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[Cook, Robin] Les mois d'avril sont meurtriers

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Message par Lariflette le Mar 14 Fév 2017 - 18:26

[Cook, Robin] Les mois d'avril sont meurtriers Cvt_le11


Les mois d’avril sont meurtriers (The devil’s home on leave ?)

Folio police – 1984 – 319 pages

Résumé :
- Tout ça a été bouilli, dit Bowman, et puis ne nous étendons pas sur le sujet, d'accord ' Surtout en roulant, ça me donne envie de dégobiller, et j'ai vu presque tout. Voilà pourquoi il n'y a pas d'empreintes, il n'y avait plus de peau sur les doigts - on l'a fait complètement bouillir, on l'a fait cuire, tu vois ' Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d'un psychopathe à l'étrange bonne conscience...

Mon avis :

Je ne sais pas si c’est un coup de cœur ou une déception. C’est ainsi quelquefois et il m’est difficile d’expliquer pourquoi.
Pourtant les ingrédients sont présents pour que ce soit une réussite, notamment cette enquête qui est bien menée, d’autant qu’un corps bouilli dans son sang, coupé en morceaux et mis dans quatre sacs, sans empreinte ce n’est pas évident comme point de départ.
Le sergent à qui l’affaire est confiée, dont on ne connaîtra jamais le nom, est en charge des crimes non résolus. Il travaille seul, à l’Usine (nom donné au commissariat), bureau 205, son supérieur est appelé « la voix » et leurs échanges sont croustillants d’impertinence et d’ordres absolus :

- Vous me surveillez ça toute la nuit s’il le faut !
- Et si je dois aller aux toilettes ?
- Aussi, c’est un ordre, l’esprit doit dominer le corps… (etc.)

Cette impertinence qui lui est reprochée tout au long du bouquin vient du fait que cet homme est un zombie, il est mort à l’intérieur, il n’est plus qu’une enveloppe. Sa femme, Edie, a tué leur petite fille, Dahlia, en la poussant sous les roues d’un véhicule parce qu’elle l’énervait.
Il va voir sa femme Edie de temps en temps à l’asile. Elle ne le reconnaît plus, le conspue, l’insulte, exprès ou pas ? Il s’en fiche. Sauf que la petite Dahlia le hante dans ses rêves, souvent, douloureusement, elle l’appelle : je t’attends Papa, viens me rejoindre, alors il se réveille, se lève et espère le jour.
Ce caractère au fil des pages est entier, plein, intéressant et le lecteur comprend quand le sergent va se jeter dans la gueule du loup sans arme et en passant le premier. L’appel de l’enfant est puissant, drôlement puissant, tellement puissant, présent, là, oui, il faut…

Le tueur un psychopathe, ancien militaire, béret rouge est une tête brûlée, son portrait est superbement bien ficelé par Cook, au même titre que tous les personnages qu’il met en scène.

Le livre est bien construit, les chapitres se suivent facilement, les mots sont bien liés, le phrasé sent bon, bref le lecteur est bien, il se laisse flotter dans ce récit, au fil de l’eau le regard sur la ligne que forment les lettres. Une lecture qui va bien et que j’ai appréciée.

Deux bémols qui font tâche :
La traduction est faible, phrases parfois incompréhensibles que la teneur globale permet d’interpréter et aucune explication sur les citations de personnages ou de lieux.

La traduction du titre me laisse perplexe…

A noter un magnifique poème page 171 :

Là, au bout de ce chemin je vais tourner
Et m’enfoncer dans notre chagrin
J’ai peur qu’aujourd’hui ne soit perdu
Et que nous n’ayons hypothéqué demain…

Idéal pour la Saint-Valentin…

Il est très long, je le transcrirai un jour, peut-être quand je serai plus courageux.

4,5/5

B

Lariflette
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Message par Lariflette le Mar 21 Fév 2017 - 10:32

Je reproduis ci-après, pour ceux que cela pourrait intéresser, le poème cité dans le livre ci-dessus, intitulé Le chemin du chagrin :

- A noter que ni l’auteur, ni le traducteur ne nomment le poète –

Là, au bout de ce chemin je vais tourner
Et m’enfoncer dans notre chagrin ;
J’ai peur qu’aujourd’hui ne soit perdu
Et que nous n’ayons hypothéqué demain.

A travers l’obscurité et le tonnerre
Je nous ai fait prendre le chemin du chagrin ;
Je vais faire briller nos lumières une fois encore
Mais je sais que nous sombrons.

Ne mettez pas de noir pour notre douleur,
Ne portez pas de voile,
Mais priez pour nous, nous vous en supplions,
A mesure que pâlissent les nuits,

Soulève-nous et sauve-nous tous deux, Dieu,
Après l’horreur,
Nous avons échoué aujourd’hui,
Et ne réussirons point demain.

Comme la vie était douce,
Comme étaient profonds sa vérité et son amour,
Telle l’eau auprès de laquelle nous nous embrassions
Sous le soleil d’août.

Nous avons donné tout ce que nous avions
Et nous avons dû emprunter ;
Maintenant nous sommes seuls et tristes
Dans le bosquet de notre chagrin.

Adieu, douces heures de la nuit
Adieu, doux air ;
Les autres sont là-ba&s dans la lumière
Mais nous n’y sommes point.

L’aide n’est jamais venue.
Et maintenant l’aide ne pourra jamais venir ;
Priez pour l’âme de mon ami
Priez pour l’homme.

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