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[Tsypkin, Leonid] Un été à Baden-Baden

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[Tsypkin, Leonid] Un été à Baden-Baden

Message par Libellule le Jeu 15 Déc 2016 - 14:02

Un ete a Baden-Baden



Presentation de l'editeur:
La littérature de la seconde moitié du XXe siècle est un terrain maintes fois exploré : y découvrir quelque chef découvre oublié, dans l’une des grandes langues ratissées avec tant de zèle, semble pour le moins improbable.
C’est pourtant ce qui m’est arrivé à Londres, il a une dizaine d’années, alors que je fouillais un casier de vieux livres de poche défraîchis devant une libraire de Charing Cross Road. Oui je tiens Un été à Baden-Baden pour l’un des œuvres les plus belles, les plus exaltantes et les plus originales de son siècle en matière de récit et de fiction.
Tsypkin écrivit la majeure partie de ce récit entre 1977 et 1980, alors qu’il attendait que sa demande de visa d’émigration aboutisse. Un été à Baden-Baden part de l’étrange fascination d’un écrivain juif pour Dostoïevski. Ce livre est hanté par la signification et la nature de l’amour de la littérature non partagé.
Un été à Baden-Baden est littéralement inspiré de la vie de Dostoïevski : le roman est en partie la reconstitution du périple tumultueux de Dostoïevski en Europe, du printemps 1867 et pendant quatre années chaotiques et néanmoins productives.

Mon avis:
J'ai commence ce roman avec une grande envie car le roman lui-meme semlait etre devenu un mythe.

Roman russe, commentaires occidentaux – voila un titre que je mettrais a mon commentaire du livre “Un ete a Baden”.

La decouverte du roman a indiscutablement ete une decouverte pour le monde occidetal. D’apres moi, il est venu combler une lacune – dans les annees 80, le mythe de la Russie apres la Revolution etait deja assez vieux jeu.Mais certains convenances (ou conventions ?)de la « cuisine russe litteraire » de annee 70 ont coincide avec la mythologisation de la Russie par les liberaux americains et europeens de cette epoque. « Un ete a Baden » contient tous les elements obligatoires du « mythe russe » - Dostoevsky comme representant titulaire de la mysterieuse ame russe, Sakharov et Soljenitsine qui y sont mentionnes, le probleme de l’antisemitisme y est aussi, mais hypertrophie. A un niveau ou la balalaika et les ours blans ne font plus l’affaire et les connaissances de la culture russe sont communes, une composition pareille devrait impressionner.

Je n’ai trouve aucune valeur litteraire dans ce roman. Ce n’est pas une oeuvre litteraire que je qualifierai comme "geniale, grande ou considerable". Lidee de « copier » un journal de la seconde moitie du 19e siecle dans la maniere de la deuxieme moitie du 20eme siecle ne peut etre considree que comme un exercice de style, pas du tout comme une oeuvre qui se suffit a elle-meme.

On le qualifie de « roman-songe », « roman-reve» - je dirais roman experimental, roman du flux de la conscience - la, je suis d'accord, ces qulificatifs lui conviennent. Je ne suis pas d’accord que ce soit « de la prose philologique ». L’ecriture (l'auteur) a cherche son propre codage, cryptage et nous, on suit la syntaxe. Sur 200 pages, il n’y a que 11 paragraphes et 34 points. Experience syntaxique courageuse, indiscutablement. Mais ce n’est pas une syntaxe- decouverte, mais juste quelques particularites de la ponctuation.

Pour en finir avec Tsypkin et l’ete a Baden-Baden de Dostoyevski, je voudrais aussi dire qu’il y a beaucoup d’emotions dans le roman – le flux de consscience coincide avec le flux des emotions qui transportent le lecteurs de la realite a l’irrel, du present au passe et vice-versa dans la vie de Dostoyevki. Le roman ressemble aux vague de l’ocean qui se poursuivent, s’en prennent l’une a l’autre.
Sujet difficile, langue pretentieuse...le sujet est base sur le schema classique dit « la route ». Le narrateur, dans le train pour Leningrad lit le journal de la bien aimee de Dostoyevski – Anna Snitkina devenu Dostoyevskaia.

Dostoyevski est present dans le roman de maniere a laquelle le lecteur ne s’attend pas – un homme mou, veule, colereux, un joueur « passionne » - un jouer avec une addiction du hasard. Les scenes de D. se prennant tout le temps a Anna s’entrelacent avec le passe de D. Et ses souvenirs, avec les impression d’Anna, avec le jeu fievreux dans le casino, a leur vie conjugale et a leur vie quotidienne. Et tout cela dans une seule phrase, dans un seul alinea, un seul chapitre.

Le probleme de l’antisemitisme de Dostoyevski, celui qui a defendu des pages de son livres « les humilies et les offenses » - a sa place dans le roman. Tsypkin idolatre Dostoyevski (c’est simple comme bonjour) et explique cela par la grandeur de ce titan de la litterature russe et de l’esprit russe qu’est Dostoyevski. Le «geant » en vient meme a accepter son sejour au bagne, en l’assimilant et le mettant au niveau de l’elevation de son esprit.

Le roman n’est pas univoque et il faut avour – plein de symboles dissimules, de questions non posees, d’insinuations. Et la voila LA ROUTE ETERNELLE - la question juive (Tsypkin, lui-meme juif a beaucoup delaye se pensee dessus et sur la plupart des directions du roman), l’amour charnel et platonique et combien on y est lie, le sacrifice, la souffrance, la colere etc.

Je me pose la question : »Est-ce que le courant ou l’auteur ous noie, nous amene a voir la lumiere et la beaute ou ce cpourant, c’est les egouts de Moscou ou il y a des courant qui n’amenent nulle part.

On peut lire le roman de Tsypkin « Un ete a Baden-Baden » et recommencer a le relire tout de suite, on peut le lire et et ne pas le terminer, on peut commencer a le lire des le milieu...
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