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[Marais, Claude] Des vies a l'envers

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[Marais, Claude] Des vies a l'envers

Message par Libellule le Mar 15 Nov 2016 - 19:26

Dans le cardre du partenariat de Publishroom et Partage lecture, j'ai eu la chance de lire ce beau roman.


Presentation de l'editeur:
Louise a des troubles de mémoire. Pour surmonter cette épreuve, elle s’isole dans un village de la montagne Corse et elle écrit...
Entre mélancolie et tendresse, son désir de se souvenir pourrait bien l’amener à se remémorer plus qu’elle ne pense. D’une écriture authentique, qui offre des pauses et des ouvertures parfois surprenantes, l’auteure divague sur le chemin de l’amour et en - explore les à-côtés avec cette attitude si féminine de se poser autant de questions. Les envies, les doutes, les rêves !
Dans un ballet incessant entre passé et présent, ombre et lumière, avec poésie et sagacité, elle nous emporte sur le thème de la liberté et le besoin de chacun de se réinventer.

Mon avis:
C’est une des meilleures plumes que j’ai lues cette annee. Une plume d’or – poetique, sublime, raffinee et intelligente. Le livre est impreignee de tristesse et cette tristesse est extremement poetique. C’est normal, l’heroine qui ecrit est malade.
C’est une histoire existentielle. Une histoire sans intrigue, sans ligne maitresse – il y a Louise qui a des troubles de mémoire et qui se met a ecrire – « j’ecris, donc j’existe  »  dit-elle.  Louise ecrit pour sacraliser la vie.
J’ai vite plonge dans l’univers de l’auteure car des le debut elle introduit le lecteur dans son ame orageuse. Nous comprenons que ce seront ses souvenirs de sa vie mouvementee, le plus souvent tumulteuse  que nous lirons.
Le roman a tout ce qu’il faut pour que le lecteur s’egarre rapidement dans cette jungle de souvenirs, de moments du presents, des histoires de ses  parents et surtout des monologues a la personne « je » et puis a la troisime personne – Louise est observee par l’ecrivaine, c’est-a-dire par elle-meme. Il y a plein de prenoms  feminins (Helene, Claire, Angela)et je me demandais a quoi cela sert. Si j’ai bien compris, elle s’identifie a ses personnages et cela se voit a la fin du livre. Mais au cours de plusieurs pages, je n’ai pas su comprendre quel était le lien entre ces femmes. La, je crois que la dame auteure a un peu exagere, elle aurait pu simplifier ce procede. Car ces prenoms et leurs histoires eparpillees m’ont beaucoup deconcentree et deconcertee.
Les themes abordes sont plusieurs et triviales si je peux me permettre de le dire  – l’amour – heureux et malheureux,  la deception et l’usure des sentiments, la souffrance aupres des hommes, la souffrance en famille. Les rapports parents-enfants, mere-enfants.
Louise apprenant sa maladie qui lui fera perdre la mémoire,  decide de s’eloigner de son dernier mari et son amour a la vie et d’aller dans sa Corse natale. La, elle se met a ecrire et vit  au jour le jour. Une belle citation
« Est-ce que le ciel se preoccupe de la couleur qu’il aura demain ? »
Louise dit qu’elle ecrit pour sacraliser la vie, peu importe quelle vie on a eue.
Les descriprions des paysage en Corse, ces phrases sont de vrais chef-d’œuvres – le style est sensitif, presque palpable.

Spoiler:

C’est là que je vais retrouver cette Louise qui me fait défaut, dans cette petite bergerie d’autrefois,retapée à l’ancienne ; le strict minimum, c’est juste ce dont j’ai besoin aujourd’hui ; un peu éloignée du village, deux kilomètres environ, cachée dans les châtaigniers. J’ai la sensation de remonter dans le temps ; ce lit ancien et l’édredon comme couverture ; l’édredon rouge carmin, léger, rempli de plumes et qui m’arrive presque sous le menton et puis une petite table, une chaise paillée, un vieux lampadairerétro et, dans un coin, une cuisine, ce qu’il faut pour des repas modestes ; les casseroles en alu, noircies
par le feu du poêle à bois, la bouilloire en alu également, de forme concave. « Ah ! nostalgie,nostalgie », se dit Louise, comme tout cela a un air suranné et me ramène au passé, encore à l’enfance,
la bonne enfance des vacances.

Dehors, sous la gouttière, la grande lessiveuse grise, en zinc ! Les riresme reviennent ; toutes les trois, les trois cousines, debout, nues dans la bassine et notre grand-mère qui
nous savonnait énergiquement au savon noir et nous balançait ensuite, sans cérémonie, des casseroles d’eau pour nous rincer… et nous courions ensuite, comme des lutins libres et rieurs, nues au soleil, dans les fougères et laissions nos corps de fillettes innocentes, sécher sous la caresse de l’été.

Il est si beau le pays de mon enfance ; la qualité de la lumière, les odeurs de cette terre où plongent mes racines maternelles ; c’est bien de là que je viens ; c’est de cette terre-là dont je suis pétrie. Ce
pays est si dense et si léger à la fois. Je n’avais de cesse que d’y revenir mais là-haut, les habitudes, le travail, cette Bretagne pluvieuse qui avait fini par m’apprivoiser ; on s’en arrange ; je lui trouve même
un certain charme!
Villanova, je te découvre : petit village rude, témoignage d’un passé lointain mais présent aux presque centenaires qui y demeurent depuis des générations. C’est ainsi que j’apprends, encore tellement
ignorante de l’histoire de mon pays, que la Corse fut le premier département à se libérer en 1943.
Également que le sous marin Casabianca débarqua des armes destinées aux maquisards durant la dernière guerre mondiale…
Les très vieilles demeures en pierre témoignent, elles aussi, de ce passé ; certaines sont fermées à jamais, plus d’héritiers parfois ; elles s’endorment et s’affaissent doucement, comme les anciens qui
n’ont plus rien à dire. Le temps de cette histoire est révolu. C’est aujourd’hui un village peuplé d’artistes peintres reconnus ; je n’en ai pas encore rencontrés. Ici, tout est authentique et me ramène à
l’enfance. La fontaine, le lavoir sur la place du village, les platanes, et cette petite église baroque à campanile séparé, toute blanche et ruisselante de soleil. Ce soleil qui monte doucement derrière la
montagne, se fait attendre puis surgit brutalement, éclaboussant d’un seul coup les pierres, les arbres, la Corse ! Et la beauté se révèle, grandiose !
Je laisse revenir les émotions d’autrefois et je frissonne de cette joie intime de me retrouver enfin chez moi ! Et les souvenirs arrivent, prudemment, inattendus et parfois insolites. Ma vie n’était faite
jusque-là que d’allers-retours permanents entre passé et présent ; que va-t-il advenir de mes pensées si le passé disparaît ?
Je me saoule des jours entiers des odeurs de la terre ; je régale mes yeux et ma mémoire des couleurs de la végétation qui s’éveille dans la douceur de l’air ; dès le petit matin, le printemps règne en
Seigneur ! Cette nature est si propice au bien être ! Je voudrais retenir chaque moment béni de cette vie, les milliers de miracles qui se produisent et me rendent encore vivante malgré tout !
Ainsi, les premiers jours s’égrainent et, lascive, contemplative, entre les livres, l’écriture, la marche, la méditation, Louise se laisse emporter vers une oisiveté sans faille qui l’étonne.

Cette ecriture poetique facilite le lecteur a accepter la durete des faits. Car l’enfance e Corse de Louise a été dure, plus que dur, tourmentee. Un père monstre de cruaute, maltraitant sa mere, maltraitant sa fille. Et non pas que physiquement – il ironise, critique, il se moque de tout ce que Louise ose dire, il l’humilie sans cesse.
Louise dit au debut de ses ecrits qu’elle se met a ecrire pour cicatriser, pour pardonner, mais je crois qu’elle n’a jamais pardonne a son père. Elle dit qu’elle parle (ecrit) de lui pour liberer ses demons.
Il y a les hommes. Son premier mari avec qui elle a trois enfants. Ce mari qui n’est jamais present aupres de sa femme et prefre la voir en « Mme l’epouse du chef » qu e tout simplement en Louise. Puis, il y a Martin pour qui elle quitte Jean et vit les horreurs du divorce. Plein de page ou avec beaucoup de sagesse a travers les emotion, l’auteur parle des torts de chacun dans un couple. Mais ce qui est surtout extremement touchant, c’est les rapports avec les enfants lors de cette periode si penible. Chaque phrase est une larme maternelle.
Finalement il y a l’amour heuruex – Vincent - et Louise se rappelle plein de moments de bonheur avec lui.

Je ne parlerai pas de la fin qui me semble un peu « tire par les cheveux », une sorte e coup de theatre.
Cela ne veut pas dire que la valeur litteraire du roman diminue. Il y a tant d’inventions – les titres des chapitres sont plus qu’originales : « L’aube du Jour », , « La Muse du Cafe » ou encore « Il Pleut des Larmes » « Pesante légèrete ».

Juste 120 pages, mais il y a enormement a dire sur cette oeuvre litteraire peu commune. On pourrait reprocher a l'auteure les longueurs, les repetitions, pour moi, cela rendait le recit encore plus etoffe, je m'y sentais vraiemnt dedans comme sur une scene a cote de Louise.

Lisez le roman si le coeur vous en dit.
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Re: [Marais, Claude] Des vies a l'envers

Message par titibus le Mar 6 Déc 2016 - 16:31

J'ai également lu ce livre dans le cadre d'un partenariat entre Publishroom et Partage Lecture, merci à eux! Mon avis va par contre être quelque peu différent de celui de Libellule.

Un premier chapitre étrange et mystérieux, qui ne trouve pas sa suite dans le suivant, ni plus tard, m'a déstabilisé tout de suite. Je suis allée le relire, alors que j'arrivais au 3/4 du roman, me demandant si quelque chose m'avait échappé. Ce n'est qu'à la toute fin que l'on comprend ce qu'elle faisait là, l'histoire de ce premier chapitre. Je me demande si beaucoup ne l'auront pas oublié entre-temps...

On passe d'époques en époques, mais également de personnages en personnages, ce qui m'a très vite perdue. D'autant que l'écriture est la même d'une histoire à l'autre, d'un personnage à l'autre, me privant de repères. Pour ça aussi, j'en ai compris la raison à la toute fin. Plusieurs fois j'ai refermé le livre à la fin d'un chapitre (façon de parler, concernant un Ebook, évidemment...) en me disant que je ne comprenais rien à cette histoire.

Si je n'avais pas été dans le cadre d'un partenariat, j'aurais abandonné ma lecture. Mais, il fallait bien aller jusqu'au bout...Alors je me suis laissée aller à la poésie de l'écriture, car oui, on a affaire sans aucun doute à une vraie belle plume, et les phrases coulent avec douceur et légèreté. C'est agréable, et j'ai fini par lire chaque chapitre sans tenter de comprendre, sans chercher des liens, juste bercée par les mots et l'ambiance.

Contrairement à Libellule, j'ai été gênée par les longueurs et les répétitions. La narratrice ressasse sans arrêt les mêmes sentiments, les mêmes regrets, et ça en devient lassant. Bien sûr, le but est de mettre en avant la mélancolie de l'héroïne, mais c'est trop pour moi.

Une fin agréable mais franchement tirée par les cheveux. Pourquoi pas,  après tout. Et un dernier chapitre que je n'ai pas compris, car il s'agit d'un dialogue, mais on ne sait pas qui parle, c'est ennuyeux...

En bref, un livre qui ne m'a pas émue comme je l'aurais souhaité, mais une très belle plume.
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Re: [Marais, Claude] Des vies a l'envers

Message par lalyre le Mar 6 Déc 2016 - 20:24

Très belle chronique libellule et titibus flower
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Re: [Marais, Claude] Des vies a l'envers

Message par Libellule le Mar 6 Déc 2016 - 21:27

Merci, Lalyre!
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Re: [Marais, Claude] Des vies a l'envers

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