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[Kasischke, Laura] La vie devant ses yeux

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[Kasischke, Laura] La vie devant ses yeux

Message par Sharon le Jeu 15 Sep 2016 - 16:57


Titre : La vie devant ses yeux.
Auteur : Laura Kasischke.
Editeur : Le livre de poche.
Nombre de pages : 336

Présentation de l’éditeur :

Diana vient d’atteindre la quarantaine ; elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. Elle est cette mère de famille américaine typique, qui accompagne les sorties scolaires de sa fille, qui cuisine admirablement et enseigne le dessin à mi-temps.
Pourtant le passé – et l’événement traumatisant qui en est au cœur – ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de Diana.

Mon avis :

Ce livre a été adaptée au cinéma, et j’ai vu son adaptation l’an dernier, au cours d’une insomnie. Je peux dire d’entrée de jeu que le livre est plus réussi que le roman, sans doute parce qu’il est moins répétitif, que la fin offre une toute autre ouverture et que des détails ont été sacrifiés.
Prenez le coeur de l’action dans le film, la fusillade – j’ai eu l’impression qu’il était constamment d’elle. Dans le roman, elle occupe réellement deux moments, et il n’est pas aussi souvent question de célébrer les survivants, et les morts.
Je ne vais pas non plus révéler le retournement de situation, que chaque lecteur interprète à sa guise, finalement. Je parlerai simplement de Diana, une mère de famille américaine presque ordinaire, une desperate housewife avant la lettre. Mariée à son professeur d’université (qui a divorcé de sa première femme pour elle), mère d’une petite fille, Emma, elle enseigne les arts plastiques à mi-temps, ce qui lui laisse le temps de travailler dans son atelier. L’action se déroule sur deux jours, et de subtiles aller-retour entre le passé et le présent de Diana. Subtiles, parce que le femme qu’elle est devenue semble n’avoir aucun lien avec la jeune fille qu’elle a été, et la question est là : comment est-elle passée de l’une à l’autre ?
Ce roman semble l’autopsie d’une catégorie de personne promise à une mort certaine : l’adolescente. Elle peut manger ce qu’elle veut sans grossir, vingt ans plus tard, elle pèsera tous ses aliments pour ne pas grossir (et moi, à 38 ans, de reprendre une barre de chocolat noir). Elle s’habille de manière provocante, sans vraiment supporter d’attirer le regard des autres, elle s’habillera avec des vêtements chics mais… elle apprécie que l’on se retourne sur elle. L’adolescente porte des bijoux fantaisie qui ne servent à rien, sinon à être joli, elle n’en portera plus, comme si cela ne se faisait pas, préférant l’utile (la montre) et ce qui montre son statut social. Elle raconte tout à sa meilleure amie, presque tout, elle rêve sa future vie.
Et quel est-elle, cette vie, finalement ? Profondément conformiste, banale, répétitive, avec des ratés parfois. Sont-ils le fruit de l’imagination de Diana ? Sont-ce de vrais dérapages ? Diana est seule, avec son mari et sa fille, elle n’a aucun lien avec ses voisins, presque aucun avec ses étudiants. La maison est impeccablement tenue, rien ne manque à son mari qui, il faut bien le dire, est charmant, prévenant et cultivé.
Une vie immobile, puisque Diana n’a jamais quitté les lieux de son enfance, passant d’enfant délaissée par sa mère, qui devait trimer pour l’élever, d’ado rebelle ayant conservé une part de naïveté à femme respectable. La religion n’est pas oublié puisqu’elle est au centre de la vie de Maureen, la meilleure amie d’Emma, qui appartient à ce que je qualifierai presque de « secte », ce qui ne manque pas d’effrayer sa mère – la fameuse liberté américaine. Cette même liberté qui fait qu’un ado peut rentrer dans son lycée et tirer sur tous.
La vie devant ses yeux est un roman qui porte très bien son titre et que je vous recommande.
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Sharon
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