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[Cabesos, Violette] Portrait de groupe avec parapluie

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[Cabesos, Violette] Portrait de groupe avec parapluie

Message par Sharon le Ven 23 Sep 2016 - 18:03


Titre : Portrait de groupe avec parapluie.
Auteur : Violette Cabesos
Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 368 pages.

Présentation de l’éditeur :

Marthe Bothorel, soixante-dix ans, ancienne droguiste, s’est prise de passion sur le tard pour l’histoire de l’art et en particulier la peinture : de musées en cours de dessin, l’autodidacte découvre un univers qui la fascine. Un dimanche, lors d’un concours de peintres amateurs, elle tombe sur une stupéfiante scène de crime dans un souterrain de la ville de Provins… C’est la première d’une longue série !

Mon avis :

Ah, la retraite ! Qui a dit que l’on s’ennuyait, à la retraite ? Certainement pas Marthe Bothorel, un nom qui n’est pas sans rappeler, pour moi, celui d’un célèbre poète provençal. Elle a choisi une occupation culturelle et apaisante : la peinture. Elle joint à la théorie (les conférences), la pratique (elle peint, et ose même participer à un concours de peintre amateur). Cependant, peindre, cet art si paisible, peut s’avérer dangereux : une porte mal fermée, et ce sont ses deux chats et son chien Arthur, bouledogue digne de ce nom (donc paresseux et bavards) en sont les victimes. S’il est impossible de sauver les deux félins (et ce ne fut pas le meilleur moment de lecture pour moi), Arthur reste hospitalisé à la clinique vétérinaire, pendant que ses proches convainquent Marthe de participer tout de même au concours auquel elle s’était inscrite. Elle ne peut rien faire pour Arthur, si ce n’est rappeler aux assistants vétérinaires pas toujours très humains de tout tenter. Dire que l’inspiration l’a quitté, c’est peu. Mais quand elle essaie de la retrouver, et découvre une jeune femme assassinée, peinte pour imiter un tableau célèbre…. pour les initiés, rien ne va plus.
Marthe et par ricochet ses inséparables amies Jacote et Nastia se retrouvent au coeur de l’enquête. N’a-t-elle pas découvert le corps ? Ne cacherait-elle pas quelque chose ? Après tout, on ne se méfie jamais assez des vieilles dames paisibles – sauf qu’elles ne le sont pas. Jacote a vécu le pire dans sa vie (la mort de ses quatre enfants). Syndicaliste, habillée comme une adolescente plutôt que comme une sexagénaire, prompte à dire ce qu’elle pense avec une gouaille incandescente, Jacote est une alliée de poids, pas forcément fan de la police. Nastia, de son véritable prénom Anastasia, est une russe blanche, qui s’est dévouée pour ses grands-parents et ses parents par choix, sans attendre rien en retour. Elle reste la seule à se souvenir de ce qu’était la vie en Russie. Apaisante, silencieuse, elle est l’élément serein de ce trio.
L’assassin est tout le contraire. Je ne dis pas que sa personnalité n’est pas intéressante, je dirai qu’il est tout entier négatif et invisible. Il est tourné vers le passé, en partie parce qu’il a été « programmé » pour rester dans cet univers qui aurait pu être riche et qui n’est que noirceur. Ses actes répondent à une problématique simple : comment accomplir sa vengeance quand les personnes dont on veut se venger ne sont plus ? Je ne conseillerai à personne d’opter pour sa manière qui semble transformer sa victime en oeuvre d’art et ne fait que la réifier. Quant aux circonstances atténuantes… non, sans façon. Cependant, je ne peux que reconnaître la richesse de l’analyse et de la reconstitution.
Et je choisis Martha, Jacote, Nastia et les siens, sans oublier l’improbable commissaire qui enquête sur l’affaire. Je les choisis parce qu’ils choisissent de se tourner vers l’avenir, d’être positif, de sur monter les épreuves qu’ils ont vécues. Elles ne le font pas en un jour, ni en huit, elles prennent des chemins de traverse, elles s’écharpent – parfois – mais elles parviennent toujours à aller de l’avant, et à nous emmener avec elles jusqu’au bout.
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Sharon
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