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[Thiéry, Danielle] Tabous

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[Thiéry, Danielle] Tabous

Message par Sharon le Mer 18 Juil 2018 - 0:01


Titre : Tabous
Auteur : Danielle Thiéry
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 412 pages.

Présentation de l’éditeur :

Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.
L’enfant est retrouvé… sans sa mère.
Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.

Mon avis :

Ce roman suit Dérapages dans l’écriture, mais pas dans la construction de l’intrigue : nul besoin d’avoir lu le précédent pour comprendre et apprécier celui-ci. Le commissaire Marion doit cependant faire avec les conséquences de l’enquête précédente, sa fille Nina est retournée en Angleterre, leurs relations ne sont plus aussi proches qu’elle l’aurait souhaité.
Pourtant, l’enquête que va mener le commissaire Marion la ramène vingt ans en arrière, à une autre enquête qui, déjà, parlait d’enfants en péril. Je ne veux pas trop m’avancer, mais j’ai l’impression que ce thème est cher à l’auteure. Célia et sa fille Roxane ont disparu, là, comme ça, boum ! d’une maternité où l’on peut entrer et sortir pire que dans un moulin. A la décharge de l’institution, Célia ne venait pas de mettre au monde son bébé, elle revenait en consultation avec sa fille alors même qu’elle n’avait pas accouché ici – premier mystère. Le bébé est retrouvée très vite, mais sa maman, non. Pourtant, mis à part les enquêteurs, personne ne semble se soucier de la jeune femme. Ni ses parents, ni son frère, ni son mari qui est loin, très loin – et pas vraiment aimé par sa belle-famille, au prétexte qu’il est « étranger ».
L’enquête est presque un huis-clos. On étouffe, dans cette dynastie, qui vit en vase clos. Les enfants ne s’écartent guère de la scierie familiale, même s’ils ont fait, comme Armel et Celia, des études aussi prestigieuses qu’inutiles puisqu’elles ne leur ont pas permis de prendre leur envol. J’ai pensé à Mauriac – un peu – puisque l’enquête se situe dans le bordelais.
J’ai pensé aussi au débat sur le mariage pour tous (oui, je m’écartais du sujet, un peu) et sur la maternité, thème central s’il en est de ce roman. On vous pose toujours des questions si vous n’avez pas d’enfants on ne vous demandera jamais pourquoi vous avez eu des enfants. Or, dans ce livre, il est peu de relations parents/enfants heureuse. La seule qui l’est, c’est Reynald et Irma, le policier municipal pas toujours futé qui a pris avec lui sa mère devenue impotente et prend soin d’elle à sa manière, sans excès mais sans négligence. Sinon… Prenons par exemple l’intrigue qui semble secondaire, et ce mystérieux Truc – oui, c’est bien son nom. Truc a été surnommé ainsi par sa mère, avant d’être retiré à sa garde. Même chose pour Carole, abandonnée elle aussi et mère célibataire d’une petite fille. Nathalie, l’aide ménagère, est fâchée avec sa fille. L’aisance financière ne change rien à l’affaire : les Laporte ne cessent de montrer leur absence d’amour envers leur descendance. Pire : ils confondent éducation et dressage, tout en essayant de laver leur linge sale en famille.
Les crimes étaient-ils évitables ? Oui. Il est facile d’imputer le hasard, ou la faute à pas de chance pour certains d’entre eux. Le hasard, ce n’est dans cette histoire que le nom que l’on donne aux causes que l’on ne veut pas ou ne peut pas voir.
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Sharon
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