ne lis pas ta critique tout de suite, bella, pour ne pas être influencée. Mais j'ai hâte de la découvrir ensuite.
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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par Zia le Ven 13 Nov 2015 - 23:33

Portraits croisés de pères de famille vivant dans le quartier de Tribeca à New-York, un quartier industriel devenu bourgeois bohême : les entrepôts se sont transformés en loft et les artistes ratés ont laissé place aux hommes d'affaires, avocats, producteurs...

***

L'entrée dans ce livre a été assez pénible. Un seul mot me venait à l'esprit : cynique.
Alcools, drogue, sexe, dépendance aux médicaments... Les personnages sont tous plus noirs et paumés les uns que les autres. Chaque chapitre nous décrit un nouveau personnage, sans qu'on puisse faire le lien entre eux.

J'avoue qu'à ce stade, je ne voyais aucun intérêt au livre. Et si ce n'avait été une lecture faite dans le cadre d'un partenariat, je crois que j'aurais abandonné.

Et puis, il y a eu le chapitre sur les enfants... ou comment une petite fille comme les autres réussit à dominer ses camarades et à faire sa loi dans la cour de l'école.

Et le chapitre sur les vacances à Ibiza, avec séjour sur un yacht. Ce n'est pas un milieu qui m'intéresse, mais ça permet au moins d'apporter un peu de soleil et de détente dans ce livre bien triste, ainsi qu'un regard sur le handicap.

Mes petites filles, elles sont belles à la lumière tamisée, sur les draps bleus, leur peau noircie par le soleil, leurs cheveux bruns striés de blond. Je ressens ce que ressentent toutes les mères, le souhait égoïste de figer le temps, de les garder à jamais petites, éloignées des blessures et de la haine de la vie réelle.

Dans le dernier tiers du livre, le propos devient plus intéressant : les personnages se croisent, les relations entre eux se précisent et surtout il y a une réflexion sur l'évolution du quartier de Tribeca, sur les professions qu'on y croise et sur l'avenir des personnages en ce lieu. Certains réussiront, d'autres partiront.
Les relations sociales sont disséquées. On voit que l'argent domine tout. J'ai apprécié le chapitre sur la baby-sitter qui cherche une place à l'université. Comment faire pour réussir quand on n'a pas ce qu'il faut pour payer les frais de scolarité ? Est-on dès le départ condamné à rester au service des riches sans pouvoir évoluer ?

Concernant l'écriture, je n'ai pas trop aimé le vocabulaire parfois vulgaire.

Je me dis que je ne veux pas savoir qui a baisé avec qui. Que je devrais m'en ficher. Mais je connais mon mari, c'est la situation idéale pour aiguillonner son infidélité - baiser une belle femme tout en récoltant de l'argent pour son business. A moins que dans la transaction, il ait été prévu aussi que je devais coucher avec Francisco

Je n'ai pas apprécié non plus le changement de narrateur à chaque chapitre : on s'y perd, on ne sait pas qui parle, et il faut constamment se souvenir des relations entre les personnages, ce que j'ai eu beaucoup de mal à faire (peut-être à cause des prénoms américains : Brooke, Penny, Shannon, Mike, Brick... je mélangeais tout).

Il faut cependant reconnaitre que l'auteur sait faire des portraits précis et parfois touchants, comme celui-ci :

Les pères sont une espèce mystérieuse pour leurs filles. Durant toute leur jeunesse, elles béent d'admiration pour l'homme en pleine maturité, pivot de leur vie. Celui qui vous porte sur ses épaules, sait accrocher un tableau, vous apprend à monter à bicyclette ou à nager. Mais c'est aussi un personnage distant, silencieux, vague, bafouilleur, endormi, indifférent, qui, lorsqu'il finit par se mettre en colère, interdit et confisque sans pitié, notamment votre téléphone portable. Mais il est là, toujours là.

En conclusion, c'est une lecture qui me laissera peu de souvenirs et que je ne recommanderai pas.
Je vote : moyennement apprécié.

Je remercie le forum et les éditions Pocket pour ce partenariat.
La couverture du livre avait attiré mon attention, et j'avoue que je la trouve toujours très réussie.

Un dernier extrait :

Je pensais à l'un de ces gadgets où vous lâchez une bille dans un tube, à la suite de quoi elle dévale toutes sortes de tunnels et de tournants pour aller buter contre un domino qui provoque la chute de toute une rangée de dominos jusqu'à ce que le dernier tombe sur une échelle  qui bascule si bien que l'eau se déverse d'un bol dans un tuyau et ainsi de suite et finalement, après une douzaine d'autres petites connexions, une ampoule électrique s'allume. Je suppose que le mariage ressemble à ça - une série de connexions, finalement dérisoires, qu'il faut établir de façon que naissent la lumière ou l'obscurité.
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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

Message par Sharon le Lun 23 Nov 2015 - 21:25

Mon avis :

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Pocket pour ce partenariat.
En lisant le quatrième de couverture, je m'attendais à lire un Desperate Housewife au masculin. Quel père peut en effet prendre le petit déjeuner avec ses amis tous les matins ? En cela, j'ai vite déchanté puisque nous ne voyons que rarement les pères ensemble. Bien au contraire, chaque chapitre est consacré à un personnage, pas toujours un personnage masculin d'ailleurs, puisque la femme et la fille du premier narrateur ont droit elles aussi à leur chapitre. Non, s'il me fallait vraiment chercher un parallèle, ce serait avec Arlington Park de Rachel Cusk, qui présente la même technique narrative - et les mêmes défauts. J'aurai aimé pouvoir passer plus de temps avec certains personnages, peut-être cela m'aurait-il permis de m'attacher à eux. Je dis bien "peut-être" parce que rares sont les personnages à être attachants. Le photographe, quand il se remémore son enfance. Les jumelles, Anouk et Amélie, sous l'oeil aimant de leur mère. Cela fait peu.
Cela fait peu de noms, aussi, puisque les personnages sont définis avant tout par leur adresse et par leur profession - au point qu'ils pourraient presque paraître interchangeables. Ils se considèrent comme des artistes, ils n'en sont pas, non qu'ils ne vivent de leur travail, mais parce que, justement, ils sont avant tout des commerçants, ayant su parfaitement mener leur barque et remplir leur compte en banque, que des artistes. De la rock star qu'ils ne sont pas (aucun véritable musicien, d'ailleurs), ils n'ont conservé que le sexe et la drogue, qu'ils consomment (leur femme également) sans culpabilité ni arrière-pensée.
Père ? Oui, parfois, dans le sens où ils véhiculent leur progéniture à l'école ou à la maison. Et encore. De là à dire qu'ils prennent réellement soin de leur enfant, s'inquiètent de leur bien être, il y a un pas (de géant) que certains ne franchissent pas, par respect pour les conventions et pour pouvoir conserver leur petit confort. Certains enfants ont d'ailleurs bien compris comment, déjà, se comporter comme des tyrans de cour de récréation.
Peu à peu, des liens se tissent entre les différents protagonistes, surtout dans la seconde moitié du roman, des personnages de second plan se retrouvent soudain en pleine lumière, éclairant au passage certains faits, sans provoquer, encore une fois, un attachement, une empathie pour ses pauvres petits artistes ratés riches malgré tout.
Ai-je apprécié ce livre ? Très moyennement. Je regrette de n'avoir pu l'apprécié davantage.
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Re: [Greenfeld, Karl Taro] Triburbia

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