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[Hermary-Vieille, Catherine] Les dames de Brières (T1), L'étang du diable (T2), La fille du feu (T3)

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[Hermary-Vieille, Catherine] Les dames de Brières (T1), L'étang du diable (T2), La fille du feu (T3)

Message par Cannetille le Dim 2 Sep 2018 - 18:44





Titres : Les dames de Brières (tome 1), L'étang du diable (tome 2), La fille du feu (tome 3)
Auteur : Catherine Hermary-Vieille
Editeur : Albin Michel
Années de parution : 1999 pour le tome 1, 2000 pour les 2 autres
Pages : 432, 384 et 272

Présentation de l'éditeur :

- Tome 1 : Les dames de Brières
Quelle est cette terrible fatalité qui poursuit les hommes de Brières depuis maintenant plus de six siècles ? C'était dans la nuit des temps, en 1388, sur les berges du Bassin des Dames, un étang sauvage où dansent les feux follets. Trois femmes y furent brûlées vives, accusées de sorcellerie, maléfices et amitié avec Satan. Le temps a beau passer, le trouble demeure. Le domaine, qu'aucun bruit ne vient perturber, est animé d'une singulière présence, comme si la malédiction pesait encore. Une malédiction que les Dames qui vivent désormais à Brières perpétuent presque sans le savoir. Comme un pouvoir étrange dont on les aurait dotées et qui les lie, irrémédiablement, au domaine. A travers les âges et le destin de trois générations de femmes, l'auteur du Grand Vizir de la nuit évoque, avec subtilité, les secrets inavoués de la nature humaine, dans le mystérieux décor de ce domaine hanté par les fantômes du passé. Catherine Hermary-Vieille sait conter comme personne les passions dévorantes, les destinées fatales, et l'oppressante atmosphère de lieux magiques qui font la force de cette captivante saga.

- Tome 2 : L'étang du diable
De mémoire d'homme, le domaine de Brières, au coeur de la campagne creusoise, a toujours fasciné autant qu'il a inquiété. C'est précisément sur les berges de l'étang des Dames, au XIVe siècle, que trois femmes furent brûlées vives, accusées de sorcellerie, de maléfices et d'amitié avec Satan. Depuis lors, la malédiction continue de peser sur ce lieu. Mais pour quelle obscure raison le destin s'acharne-t-il sur les hommes qui y vivent, les chassant d'abord pour les rattraper inéluctablement ? Y-aurait-il en ce monde clos et comme hors du temps une volonté qui dépasserait celle de ses habitants ? Qui parviendra à percer les secrets d'un très ancien grimoire où sont sans doute cachés les mystères d'un lointain passé ?  Avec L'étang du Diable, Catherine Hermary-Vieille poursuit sa captivante saga des Dames de Brières, à travers les âges et le destin de trois générations de femmes. Situé dans un énigmatique domaine hanté, ce roman étrange et envoûtant explore les méandres de l'âme humaine et les tourments de la passion, dans un monde dominé par les hommes, hostiles aux femmes trop libres.

- Tome 3 : La fille du feu
Depuis le Moyen Âge, une étrange atmosphère règne sur le Domaine de Brières, jusqu'aux berges du Bassin des Dames où dansent encore les ombres des trois femnes qui y furent brûlées vives. Six siècles plus tard, l'antique rnalédiction semble toujours poursuivre les habitants du château. Fantasme ou réalité occulte ? Françoise subira-t-elle à son tour, comme sa grand-mère et sa mère, l'étrange pouvoir qui semble hanter les dames de Brières ? Exorcisera-t-elle la tragédie de la chasse aux sorcières, jusqu'à briser la fatalité en restituant aux dames d'antan leur dignité perdue ? A travers la subtile peinture d'un domaine hanté par d'obscures puissances, Catherine Hermary-Vieille, l'auteur des Dames de Brières et de L'Étang du Diable, évoque dans cette fascinante saga la condition des femmes et leur lutte à travers les siècles.

Avis :
Trois générations de femmes : Valentine au début du XXème siècle, sa fille René pendant l’Occupation et l’après-guerre, sa petite-fille Françoise dans les années soixante, s’acharnent à maintenir à flot le domaine de Brières dans la Creuse. Autour d’elles, pendant qu’elles tentent chacune à leur façon de s’affirmer et de trouver leur voie dans un monde peu habitué à ce que des femmes prennent leur destin en main, les hommes connaissent tous des destins tragiques ou malheureux. Il n’en faut pas plus pour animer les commérages autour d’une vieille croyance : depuis qu’en 1388 trois femmes (la mère, sa fille et sa petite-fille) ont été brûlées pour sorcellerie au bord de l’étang de Brières, le domaine est maudit. Les faits étranges et le malaise des habitants de Brières entretiennent le doute du lecteur tout au long des trois tomes, lui faisant partager les sentiments troubles qui, au fil des siècles, ont abouti à la condamnation de pauvres femmes pour sorcellerie. En fait, qui étaient-elles, ces sorcières, sinon des personnalités marginales et dérangeantes, que la communauté ne comprenait pas et qu’elle condamnait parce qu’elles faisaient peur ? Et toujours des femmes, dont le comportement effrayait le pouvoir des hommes… Des sorcières des temps reculés aux avorteuses d’avant la dépénalisation de l’avortement en France, Catherine Hermary-Vieille nous entraîne dans un plaidoyer pour l’émancipation féminine, d’autant plus impliquant que le récit nous a auparavant fait frissonner et presque croire au surnaturel. L’ambiance et les personnages sont subtilement peints. Le récit, très plaisant malgré une très légère impression de répétition, s’achève en ouvrant un horizon de réflexion parfaitement d’actualité. Lecture coup de coeur.

Citations :

Les « sorcières » ? Des êtres retardés, bizarres, affirment certains historiens, devenus malfaisants parce que sans mari, sans enfants, vivant à l’écart de la société. (…) Ce qui est sûr, c’est que les femmes étaient persécutées en tant que femmes. (…) La société dénigre d’abord puis attaque physiquement ceux qu’elle juge menaçants. (…) Accusées par des hommes, les femmes étaient arrêtées par des hommes, jugées par des hommes, torturées par des hommes, brûlées vives par des hommes après avoir été confessées par des hommes. (…) Si l’horrible exécution publique terrorisait, n’était-ce pas pour que les petites filles et les femmes qui y assistaient puissent en tirer de bonnes leçons qui, même de nos jours, marquent toujours à un certain degré nos contemporaines ? (…) Plus de cent mille femmes furent torturées et mises à mort en Europe entre les XIVe et XVIe siècles seulement. (…) Les sorcières restaient les pauvres d’entre les pauvres. Tout en ayant besoin ici et là de leurs bons offices, chacun les méprisait et les craignait. Et si, par malveillance, elles livraient des noms aux inquisiteurs ? Le plus grand pouvoir de ces femmes était d’inspirer la terreur. Traînée devant ses juges, l’accusée souvent ne prononçait mot et cette absence de confession, même sous les plus cruelles tortures, courrouçait ses juges qui attendaient des aveux pour la paix de leur propre conscience. En reconnaissant ses crimes, la sorcière aurait reconnu la menace qu’elle représentait et accepté sa punition comme exemplaire. (…) Elles sont censées défier le monde chrétien, le monde bien-pensant, le mettre en danger. (…) Ennemies sui generis de la société comme l’ont été les juifs ou le sont encore les homosexuels, ceux-là mêmes qui diffèrent de la majorité et qu’on hait, éradique par des pogroms ou des autodafés. (…)

Mais les infanticides restent les ennemies suprêmes, non parce qu’elles suppriment des fœtus – l’Histoire relate plusieurs cas de sorcières torturées et brûlées vives quoique enceintes –, mais parce qu’elles bravent le pouvoir des hommes, maîtres absolus de leur descendance et leur propriétaire légal puisqu’un homme qui rosse sa femme enceinte et provoque une fausse couche n’est guère poursuivi, pas plus que ne le furent les décideurs de guerres ayant envoyé au combat et à la mort des générations de jeunes gens. Le produit du ventre de la femelle appartient au mâle comme lui appartient ce ventre. Libres de leur sexualité et de leur fécondité, les femmes se font dangereuses, ennemies. Que convoiteraient-elles ensuite ? la place des hommes dans la société ? leur habileté à commander, à gouverner ? De cette peur diffuse naquit la décision plus ou moins consciente d’écraser, de broyer, de réduire à néant celles qui osaient prétendre être libres en projetant sur elles les désirs masculins les plus refoulés : possession collective, femmes d’une insatiable lubricité ayant le pouvoir de commander au désir, à l’amour, à la fécondité.

Cannetille
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