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[Mailer, Norman] Les vrais durs ne dansent pas

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[Mailer, Norman] Les vrais durs ne dansent pas

Message par Lariflette le Sam 31 Déc 2016 - 11:16





Note de l'éditeur:

À Provincetown, dans la trompeuse quiétude de la morte-saison, Tim Madden, écrivain raté et amateur de femmes, noie son ennui dans le bourbon.
Un matin de plus, il se réveille avec une formidable gueule de bois. À son grand étonnement, il découvre un curieux tatouage sur son bras, du sang dans sa voiture et, dans sa réserve de cannabis, la tête proprement coupée d'une belle blonde platinée. Tim est-il pour autant un assassin ? Impatient de connaître la réponse, il se lance dans une enquête personnelle qui lui donnera l'occasion de rencontrer des personnages hauts en couleur : des ex-boxeurs, des repris de justice, une ancienne maîtresse et, surtout, son père, Big Mac, qui reste l'une des créations les plus mémorables de Norman Mailer.


Mon avis :

J’avais bien aimé « Le chant du bourreau » de N. Mailer pour lequel ce dernier avait reçu le Pulitzer en 1980.
Ici on oublie le Pulitzer et, attention, Mailer nous fait du thriller, enfin ce qu’il pense être un thriller ! Je dirais plutôt que c’est un bouquin comique ou raté ou écrit par un nègre ou mal traduit, enfin peu importe c’est nul et il faut vraiment de la constance pour aller jusqu’au bout. Un déluge vous dis-je, plus une logorrhée de mots, un bavardage continuel sans queue ni tête. C’est l’histoire d’un bonhomme qui s’ennuie comme un rat mort dans une ville paumée de nouvelle Angleterre en hiver ou automne, enfin quand il n’y a plus de touristes, qui, entre autres, a tendance à lever le coude et se shooter avec de la mauvaise herbe, qui est marié, séparé d’avec une bombe richarde. Le Tim en question fréquente un café/restaurant typique américain avec son billard à poches surmonté de luminaires bas, la serveuse blonde aguichante avec un joli tablier, une minijupe, des bas à couture, une mignonne coiffe et le cuistot, T-shirt aux manches roulées, crâne luisant sous un couvre chef adéquat, cigarillo au bec. Quelques poivrots par-ci, par-là, habitués en discussion aux poings lestes et surtout plus qu’éméchés pour qui le moindre petit dérapage fait craindre le pire. Tout ça n’est pas écrit, je brode enfin au sens figuré. Des touristes, un couple, entrent dans le bar, Tim s’en occupe et ils discutent, boivent, re-boivent et parlent de tout, de rien, de sexe, oui beaucoup de sexe, ça les occupe et de plus la blonde n’est pas mal, l’homme lui est efféminé, elle est bonne pour le Tim et effectivement il l’emballe.
Et là tout dérape…
Tim le lendemain n’imprime plus, ne se souvient de rien du tout et se pose des questions existentielles :
A-t’il couché avec la dame ? (nous on sait, oui il a couché avec la dame et devant son mari en plus, quel vilain !).
Où sont-ils passés ? (morts tous les deux).
Oh, là, là, que c’est dur !
Le siège arrière de sa Porsche est couvert de sang. De qui le sang ?
Il faut un remontant, un joint, oui et que trouve t’il dans sa planque ? Une tête de blonde coupée, si, véridique, mais à qui appartient-elle ? Tim ne voit pas.
Tout accuse le pôvre Tim, pourtant il n’a pas dit son dernier mot et dans la foulée une seconde tête coupée vient rejoindre la première, cette fois il la reconnaît comme appartenant à sa femme qui l’a quitté.
Cela se corse…
Quelques morts plus loin apparaît le papa de Tim, Big Mac, savez comme au McDo, du pain rond, un hamburger, des oignons, si, si, mais super le paternel et puis serviable. Il embarque les têtes et les jette à la mer dont on est proche, pensez Cap Cod.
Grâce à la perspicacité du père qui boit un chouia moins que le fiston, le lecteur aura droit à la fin de l’histoire, ce dont il se f…, se moque, pardon, et c’est du gratiné vrai de vrai, faut s’accrocher et suivre. Ceux qui auront batifolé en cours de lecture n’y comprendront pas grand-chose, c’est sûr mais comme il n’y a rien à gagner, ce n’est point grave.
Des chapitres de 60 pages durs pour la respiration. Bref seul l’épilogue tient la route, d’autant qu’il est pulitzerisé le Mailer !
Je déconseille la lecture de ce livre, on s’y ennuie comme on doit s’ennuyer à Provincetown.

B

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Lariflette
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