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Message par lalyre le Dim 25 Aoû 2019 - 19:22

[Benameur, Jeanne]
Ceux qui partent
Editions Acte Sud 21 août 2019
ISBN 978 2 330 12432 8
327 pages
Quatrième de couverture
Tout ce que l’exil fissure peut ouvrir de nouveaux chemins. En cette année 1910, sur Ellis Island, aux portes de New York, ils sont une poignée à l’éprouver, chacun au creux de sa langue encore, comme dans le premier vêtement du monde.
Il y a Donato et sa fille Emilia, les lettrés italiens, Gabor, l’homme qui veut fuir son clan, Esther, l’Arménienne épargnée qui rêve d’inventer les nouvelles tenues des libres Américaines.
Retenus un jour et une nuit sur Ellis Island, les voilà confrontés à l’épreuve de l’attente. Ensemble. Leurs routes se mêlent, se dénouent ou se lient. Mais tout dans ce temps sus pendu prend une intensité qui marquera leur vie entière.
Face à eux, Andrew Jónsson, New-Yorkais, père islandais, mère fière d’une ascendance qui remonte aux premiers pionniers. Dans l’objectif de son appareil, ce jeune photographe amateur tente de capter ce qui lui échappe depuis toujours, ce qui le relierait à ses ancêtres, émigrants eux aussi. Quelque chose que sa famille riche et oublieuse n’aborde jamais.
Avec lui, la ville-monde cosmopolite et ouverte à tous les progrès de ce XXe siècle qui débute.
L’exil comme l’accueil exigent de la vaillance. Ceux qui partent et ceux de New York n’en manquent pas. À chacun dans cette ronde nocturne, ce tourbillon d’énergies et de sensualité, de tenter de trouver la forme de son exil, d’inventer dans son propre corps les fondations de son nouveau pays. Et si la nuit était une langue, la seule langue universelle ?
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Mon avis
D’origines différentes que ce soient âge ou sexe, ils sont sur le pont du grand paquebot, c’est une agitation fébrile, chacun rassemble sacs, ballots et valises, toutes des vies empaquetées dans si peu. Ils seront en attente sur la petite île de Ellis Island face à New York, car c’est un passage vers l’ailleurs qu’ils vont faire, une vie à tenter comme une aventure vers cette Amérique qui commence à restreindre les entrées des émigrants. Cette ville qui va devenir grandiose inaugurant sans arrêt des gratte-ciel, des métros et ou chacun et chacune espèrent y trouver une nouvelle liberté, car sur l’île, les histoires se frottent et se heurtent, on ne peut pas se préserver. Non, on ne peut pas. Même si on se met à l’écart. Même si la tentation est grande de rester juste dans sa vie à soi, entre un passé qui lie encore à d’autres rives et un futur qu’on voudrait pouvoir rêver seul, à sa façon. Cette femme, qu’a t-elle vécu ? Adana, quelle est cette ville ? Son histoire n’est pas racontable car ils sont ignorants de l’horreur qui a commencé à ravager l’Arménie. Un livre, des mots, car la douleur qui n’est pas écrite n’a pas de forme, elle peut envahir tout l’air et on peut en être envahi simplement en respirant et pourtant les mots écrits, ceux des livres, enseignent mais ils préservent aussi, même s’ils racontent les choses les plus folles et les plus cruelles, parce qu’ils ont été écrits par quelqu’un qui a pris le temps de les penser. Oups...Je vois que je dérive mais mon ressenti ne fut que plaisir de trouver dans ce très beau roman une telle chaleur humaine éparpillée dans cette diversité de langues qui se croisent sans se comprendre. Un gros coup de coeur pour ce roman ou beaucoup de sentiments sont explorés sous la belle plume de Jeanne Benameur… 5/5




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Message par Step le Dim 25 Aoû 2019 - 21:58

Merci Lalyre pour cette belle présentation qui donne vraiment envie!

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Message par Cannetille le Sam 7 Sep 2019 - 16:48

Un jour et une nuit à Ellis Island en 1910 : le temps pour les migrants juste débarqués de passer les contrôles, d’être acceptés ou rejetés. Pendant ce moment de flottement suspendu entre le monde d’avant et le monde d’après, plusieurs destins se croisent : Esther, l’Arménienne stigmatisée par le massacre des siens ; Gabor le gitan, qui fuit avec son clan la persécution en Europe ; Emilia et son père Donato, Italiens aisés qui ont choisi l’exil pour survivre à un deuil ; Andrew le photographe, Américain de la seconde génération à la recherche de ses racines ; Hazel la prostituée qui prépare obstinément son changement d’existence…

Tous ont en commun de se situer sur la brèche d’un nouveau départ, de trouver le courage de rompre avec le passé pour prendre leur destin en main et pour préserver ou redonner un sens à leur bien le plus précieux : la vie.

L’auteur a elle-même connu les affres de l’exil, son déchirement et son formidable espoir, autant d’émotions qu’elle restitue au fil d’une écriture sensible et poétique, toute en finesse et en profondeur, où chaque terme est soigneusement choisi, chaque questionnement intensément réfléchi. L’expression se fait passionnée, et se retrouve exaltée bien au-delà des mots, de manière très charnelle au travers de la passion amoureuse, ou de façon artistique par le biais de la photographie, de la peinture et de la musique.

Vibrant hommage à ceux qui partent, ou qui ont la force d’affronter les risques du changement et de la liberté pour vivre pleinement leur vie, quitte à tout perdre pour mieux se retrouver, ce roman d’une beauté indéniable est aussi d’une actualité brûlante : il nous rappelle les valeurs fondamentales qui font notre humanité, et que les préoccupations matérielles et le souci de sécurité nous font souvent perdre de vue.

Pourtant, ces qualités n’ont pas suffi à me séduire totalement : il ne se passe factuellement pas grand-chose dans ce récit avant tout introspectif, centré sur les combats intérieurs des protagonistes. Le poids de la réflexion a fini chez moi par nuire à la puissance de l’histoire, par ailleurs contrecarrée par un certain trop-plein d’exaltation autant intellectuelle que charnelle.

Ceux qui partent m’ont finalement plus ou moins laissée à quai, presque aussi déchirée qu’eux : avec l’envie d’aimer ce livre admirable de grande facture, mais que j’ai trouvé par moments un peu ennuyeux. (3/5)
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Message par lili78 le Mar 17 Sep 2019 - 12:06

New York 1910, d’horizons différents de nombreuses personnes débarquent à Ellis Island, et attendent l’autorisation de fouler le sol américain. Nous suivons Donato et sa fille Emilia, Gabor, Esther et apercevons tous les autres. Et il y a un photographe américain : Andrew venu pour saisir un regard, une émotion… Pour toutes ces personnes c’est le début d’une nouvelle vie.

J’ai eu un coup de cœur pour ce roman, bien sur j’adore l’écriture de cette auteure, mais aussi l’ambiance qu’elle crée. Les personnages de ce roman sont magnifiques et très touchants, je ne saurais dire si j’ai préféré Emilia et ses rêves de liberté, Gabor et son violon, Esther et sa discrétion, Donato et L'Enéide ou même Andrew avec son histoire familial et son appareil photo.

Jeanne Benameur nous offre un très beau roman. Avec une grande sensibilité, elle nous plonge au cœur des ses personnages, de ceux qui partent, de gré ou de force, abandonnant tout derrière eux et espérant trouver, ailleurs, des cieux plus cléments.
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