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Message par lalyre le Sam 10 Mar 2018 - 15:50

[Arumburu, Fernando]
Patria
Actes Sud 7 mars 2018 
ISBN 978 2 330 09664 9
613 pages
Quatrième de couverture
Lâchée à l’entrée du cimetière par le bus de la ligne 9, Bittori remonte la travée centrale, haletant sous un épais manteau noir, bien trop chaud pour la saison. Afficher des couleurs serait manquer de respect envers les morts. Parvenue devant la pierre tombale, la voilà prête à annoncer au Txato, son mari défunt, les deux grandes nouvelles du jour : les natio­nalistes de l’ETA ont décidé de ne plus tuer, et elle de rentrer au village, près de San Sebastián, où a vécu sa famille et où son époux a été assassiné pour avoir tardé à acquitter l’im­pôt révolutionnaire. Ce même village où habite toujours Miren, l’âme sœur d’autrefois, de l’époque où le fils aîné de celle-ci, activiste incarcéré, n’avait pas encore de sang sur les mains – y compris, peut-être, le sang du Txato. Or le retour de la vieille femme va ébranler l’équilibre de la bourgade, mise en coupe réglée par l’organisation terroriste.
Des années de plomb du post-franquisme jusqu’à la fin de la lutte armée, Patria s’attache au quotidien de deux familles séparées par le conflit fratricide, pour examiner une crimina­lité à hauteur d’homme, tendre un implacable miroir à ceux qui la pratiquent et à ceux qui la subissent.
L’ETA vient de déposer les armes mais pour tous une nou­velle guerre commence : celle du pardon et de l’oubli.
Ce roman a enflammé la société espagnole et a valu à son auteur les plus prestigieuses récompenses. En cours de publication dans le monde entier, Patria fait événement par sa puissance d’évocation et sa mise en question des fanatismes politiques.
[Arumburu, Fernando]  Patria 51hds010
Mon avis
Dans ce roman historique, on s’intéresse particulièrement à deux famille, l’une dont le père a créé une entreprise, mais voila il a refusé de verser l’impôt révolutionnaire exigé par l’ETA, il est assassiné par un comparse de l’Organisation. L’autre a un fils emprisonné, ancien terroriste ayant du sang sur les mains. Bien que le roman m’ait paru assez long, de courts chapitres, une construction bien réussie en ont fait une lecture agréable et prenante. Cependant parler de l’histoire me paraît assez difficile, j’ai ressenti les douleurs des familles, que ce soit celle des victimes ou des assassins car c’est la violence qui a bouleversé les familles. Douleurs intimes des proches, rage et violence des jeunes ignorants, radicalisés, à qui on a bourré le crâne de haine l’ETA, l’Organisation qui a fait trembler les plus nantis du pays basque, beaucoup de faits sont réels, c’est tout de même un passage, parfois ignoré de l’histoire de l’Espagne et bien entendu mêlée à de la fiction. Il me faut ajouter que j’ai lu que de nombreux mouvements de la société civile ont courageusement rejeté la violence, ce qui a permis que l’image de l’ETA commence à s’effacer. Un livre intéressant que je recommande vivement. 4,5/5



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