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[Balzac, Honoré (de)] Splendeurs et misères des courtisanes

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[Balzac, Honoré (de)] Splendeurs et misères des courtisanes

Message par Hortensia le Dim 18 Juin 2017 - 18:46



Auteur : Honoré de Balzac
Edition : le livre de poche
Collection : folio
Nombre de pages : 694 ( 614 pour la mienne, j'ai une très vieille édition qui date des années 60 )

Le quatrième de couverture :

Au mois de février 1824, une ancienne courtisane, Esther Gobseck, se rend au bal masqué de l'Opéra en compagnie de Lucien de Rubempré dont elle s'est éprise, mais, en dépit de son déguisement, elle est reconnue et moquée ; désespérée, elle tente de s'asphyxier quand l'abbé Carlos Herrera survient et la sauve. Comme Lucien, elle est désormais sous sa coupe, et, quand le banquier Nucingen tombera amoureux d'elle, l'abbé ne la lui cédera qu'en échange d'un million pour permettre au jeune homme un prestigieux mariage.

Mon avis :

Je n'ai pas mis entièrement le quatrième de couverture car il en révèle bien trop sur l'intrigue et sa conclusion, ce qui serait fort dommage si vous avez envie éventuellement de vous plonger dans la lecture de cet énième tome de la grande fresque de Balzac alias " La Comédie Humaine ". J'avoue que j'ai été un peu confuse en débutant cette lecture car il est fort conseillé d'avoir lu " Le père Goriot " et " Illusions perdues " car ce tome présent est en quelque sorte " la conclusion " des deux précédents. Bon hormis cela je n'ai pas eu de soucis dans ma lecture en fait, on peut le lire comme je l'ai fait mais peut être aurais je mieux apprécié les personnages de Lucien et Vautrin si j'avais commencé par le début ?
Une lecture très longue car on se doit de " déguster " la lecture d'un livre de Balzac à mon sens. Je ne vais pas écrire que je suis outrée par les descriptions de l'auteur, qui permettent des apartés dans le récit, car c'est selon moi une de ses plus grandes qualités et sa force. J'aime sa plume, même si c'est pour décrire un " infâme taudis " où se cloître un ancien forçat.
Balzac montre encore qu'il était vraiment un " touche à tout ", qu'il s'intéressait à tout et cela nous donne un livre très complet sur l'univers parisien de la première moitié du XIX eme siècle.
On passe par différents milieux : l'univers bourgeois puis " les hautes sphères ", les " maisons de passe " et... l'univers carcéral, les tribunaux de l'époque. L'auteur a fait un travail de documentation d'ailleurs sur tous ces milieux qui est remarquable et qui fait que " le rendu " est tout à fait plausible et totalement crédible. On s'y croirait vraiment. Même l'argot qu'employaient les forçats est très justement retranscrit ! affraid
Les acteurs de ce roman sont divers , on y retrouve de temps à autre le fameux Rastignac d'ailleurs et d'autres personnages qui hantent La Comédie Humaine. Je ne pourrais pas tous les citer car la liste serait d'une sacrée longueur !
On suit pendant un moment les pérégrinations d'Esther, une courtisane magnifique avec Lucien de Rubempré. Ce dernier est le protégé de Vautrin qui se fait passer pour un prêtre espagnol.
Difficile de dire si j'ai apprécié ces personnages. Lucien est en quelque sorte " une prostituée ", une courtisane totalement docile entre les mains de Vautrin qui tire toutes les ficelles de cette histoire. Vautrin est redoutable d'intelligence et de ruse. Il me fait penser beaucoup à Monte-Cristo mais " la bonté " en moins. Note très intéressante, Vautrin est le premier personnage littéraire homosexuel reconnu de la littérature française. Au regard de son attitude envers les femmes et ses réflexions sur elles, j'avoue que je ne suis pas surprise. Esther est également un pantin entre les mains de Vautrin, j'aurais aimé qu'elle soit " plus forte " , qu'elle démontre plus de volonté. En fait chaque personnage n'est ni noir ni blanc. Bon là en majorité ils vont vers le " gris foncé " mais c'est encore une des forces de ce roman.
L'auteur n'épargne pas le système judiciaire de son temps et je suis surprise que la censure de l'époque ne soit pas intervenue pour interdire sa publication. Je n'en dis pas plus pour ceux et celles qui voudront découvrir ce roman.
Un bon roman de Balzac, crédible et efficace, mais pas un coup de coeur. Parce que je ne suis pas arrivée à avoir de " l'empathie " pour les personnages et leurs malheurs ? Je le pense.
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Hortensia
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