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[Otsiemi, Janis] Le festin de l'aube

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[Otsiemi, Janis] Le festin de l'aube

Message par Cassiopée le Dim 29 Avr 2018 - 18:40



Le festin de l’Aube
Auteur : Janis Otsiemi
Editions :  Jigal  (Mars 2018)
ISBN : 978-2-37722-031-1
272 pages

Quatrième de couverture

En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d’où sort cette inconnue, d’autant que son décès semble suspect… Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s’emparent de nombreuses armes et d’un stock d’explosifs.

Mon avis

Qui lit un bon Otsiemi découvre le Gabon et sa vie….

Ce n’est pas le premier titre de Janis Otsiemi que je découvre aux éditions Jigal mais c’est pour moi le meilleur de cet auteur. Assez court (peut-être que les dernières pages auraient mérité un peu plus de développement), percutant, il vous fait, une nouvelle fois, découvrir un pan de l’Afrique et plus précisément le Gabon.

Avec pour l’immersion humoristique, une citation africaine en exergue de chaque chapitre,  Janis Otsiemi nous emmène à sa suite dans un coin qu’il connaît bien. Il gratte, l’air de rien, les politiques, les policiers, les militaires mais tout est fait sous couvert de l’intrigue et il n’est, évidemment, pas question d’y voir une quelconque similitude … quoique …..

C’est après un mariage copieusement arrosé que le lieutenant Boukinda et son épouse rentrent chez eux, sous une pluie battante, les sens un peu embrumés par les excès de la fête.  Les voilà pas loin d’une zone industrielle lorsque quelque chose heurte les roues de leur voiture. Grommelant, Boukinda sort sous l’averse voir de quoi il retourne. Une désagréable surprise l’attend : une jeune femme blessée. Avec sa chère et tendre, ils vont à l’hôpital où ils confient l’accidentée aux bons soins des médecins. Tout cela les a déstabilisés et ils ne sont pas au mieux de leur forme moralement.  D’autant plus que le lendemain, ils apprennent que la blessée est décédée dans des circonstances mystérieuses et particulières. Pas très loin de là, des armes sont volées dans un camp militaire ainsi qu’un gros stock d’explosifs… Aucun rapport, en apparence, entre ces événements, si ce n’est que les enquêteurs (d’un côté la police, de l’autre la gendarmerie)  ne comprennent pas ce qu’il s’est passé et pourquoi de tels faits.  Qu’est-ce qu’il se prépare dans l’ombre ? qui fomente des troubles ou de mauvais coups ? Qui agit dans l’ombre  pour ou contre le pouvoir en place ?

Avec un franc parler délicieux,
« Koumba se leva pour serrer l’os à ses hôtes avant de leur désigner deux sièges dans lesquels ils posèrent leurs croupions. »
émaillé de quelques expressions ou mots gabonais, l’auteur ne nous laisse pas souffler. Les différents protagonistes agissent, cherchent, fuient, mentent, trichent etc mais ne restent pas inactifs. Pendant ce temps, le lecteur, lui tourne les pages et ne s’ennuie pas. Pourtant, cette histoire, sur fond de période pré électorale, est sombre, triste parfois, douloureuse pour quelques uns. On sent la guerre des clans, les problèmes d’ethnies, les difficultés pour trouver du travail (et de ce fait, les dérives et petites magouilles), la volonté pour certains de trouver la vérité mais pour d’autres de ne pas tout remuer …  d’ailleurs, le ministre, lui, souhaite le moins de vagues possibles… Alors si tout cela pouvait se régler en douceur, vite et bien et surtout se faire oublier….

Tout ceci est évoqué avec finesse par celui qui est en train de devenir un excellent écrivain. Depuis ses premiers textes, son écriture a gagné en élégance, en modération. Son phrasé me semble plus posé, moins explosé et de ce fait encore plus porteur de sens … Il pose un regard teinté d’une forme de sagesse sur son pays et il faut lire entre les lignes tous les messages qu’il nous transmet sur son pays où la vie est loin d’être idyllique….  En lisant ses romans, nous nous imprégnons de l’atmosphère de Libreville, des images et des sons surgissent, des odeurs, donnant vie aux actions qui se dévoilent petit à petit à la manière d’un film qui se mettrait à exister sous nos yeux …..

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Cassiopée
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