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[Pierce, Wendell] Le vent dans les roseaux

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[Pierce, Wendell] Le vent dans les roseaux

Message par Algue le Mar 15 Aoû 2017 - 14:15



Editions du sous-sol
traducteur David Fauquemberg
ISBN : 978-2-36468-146-0
336 pages

Présentation de l'éditeur

Le 29 août 2005, l’ouragan Katrina frappe La Nouvelle-Orléans et dévaste tout sur son passage. Quelque temps après le désastre, une voix s’élève des décombres : celle de Samuel Beckett, à travers l’acteur Wendell Pierce, interprétant un Vladimir prophétique. “Vladimir : J’ai cru que c’était lui. Estragon : Qui ? Vladimir : Godot. Estragon : Pah ! Le vent dans les roseaux.” Face à tous ces foyers rasés, à ces administrations dépassées par le chaos, à des familles dispersées, perdues, cette pièce, jouée au milieu d’un paysage apocalyptique, offre une incroyable catharsis pour tous ces rescapés qui peinent à revenir sur les lieux du drame, sur leurs terres, pour lesquelles leurs aïeuls se sont battus. Car eux, qui viendra les aider ? Qui aida leurs parents à échapper au fouet des esclavagistes, aux violences silencieuses des ségrégationnistes, à tous ceux qui nièrent leurs droits civiques ? Si Wendell Pierce est mondialement connu pour avoir interprété l’inspecteur Bunk dans The Wire puis le tromboniste Antoine Batiste dans Treme, on sait moins que l’acteur est également un artiste engagé, qui a grandi à Pontchartrain Park, la première banlieue afro-américaine construite aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale.

Dans ce récit autobiographique, Wendell Pierce livre une histoire intime, simple et sincère sur sa Nouvelle-Orléans, nous plonge dans l’histoire de sa famille, ses combats incessants pour vivre – un voyage sur plusieurs générations, partant de l’Afrique noire et menant jusqu’à la prestigieuse Julliard School, où il étudiera le jour, errant la nuit dans les clubs de jazz de New York.

Mon avis

C'est en entendant Wendell Pierce présenter son livre à la radio que j'ai appris que l'acteur, que j'avais vu et apprécié dans The Wire et Treme, avait grandi à la Nouvelle-Orléans et qu'il venait du théâtre classique. Il racontait que, de retour dans la ville après Katrina, il a joué En attendant Godot dans les décombres. Quel sens cela a-t-il d'offrir une pièce de théâtre à ceux qui ont perdu leur maison et leur famille ? Et a fortiori pourquoi une pièce vieille de plusieurs décennies, écrite par un Européen blanc ?

Son livre répond en partie à ces questions. Il interroge la place de l'art dans la vie en général - est-ce seulement un divertissement, un luxe que l'on s'offre quand tout le reste va bien ? -, sur la spécificité et l'universalité de la culture - la Nouvelle-Orléans est le berceau du jazz, et elle est réputée tant pour sa cuisine que pour sa musique. Comment concilier modernité et tradition ? Héritage et métissage ?

Wendell Pierce raconte également, à travers le récit de sa famille, l'histoire de la Louisiane et de la Nouvelle-Orléans. Arrière-petit-fils d'un esclave, il a grandi dans le quartier de Pontchartrain Park, l'un des tous premiers programmes immobiliers permettant aux Noirs de devenir propriétaires de leur logement. Au fil des pages, on passe incroyablement rapidement de l'époque où ses parents devaient se cantonner aux derniers rangs de l'église à l'élection de Barack Obama. C'est un livre très américain, et la famille de Wendell Pierce fait preuve d'un patriotisme et d'une dévotion que l'on peut avoir du mal à comprendre, tant la communauté noire a été mal traitée par les institutions civiles et religieuses à leur époque.

Même si j'ai été moins sensible aux chapitres qui insistent sur les valeurs familiales et la religion, j'ai trouvé passionnants le questionnement sur la préservation et l'évolution d'une culture locale, les parallèles entre le jazz et le théâtre, et surtout l'histoire récente du Sud de Etats-Unis vécue par une famille. Et bien sûr, en tant que fan de The Wire et Treme, j'ai été comblée par les anecdotes sur les tournages et les sources d'inspiration des personnages.

Bref, une lecture que j'ai beaucoup appréciée et que je vous recommande !

Algue
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