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[Hillerman, Tony] Coyote attend

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[Hillerman, Tony] Coyote attend

Message par Sharon le Mar 17 Juil 2018 - 23:35


Titre :Coyote attend
Auteur : Tony Hillerman
édition : Rivages
Nombre de pages : 280 pages.

Mon résumé :

Jim Chee prend son temps, son co-équipier enquête sur un mystérieux peintre. Il pense enfin l’avoir trouvé ! Sauf que, quand Jim Chee le rejoint, c’est trop tard : il est en train de brûler dans sa voiture, et Jim échouera à le sauver. Il attrapera quand même son meurtrier, qui se refuse à parler. Blessé grièvement, Jim Chee a bien l’intention de reprendre son enquête à sa sortie de l’hôpital.

Mon avis :

Il ne faut pas se fier au calme apparent. Oui, au début de ce livre, tout allait bien pour Jim Chee, et pour presque tout le monde. Il pouvait même prendre le temps de savourer son café puisque Nez, l’autre agent en service, assouvissait tranquillement son obsession au sujet de cette personne qui s’amusait à peindre des montagnes. Où va-t-on, je vous le demande un peu, si quelqu’un repeint les sommets en blanc ? Jim Chee, parti le rejoindre, voit une forte lumière : il est déjà trop tard, Nez est mort, une balle et la fumée de l’incendie ayant eu raison de lui. Alors oui, Jim Chee a immédiatement arrêté le vieil indien qui avait commis ce crime – il avait encore l’arme à la main – et le vieil homme a reconnu son crime. Affaire classée, tout le monde est satisfait. Pas Jim.
L’enquête est close . Pas grave, il n’en fait qu’à sa tête, comme il le fait toujours. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Joe Leaphorn, de son côté, enquête aussi, à la demande d’une membre de sa famille et d’une universitaire, qui a bénéficié des conseils et des récits d’Ashie Pinto, le meurtrier pas du tout présumé – personne ne met en doute sa culpabilité puisqu’il a avoué, et tant pis s’il n’a pas de mobile. En souvenir de sa femme, et en vertu des liens familiaux complexes qui unissent les navajos, Leaphorn va creuser, un peu, et son chemin croisera celui de l’incontrôlé Jim Chee.
Narré ainsi, l’intrigue semble presque simple. Bien entendu, le récit va beaucoup plus loin que cela. En premier, il est question de la culture navajo, et de la manière dont elle peut être transmise. Si Jim maîtrise la langue, peut ainsi se rendre compte des troncatures et des approximations, ce n’est pas le cas de l’avocate Janet Lee. Navajo de naissance et de sang, elle n’en a pas la culture. Son retour est d’ailleurs l’occasion de mettre les choses au point entre elle et Jim, à grand coups de : « Et ton petit ami, où est-il ? – Et le chat qui vivait à côté de la caravane, où est-il passé ? »Toujours agréable de lire un auteur qui n’oublie pas ce qu’il a écrit.
Culture navajo et mythe : coyote n’est pas un personnage sympathique. Coyote, c’est le chaos, et la tentation du chaos, ce sont aussi les porteurs de peau, bien loin du hozho, cette harmonie que tout navajo se doit d’atteindre.
Cette culture est étudiée par les blancs, avec plus ou moins de respect, nous offrant ainsi une plongée dans le milieu universitaire, dans lequel les professeurs se reposent parfois sur le travail des petites mains.
Le passé rattrape toujours les protagonistes – ou bien ils croient qu’il les a rattrapés, qu’il s’agisse de la guerre du Vietnam ou d’événements plus mythiques, comme les exploits de Butch Cassidy. Et, pour terminer cette chronique, je parlerai du discours d’Ashie Pinto contre l’alcool. Il ne s’agit pas d’être moralisateur, mais de montrer, comme d’autres auteurs l’ont fait avant lui (Sherman Alexie) et le feront après (Craig Johnson) : les conséquences de l’alcoolisation sur les populations indiennes. Ashie Pinto parle en connaissance de cause. Il serait bon qu’il soit écouté.
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Sharon
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