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[Benameur, Jeanne] L’enfant qui

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[Benameur, Jeanne] L’enfant qui

Message par lili78 le Mer 18 Oct 2017 - 12:13



Benameur Jeanne - L’enfant qui
Actes Sud (2017) – 119 pages

Quatrième de couverture : Dans l'absence laissée par la disparition inexpliquée de sa mère, un enfant, son père et sa grand-mère partent chacun à la reconquête de leur place et de leur présence au monde.
Dix-sept ans après le choc des Demeurées, Jeanne Benameur, fidèle aux âmes nues, pose avec L'enfant qui, texte talisman, une nouvelle pierre sur le chemin le plus juste vers la liberté.
Porté par la puissance de l'imaginaire, L'enfant qui raconte l'invention de soi, et se déploie, sensuel et concret, en osmose avec le paysage et les élans des corps, pour mieux trouver l'envol.

Mon avis : L’enfant qui, c’est celui qui doit faire face à la disparition de sa mère. Il marche à travers la forêt, assurant ses pas dans ceux d’un fidèle et mystérieux chien. Comme son père, voulant faire le deuil de sa femme, marche vers l’oubli. Comme sa grand-mère, marche vers son marché, trainant des bribes du passé.

Jeanne Benameur embarque le lecteur dans les pas des trois personnages, mais aussi dans le souvenir laissé de la mère, son odeur, sa chaleur, le rouge de sa jupe…

L’auteur s’adresse directement au garçon par le tutoiement, « Tu es seul comme peut l’être quelqu’un dans un tableau. Je voudrais poser ma main sur tes cheveux. La paume de ma main les effleure. Tu peux croire que c’est juste de l’air qui passe… » « ta grand-mère », « ton père ». Cette façon de mener le récit rend la lecture intime, fusionnelle.
Ce roman traite de la perte d’un être cher, mais aussi de la délivrance, de la libération.

C’est le premier roman que je lis de Jeanne Benameur, je suis complètement tombée sous le charme de son écriture poétique, un véritable enchantement.
Un beau coup de cœur.


Extraits : « Tu sautes d'un pied sur l'autre, on pourrait croire que tu joues ou que tu essayes de danser. Mais non.
Tu tentes juste de rester vivant entre le début et la fin.
C'est ta façon à toi d'éloigner la fin quand elle colle trop au jour. Si tu connaissais les rites d'autres pays, très lointains, tu saurais que depuis la nuit des temps, les hommes font comme toi ce matin pour éloigner la mort. Le contact de la terre frappée sous leurs pieds nus les pousse dans le monde des vivants quand la mort s'approche trop près. »


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