Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

[Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Aller en bas

Qu'avez-vous pensé de ce livre ?

0% 0% 
[ 0 ]
50% 50% 
[ 2 ]
25% 25% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
25% 25% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 4

[Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par Eiger le Dim 28 Oct 2018 - 14:03



je remercie PartageLecture et les éditions Gallmeister pour cette découverte Very Happy 
Une ambiance ouatée, cristallisée par des actes. L’être humain est capable d’une adaptabilité déconcertante !
 
Année de parution : 2018 (en France)
Traducteur : Françoise TORCHIANA
Nombre de pages : 150
ISBN : 978-2-35178-657-4
Editions : Gallmeister
 
Résumé (quatrième de couverture) :
 
« Margaret Stuart, fière épouse d'Alec, un fermier aisé de l'Iowa, est heureuse en ménage lorsque sa sœur Elspeth arrive d'Ecosse pour venir vivre avec eux. Mais alors que l'automne s'annonce et que l'amitié entre Elspeth et Alec s'approfondit, une série d'événements vient mettre Margaret à rude épreuve. Les émotions trop longtemps contenues, les sentiments qui s'abîment, les relations qui évoluent imperceptiblement commencent à ronger son équilibre et ses certitudes. Le triangle amoureux qui s'est formé entre Alec et les deux sœurs devient un piège dramatique lorsque survient l'irréparable. Il faudra alors sauver ce qui peut l'être. »
 
Quelques mots sur l’auteur :
 
WALLACE STEGNER est né en 1909 dans l'Iowa et a grandi dans divers états de l'Ouest américain. Lauréat du Prix Pulitzer et du National Book Award, enseignant à Stanford puis à Harvard, il a compté parmi ses étudiants des auteurs tels que Thomas McGuane, Raymond Carver ou Edward Abbey… Il est mort en 1993, laissant derrière lui une œuvre composée d'une soixantaine de romans et d'essais sur la défense des espaces sauvages. [Source_Amazon]
 
Maintenant, place au livre !
 
Une ambiance ouatée, cristallisée par des actes. L’être humain est capable d’une adaptabilité déconcertante !
 
C’est un auteur que je ne connaissais pas et je remercie PartageLecture et les éditions Gallmeister pour me l’avoir fait découvrir. C’est riche, le style n’est pas encore mature dans ce roman (je pense), mais indéniablement un talent de grande ampleur.
 
On rentre dans ce livre avec une joie sensible et on commence à évoluer avec le personnage de Elspeth. Elle vient de perdre ses parents et décide de répondre favorablement à l’invitation de sa sœur Margareth et son mari Alec de venir habiter avec eux dans l’Iowa. De fait, nos trois compagnons vont évoluer dans la ferme d’Alec, la plus belle, la plus grande de tout le comté. Alec est un homme jeune, plein de vie qui aime raconter des histoires et qui aime la vie. Sa femme, Margareth, elle est plus dans les convenances, donner une certaine image de la société dans laquelle elle veut se maintenir. Elspeth, petit bout de femme qui débarque avec sa joie de vivre, va quelque peu bousculer l’ordre établi dans cette ferme. Elle babille d’activité en activité et se rapproche indéniablement de la société d’Alec. En effet, elle n’a pas grand monde à côtoyer et elle a les hormones qui la démangent. Margareth décide d’inviter quelques hommes de son entourage afin que sa sœur puisse jeter son dévolu sur un homme bon, fort et de bonne société. Mais, mais, mais, Alec a déjà harponné doucement mais surement le cœur et la tête de notre jeune Elspeth. Quand l’irréparable arrive et que Margareth s’en rend compte, il va falloir sauver les apparences.
Dès lors, nous allons suivre les pensées, les actes de Margareth en premier plan et les autres au second.
 
Il est de bon ton de rappeler ici que nous évoluons dans le début du XXème siècle et que les mentalités sont loin d’être ce qu’elles sont aujourd’hui. Cependant, je me pose beaucoup de questions ! Oui, à cette époque le puritanisme est lourd, oui le pêché a eu lieu et donne naissance à une vie. Mais pourquoi Margareth préfère se poser en martyr aussi facilement et simplement ? Pourquoi Elspeth renonce ? Et Alec, bon sang, c’est un homme ! A cette époque il peut taper du poing sur la table ! Et il y a malgré tout, des possibilités !!! Lesquelles ? De partir, d’inventer, de maquiller la vérité sans pour autant tomber dans cette sombre situation. Oui, je suis révolté ! Oui, je suis allé au bout et oui j’ai aimé !
 
Dès les premières pages, on sent bien que l’ambiance est ouatée et que la tristesse n’est pas loin. Elspeth le sent dès qu’elle entre dans la maison de sa sœur. Dans ce livre, Wallace Stegner nous plonge dans la grisaille de cette demeure. Tant du côté des personnages que de leurs émotions. Cette noirceur pour poursuivre, est profonde et impacte tout le monde, y compris le lecteur. Cependant, l’auteur arrive à donner une dimension qui me fait dire que ce livre est fort et lourd. Des petits cailloux qui sont semés, par-ci, par-là. Puis de fil en aiguille, on est pris dans le tourbillon des sentiments et des actes. On ne peut plus lâcher, on va filer jusqu’à la dernière page…
 
Le style d’écriture est fluide et envoutant. L’ambiance est lourde et pourtant il y a dans l’écrit quelque chose qui nous pousse à continuer pour lire le style, pour connaitre la suite de l’histoire parce qu’elle aussi nous accroche malgré tout. C’est noir, c’est dur, mais oh combien percutant pour l’être humain. On a dans ce livre, la psychologie négative et néfaste de nos possibilités.
 
Alors, pour être honnête, ce livre me dérange autant qu’il me plait ! Parce qu’il est bien écrit, les émotions sont fortes et franches. L’ambiance est lourde et elle m’a donné des frissons à plusieurs reprises. A bien des moments j’ai voulu secouer ces personnages et leur dire ma façon de penser ! Ce livre m’a révolté et m’a attendri. Je ne peux que vous conseiller de le lire !
 
En bref, je ne sors pas indemne de cette lecture !

_________________
Fini : "Jules" - Didier VAN CAUWELAERT
En cours  study : "Un air de Violon" - Yvonne ROBERT

Challenge PàL 2018 : à venir ...
avatar
Eiger
Grand sage du forum
Grand sage du forum

Féminin
Nombre de messages : 1585
Localisation : 47
Date d'inscription : 17/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par Bernard le Ven 2 Nov 2018 - 16:25

Mon avis :
A la mort de sa mère, Elspeth quitte l’Ecosse pour rejoindre sa sœur, Margaret mariée à Alec, un fermier établi dans l’Iowa. Enjouée, vingt ans, pleine de vie, elle s’émerveille de cette nouvelle vie qui s’offre à elle. Alec, son beau-frère, solide gaillard, railleur et grand blageur, lui fait découvrir la ferme et ses environs. De cette intimité naîtra un sentiment qui les rapprochera. Elspeth succombera à Alec et Margaret surprendra leur connivence.
Je n’ai pas du tout aimé ce livre. Je l’ai tout de suite comparé à un roman de gare, quoique je n’ai rien contre les romans de gare, c’est juste pour dire.
Dès le début, mis à part le prologue, peu explicite, j’ai compris ce qui allait fatalement se passer, la belle-sœur allait trahir sa sœur en tombant dans les bras du bel Alec si séduisant avec ses blagues à dormir debout. Qu’elle soit enceinte, ma foi, ça aurait pu pimenter l’histoire, mais non déni par-ci, déni par- là. Dire qu’il s’agit d’un triangle amoureux, comme le dit l’éditeur, est osé. La vie cesse dès que Margaret découvre la trahison, les personnages s’écartent pour en arriver à un ennui mortel et transmissible au lecteur, du moins à moi. Je me suis demandé si j’allais finir de lire W. Stegner, j’ai pris sur moi, enfin ce fut ennuyeux. Certes j’ai appris quelques noms de jolies fleurs, j’ai lu que ça stridulait ici et là, j’aurais préféré l’entendre tout comme les froissements des feuilles ou rire avec les écureuils et les rouges-gorges, non rien de tout cela de la platitude, de la vacuité…A aucun moment je n’ai été pris par cette histoire, entré dedans comme on dit, rien ne m’a ému, si, peut-être ce gamin Malcolm pris dans ce temps arrêté, objet de mensonges, objet d’une vie sans affection maternelle ou (presque) paternelle. Lui n’y était pour rien.
J’ai trouvé que le vocabulaire était pauvre, redondant, sans relief, les mots ne chantent pas, ils sont comme Margaret et Elspeth, secs.
Le titre original : Remerbering laughter signifie, selon moi : se souvenir de rire. C’est loupé !
Je remercie Partage Lecture de m’avoir choisi pour cette lecture et les éditions Gallmeister de m’avoir offert ce livre.

2/5
B
avatar
Bernard
Grand expert du forum
Grand expert du forum

Masculin
Nombre de messages : 655
Age : 73
Localisation : Val de Marne
Emploi/loisirs : Retraité
Genre littéraire préféré : Polars
Date d'inscription : 22/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par Sharon le Ven 2 Nov 2018 - 18:23

Mon avis :

Une histoire simple.
Nous sommes dans l’Iowa, un état qui ne fait pas parler de lui. Nous découvrons Margaret, dure et digne. Puis, retour en arrière : nous voici dix-huit ans plus tôt, Margaret accueille sa jeune soeur Elspeth, venue tout droit d’Écosse. Elle découvre alors la vie dans une ferme, ou plutôt la vie d’un riche propriétaire fermier, auprès de sa soeur. Margaret semble déjà s’être fossilisée dans sa respectabilité, elle qui veille à ce que rien ne donne prise aux rumeurs. D’où vient cette soif inextinguible de respectabilité au point que la soeur qu’a connu Elspeth disparaît peu à peu dans la froideur, à l’image de ce magnifique mais guindé salon de réception, qui dévore la maison ? Cette sécheresse est contrebalancée dans la narration par les luxuriantes descriptions de la nature, d’une rare poésie.
Puis survient le drame qui scelle le destin de ce trio. En lisant cette partie du récit, et son épilogue, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une nouvelle de Georges Simenon Le deuil de Fonsine, qui montre aussi la rivalité de deux soeurs – jusqu’au bout, dans sa sécheresse, sans rémission ni pardon. C’est le silence, qui domine alors; l’incapacité, de se parler, de se confier, et au milieu, quelqu’un qui fait comme s’il n’était pas la cause de ce froid silence entre les soeurs. La joie, le bonheur, sont ailleurs, loin des deux soeurs.

Moi, je la prive de toi, toi, tu la prives de moi.


Pas de retour en arrière possible. En filigrane, est aussi évoqué le mal du pays, que certains, comme Ahlquist, ne rêvent que de retrouver.
Roman bref, oui, mais l’analyse est fine, le regard cruel et cette première oeuvre de Wallace Stegner fut justement récompensée à sa parution.
avatar
Sharon
Modérateur

Féminin
Nombre de messages : 8461
Age : 40
Localisation : Normandie
Emploi/loisirs : professeur de français/ mes animaux de compagnie, cinéma, musique classique, généalogie.
Genre littéraire préféré : romans policiers, romans classiques, théâtre, littérature de jeunesse.
Date d'inscription : 01/11/2008

https://deslivresetsharon.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par Jeetca Hier à 18:57

Tout d'abord je tiens à remercier partage lecture et les éditions Gallmeister pour m'avoir permis de lire ce livre et de donner mon avis.

C'est un livre court, poétique, l'auteur décrit les grands espaces, la nature,  les saisons, la vie à la ferme dans l'Iowa au début du XXème siècle.

Elspeth a quitté l'Ecosse  pour venir vivre dans l'Iowa avec sa soeur aînée Margaret et son mari Alec.
Margaret est froide,  assez guindée, soucieuse des apparences, à contrario sa jeune soeur se montre curieuse, enjouée, insouciante. Son beau frère la fait rire et une certaine complicité s'installe entre eux.
Margaret décide d'organiser une soirée pour présenter  à sa soeur des gens de son âge, ce sont surtout de jeunes mâles, beaux partis, fortunés  qui seront présent. Alec se montre vite jaloux, Elspeth troublée tombe dans ses bras. Si au début la culpabilité de faire du mal à sa soeur tient Elspeth éloignée d'Alec leur attirance prend vite le dessus. Lorsque Margaret les surprend c'est le drame, pourtant rien n'éclate, le silence s'installe , les non-dits seront désormais leur univers dans une ambiance lourde, triste, pesante.

Que de vies gâchées pour sauver les apparences et parce qu'on n' arrive pas, plus à se parler,  à pardonner.

J'ai assez aimé ce livre,  je n'avais pourtant  qu'une envie , celle de secouer tout le monde, de les faire assumer et de changer leur destin.
avatar
Jeetca
Membre assidu
Membre assidu

Féminin
Nombre de messages : 220
Age : 46
Localisation : Auvergne
Date d'inscription : 23/02/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par typhaine Hier à 20:47

Et un de plus dans ma Lal
avatar
typhaine
Apprenti
Apprenti

Féminin
Nombre de messages : 14
Age : 23
Localisation : MONTBELIARD
Emploi/loisirs : éduc spé
Genre littéraire préféré : tout, ça dépend des moments (sauf la poésie)
Date d'inscription : 09/11/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Stegner, Wallace] Une journée d'automne

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum