Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

[Bunker, Edward] Aucune bête aussi féroce

Aller en bas

Que pensez-vous de ce livre

100% 100% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 1

[Bunker, Edward] Aucune bête aussi féroce

Message par Bernard le Mar 20 Nov 2018 - 20:23



Aucune bête aussi féroce (No Beast So Fierce)

Rivages/Noir - 1973 -446 pages

Postface (ça change) :

...Max Dembo sort de prison, libéré sous condition, il essaie, sans grande conviction, de devenir honnête ; mais la vie criminelle reprend ses droits. Par une série d'actes autodestructeurs, Max conforte sa décision de devenir voleur à main armée ; il replonge dans les bas-fonds de L.A. où il se mêle à la faune des truands de bas étage. Les explosions de violence se succèdent, échappant à tout contrôle. Mais Bunker nous offre au fil des pages une vision pénétrante et stupéfiante des réflexions intimes de Max Dembo. Edward Bunker accumule les observations tant dramatiques que psychologiques. Là où il vous emmène, vous ne sortirez pas intact de votre rencontre avec Max Dembo"

James ELLROY

Mon avis :

Pour ceux qui aiment le polar noir, ils vont être servis. Bunker est à son aise, on le sent, dans ce récit. Est-ce autobiographique ? Cela y ressemble. Ce qui est sûr c'est que l'univers carcéral, les "matons", les combines et la survie, Bunker connait. En revanche tout taulard n'est pas un écrivain de cette trempe, de ce talent, un écrivain véridique, avec un style énorme et varié selon les événements. Le langage taulard, le langage flic, le langage de la rue, il connait, également.
Ce qui est étonnant et remarquable c'est que ses seules études sont la rue et la prison, on se demande, même, où il a appris à écrire et à lire.
Dembo, le personnage principal du bouquin, sort après huit ans de placard. Il est en conditionnelle. Son responsable de conditionnelle le conduit, par légèreté dans la traitance du dossier, à récidiver. La machine se met en route et, tel un rouleau compresseur, plus rien ne pourra l'arrêter. Dembo n'a qu'une règle ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi. Et il vaut mieux être avec lui, sinon la bête enragée ne fait aucun cadeau, même à un ami si celui-ci faute. Il n'accorde pas de seconde chance. Il ne pense qu'à lui et toutes ses actions sont régies par cette ligne de conduite.
Les amis de ses amis sont ses amis, certes, mais la confiance est précaire, jamais entière. Le réflexe d'autodéfense est omniprésent - je ne le laisserai pas faire ce qu'il souhaite, j'agirai avant, et tant pis, rien à foutre.
Dembo nous promène dans ce qu'il y a de pire, les camés, les paumés, les voleurs, les receleurs, la lie de la société, de motel minable en motel minable, de bagnole en épave, de braquage en braquage, d'amitié en défection, de vol en assassinat...Le tout dans un style royal d'écrivain de grande écriture flamboyante et inoubliable.

Ce bouquin est tout autant comparable, sinon plus intense que De sang froid de Capote ou Le grand nulle part de Ellroy.

Inoubliable


5/5
B

avatar
Bernard
Grand expert du forum
Grand expert du forum

Masculin
Nombre de messages : 682
Age : 73
Localisation : Val de Marne
Emploi/loisirs : Retraité
Genre littéraire préféré : Polars
Date d'inscription : 22/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum