[Comte-Sponville, André] Le bonheur désespérément
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Le bonheur déses^érément, d' André Comte-Sponville
[Comte-Sponville, André] Le bonheur désespérément
Le bonheur désespérément, d' André Comte-Sponville

Edition Librio - 87 pages - ISBN 978-2-290-33451-5 - 2 euros
Quatrième de couverture:
"Qu'est-ce que je serais heureux si j' étais heureux!" . Cette formule de Woody Allen dit peut- être l' essentiel : que nous sommes séparés du bonheur par l'espérance même qui le poursuit.
La sagesse serait au contraire de vivre pour de bon, au lieu d' espérer vivre. C'est ou l' on rencontre les leçons d' Epicure, des stoiciens, de Spinoza, ou, en Orient, du Bouddha. Nous n' aurons de bonheur qu' à proportion du désespoir que nous serons capables de traverser. La sagesse est cela même : le bonheur, désespérément. André Comte-Sponville
Sur l' auteur :
L'auteur est un grand philosophe français contemporrain né en 1952, nommé en mars 2008 comme membre du Comité consultatif national d' éthique par le Président N. Sarkosy. Outre ses activités de professeur et conférencier , à travers son oeuvre littéraire prolifique il contribue à divulguer la philosophie au grand public, sous un nouveau jour.Il a écrit notamment Petit traité des grandes vertues et La sagesse des modernes(avec Luc Ferry)
Mon avis:
Pour ceux qui s' intéressent de près ou de loin à la philosophie, qui se posent des questions sur leur existence et quel sens donner à sa vie je conseille vivement ce livre. Ce texte est la transcription d'une conférence-débat prononcée par l' auteur en 1999 devant un auditoire de philosophes en herbe ou chevronnés.
J'ai été d' abord frappée par le ton à la fois familier, accessible et angélique de l' auteur qui aborde de grands maîtres de la philosophie , sans complexes d' infériorité cherchant à se démarquer par ses propres idées et contredisant même ceux-ci sur certains points; après tout n' est-ce pas là l'objet même de la philosophie, l'amour de la sagesse, tendre vers cette idéal sans cependant espérer l' atteindre...
On comprend à travers cette oeuvre l' importance du bonheur qui brûle en chacun de nous, même celui qui veut se pendre, il n'aspire qu' à se délivrer d' une souffrance à laquelle il n'arrive pas à échapper, et assouvit ainsi un bonheur.
Je peux vous dire que le livre est foisonnant de définitions plus ou moins complexes pour aboutir au sujet principal, à savoir qu'est-ce que le bonheur et comment peut-on être heureux... en trois parties comme dans les bonnes dissertations de philosophie il nous expose ses théories pour tenter de trouver une solution...
Je retiens ici une courte citation qui m'a beaucoup plus d'autant plus qu'elle fait appel à une citation de Spinoza à laquelle j'avais totalement adhéré et avait fait mienne lors de mes études de philo au lycée :
[[[[["C'est ce que Schopenhauer, en génial disciple de Platon, résumera bien plus tard, au XIXème siècle, en une phrase, dont je dis toujours que c' est la plus triste de l' histoire de la philosophie. Quand je désire ce que je n'ai pas c' est le manque, la frustration, ce que Schopenhauer appelle la souffrance. Et quand le désir est satisfait ? Ce n' est plus la souffrance puisqu' il n'y a plus de manque. Ce n' est pas le bonheur puisqu' il n' y a plus de désir. C' est ce que Schopenhauer appelle l' ennui, qui est l' absence du bonheur au lieu même de sa présence attendue. On se disait : " qu'est-ce que je serais heureux si..." Et tantôt le si ne se réalise pas et on est malheureux; tantôt il se réalise et on n' est pas heureux pour autant : on s' ennuie ou l' on désire autre chose.
D' ou cette phrase que j' annonçais , qui résume si tristement l' essentiel : " La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l' ennui."
Souffrance parce que je désire ce que je n' ai pas, et que je souffre de ce manque; ennui parce que j'ai ce que dès lors je ne désire plus.]]]]]

Edition Librio - 87 pages - ISBN 978-2-290-33451-5 - 2 euros
Quatrième de couverture:
"Qu'est-ce que je serais heureux si j' étais heureux!" . Cette formule de Woody Allen dit peut- être l' essentiel : que nous sommes séparés du bonheur par l'espérance même qui le poursuit.
La sagesse serait au contraire de vivre pour de bon, au lieu d' espérer vivre. C'est ou l' on rencontre les leçons d' Epicure, des stoiciens, de Spinoza, ou, en Orient, du Bouddha. Nous n' aurons de bonheur qu' à proportion du désespoir que nous serons capables de traverser. La sagesse est cela même : le bonheur, désespérément. André Comte-Sponville
Sur l' auteur :
L'auteur est un grand philosophe français contemporrain né en 1952, nommé en mars 2008 comme membre du Comité consultatif national d' éthique par le Président N. Sarkosy. Outre ses activités de professeur et conférencier , à travers son oeuvre littéraire prolifique il contribue à divulguer la philosophie au grand public, sous un nouveau jour.Il a écrit notamment Petit traité des grandes vertues et La sagesse des modernes(avec Luc Ferry)
Mon avis:
Pour ceux qui s' intéressent de près ou de loin à la philosophie, qui se posent des questions sur leur existence et quel sens donner à sa vie je conseille vivement ce livre. Ce texte est la transcription d'une conférence-débat prononcée par l' auteur en 1999 devant un auditoire de philosophes en herbe ou chevronnés.
J'ai été d' abord frappée par le ton à la fois familier, accessible et angélique de l' auteur qui aborde de grands maîtres de la philosophie , sans complexes d' infériorité cherchant à se démarquer par ses propres idées et contredisant même ceux-ci sur certains points; après tout n' est-ce pas là l'objet même de la philosophie, l'amour de la sagesse, tendre vers cette idéal sans cependant espérer l' atteindre...
On comprend à travers cette oeuvre l' importance du bonheur qui brûle en chacun de nous, même celui qui veut se pendre, il n'aspire qu' à se délivrer d' une souffrance à laquelle il n'arrive pas à échapper, et assouvit ainsi un bonheur.
Je peux vous dire que le livre est foisonnant de définitions plus ou moins complexes pour aboutir au sujet principal, à savoir qu'est-ce que le bonheur et comment peut-on être heureux... en trois parties comme dans les bonnes dissertations de philosophie il nous expose ses théories pour tenter de trouver une solution...
Je retiens ici une courte citation qui m'a beaucoup plus d'autant plus qu'elle fait appel à une citation de Spinoza à laquelle j'avais totalement adhéré et avait fait mienne lors de mes études de philo au lycée :
[[[[["C'est ce que Schopenhauer, en génial disciple de Platon, résumera bien plus tard, au XIXème siècle, en une phrase, dont je dis toujours que c' est la plus triste de l' histoire de la philosophie. Quand je désire ce que je n'ai pas c' est le manque, la frustration, ce que Schopenhauer appelle la souffrance. Et quand le désir est satisfait ? Ce n' est plus la souffrance puisqu' il n'y a plus de manque. Ce n' est pas le bonheur puisqu' il n' y a plus de désir. C' est ce que Schopenhauer appelle l' ennui, qui est l' absence du bonheur au lieu même de sa présence attendue. On se disait : " qu'est-ce que je serais heureux si..." Et tantôt le si ne se réalise pas et on est malheureux; tantôt il se réalise et on n' est pas heureux pour autant : on s' ennuie ou l' on désire autre chose.
D' ou cette phrase que j' annonçais , qui résume si tristement l' essentiel : " La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l' ennui."
Souffrance parce que je désire ce que je n' ai pas, et que je souffre de ce manque; ennui parce que j'ai ce que dès lors je ne désire plus.]]]]]
Invité- Invité
Re: [Comte-Sponville, André] Le bonheur désespérément
"Au-delà" dans quel sens?
*J' ai limité le débat alors que ce livre est très riche par son contenu et aborde d' autres questions ----> tout à fait, et je n' ai pas tout compris dans les définitions qu' il donne.
*ou Alors c' est possible de trouver le bonheur sans tomber nécessairement dans cette oscillation entre la souffrance et l' ennui.
Je pense que oui, mais celà dépend de son vécu personnel, c' est sujectif comme question pour chacun d' entre nous. Celà dépend du "type" de bonheur que l' on recherche.
Et puis le bonheur chacun s' en fait une idée, mais est-ce vraiment possible d' en donner une définition précise? c' est diffus, presque indescriptible je dirai. Il varie selon les époques de notre âge, de nos conditions de vie, de notre santé, des personnes que nous avons la chance - ou le malheur - de rencontrer...
C' est quoi pour toi l' infini philosophique? J' ai cru comprendre que tu étais athée, y a-t-il un rapport? Excuse moi de la question si elle est indiscrète je comprendrai.
*J' ai limité le débat alors que ce livre est très riche par son contenu et aborde d' autres questions ----> tout à fait, et je n' ai pas tout compris dans les définitions qu' il donne.
*ou Alors c' est possible de trouver le bonheur sans tomber nécessairement dans cette oscillation entre la souffrance et l' ennui.
Je pense que oui, mais celà dépend de son vécu personnel, c' est sujectif comme question pour chacun d' entre nous. Celà dépend du "type" de bonheur que l' on recherche.
Et puis le bonheur chacun s' en fait une idée, mais est-ce vraiment possible d' en donner une définition précise? c' est diffus, presque indescriptible je dirai. Il varie selon les époques de notre âge, de nos conditions de vie, de notre santé, des personnes que nous avons la chance - ou le malheur - de rencontrer...
C' est quoi pour toi l' infini philosophique? J' ai cru comprendre que tu étais athée, y a-t-il un rapport? Excuse moi de la question si elle est indiscrète je comprendrai.
Invité- Invité
Re: [Comte-Sponville, André] Le bonheur désespérément
Si j' ai bien compris l' infini philosophique ce sont toutes les possibilités toutes les portes qu' ouvre la philosophie?
Un peu hors sujet
J' avoue que pendant un moment ( plus dans l' adolescence) je trouvais vraiment bizarre qu' on puisse être athée je ne sais pas expliquer pourquoi c' est peut- être le catéchisme et les traditions qui m' ont enfermé dans cette perception c' est fort possible. Je savais qu' il y avait d' autres religions et j' acceptais pleinement leur existence, mieux que le "simple" fait d' être athée.
Aujourd' hui j' ai compris (j' espère) que l' athéisme ne veut pas forcément dire ne croire en rien. On peut croire à quelque chose de supérieur sans pour autant que ce soit une divinité. ça me paraît tout aussi bizarre, mais je trouve celà tellement "logique" en même temps. Dans les périodes de grande détresse on a besoin de croire, en quoi je ne sais pas le définir, mais c' est nécessaire je crois, ça nous dépasse nous et notre entourage... C' est comme un creux qu' on voudrait combler quelque soit la manière...
Merci Francine, c' est super de pouvoir approfondir ces thèmes, celà fait appel à beaucoup de questions, et celà n' appelle pas à une réponse claire, péremptoire...c' est souvent dans l' incompréhension des religions ou croyances de l' autre que ce sont crées les conflits.
Plus encore dans l' irrespect, car au fond on peut ne pas comprendre mais respecter tout de même, et celà est fondamental à mes yeux.
Un peu hors sujet
J' avoue que pendant un moment ( plus dans l' adolescence) je trouvais vraiment bizarre qu' on puisse être athée je ne sais pas expliquer pourquoi c' est peut- être le catéchisme et les traditions qui m' ont enfermé dans cette perception c' est fort possible. Je savais qu' il y avait d' autres religions et j' acceptais pleinement leur existence, mieux que le "simple" fait d' être athée.
Aujourd' hui j' ai compris (j' espère) que l' athéisme ne veut pas forcément dire ne croire en rien. On peut croire à quelque chose de supérieur sans pour autant que ce soit une divinité. ça me paraît tout aussi bizarre, mais je trouve celà tellement "logique" en même temps. Dans les périodes de grande détresse on a besoin de croire, en quoi je ne sais pas le définir, mais c' est nécessaire je crois, ça nous dépasse nous et notre entourage... C' est comme un creux qu' on voudrait combler quelque soit la manière...
Merci Francine, c' est super de pouvoir approfondir ces thèmes, celà fait appel à beaucoup de questions, et celà n' appelle pas à une réponse claire, péremptoire...c' est souvent dans l' incompréhension des religions ou croyances de l' autre que ce sont crées les conflits.
Plus encore dans l' irrespect, car au fond on peut ne pas comprendre mais respecter tout de même, et celà est fondamental à mes yeux.

Invité- Invité
Re: [Comte-Sponville, André] Le bonheur désespérément
Je suis devenue "partageuselectrice" en février de cette année,et je viens seulement de découvrir la partie philosophie!Cela m'intéresse!Comme je me débattais dans les méandres de Spinoza ,j'avais lancé une bouteille à la mer dans la revue "lire".Monsieur P.Dupouey,prof.Agrégé de philo,m'a envoyé le livre dont il est l'auteur, préfacé par André Comte Sponville,Maître de conférences à la Sorbonne.J'ai acquis"Introduction à l'étude de l'éthique de Spinoza",par Pierre Macheray dans la collection"Les grands livres de la philosophie" édités chez PUF.
Y a t-il des"partageurs(ses)qui en ont fait la lecture,et qui pourraient me donner leur avis? A VOUS! et MERCI!!!
Y a t-il des"partageurs(ses)qui en ont fait la lecture,et qui pourraient me donner leur avis? A VOUS! et MERCI!!!

alouette- Membre connaisseur

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Date d'inscription: 13/02/2010
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