[Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
Partage lecture :: Nos critiques :: Littératures de l'Imaginaire :: Autres auteurs - Littératures de l'imaginaire
Page 4 sur 4 • Partager •
Page 4 sur 4 •
1, 2, 3, 4
Votre avis:
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
Pour te montrer ma bonne foi, tu vois, j'ai effacé mon post.
Et puisqu'il faut se conformer à ta manière pour débattre avec toi, je fais suivre ceci, bien que ce n'est pas du tout dans mes habitudes :
« Comme c’est rare pour un écrivain de rentrer dans une salle de cinéma et de voir son propre roman adapté à l’écran aussi fidèlement et de façon si captivante. Truffaut m’a offert une nouvelle forme artistique de mon œuvre en préservant l’esprit de l’original. Je lui en suis profondément reconnaissant. »
Ray Bradbury
Et puisqu'il faut se conformer à ta manière pour débattre avec toi, je fais suivre ceci, bien que ce n'est pas du tout dans mes habitudes :
« Comme c’est rare pour un écrivain de rentrer dans une salle de cinéma et de voir son propre roman adapté à l’écran aussi fidèlement et de façon si captivante. Truffaut m’a offert une nouvelle forme artistique de mon œuvre en préservant l’esprit de l’original. Je lui en suis profondément reconnaissant. »
Ray Bradbury

antibiok- Membre assidu

-

Nombre de messages: 236
Localisation: Alphaville
Date d'inscription: 25/02/2011
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
Voilà un bel hommage que l'artiste écrivain rend à l'artiste réalisateur! 


kély- Grand sage du forum

-

Nombre de messages: 2650
Localisation: marseille
Genre littéraire préféré: Tous à priori. Je lis autant que mon emploi du temps me le permet. Je lis aussi beaucoup d'articles de presse magazine sur les sujets d'actualités (économie, société, religion, politique..). Très heureuse donc de faire partie de cette communauté de lecture, et espère pouvoir apporter ma contribution à chacune et chacun. Cordialement à tous.
Date d'inscription: 03/08/2010
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451

Il s'agit de la couverture du magazine "Galaxy Science Fiction" publié en février 1951 dans lequel est apparue pour la première fois la nouvelle "The fireman" (Le pompier) de Ray Bradbury.
En 1953, il est sorti en poche :

Puis en grand format (hard cover) :

Et enfin en édition signée limitée à 200 exemplaires avec une couverture en abestos : le matériau le plus résistant au feu :
Dernière édition par FrançoisG le Jeu 11 Aoû - 9:19, édité 1 fois

FrançoisG- Grand sage du forum

- Nombre de messages: 1674
Localisation: Dans ma maison au calme
Emploi/loisirs: Lecteur assidu
Genre littéraire préféré: Tous les genres
Date d'inscription: 23/09/2010
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
Du propre aveu de l'auteur : C'est à l'âge de trente ans et en neuf jours qu'il a écrit les 2500 mots de la nouvelle "The fireman" (Le pompier).

FrançoisG- Grand sage du forum

- Nombre de messages: 1674
Localisation: Dans ma maison au calme
Emploi/loisirs: Lecteur assidu
Genre littéraire préféré: Tous les genres
Date d'inscription: 23/09/2010
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
"Firestarter" de Stephen King a également été publié en série limitée abestos :



FrançoisG- Grand sage du forum

- Nombre de messages: 1674
Localisation: Dans ma maison au calme
Emploi/loisirs: Lecteur assidu
Genre littéraire préféré: Tous les genres
Date d'inscription: 23/09/2010
Re: [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
Mon avis :
Voilà, ça y est, j’ai enfin lu ce monument de la littérature.
Comment rester de marbre après une lecture pareille ?
Le portrait du monde que dresse Ray Bradbury dans ce roman pourrait être le nôtre dans un futur éventuel. Une option parmi tant de possibilités.
A travers la description du monde d’avant que fait le capitaine Beatty, j’ai reconnu notre monde actuel à nous : un monde essentiellement tourné sur l’argent, la consommation et le divertissement.
Bradbury dénonce l’abrutissement des masses par les médias (la télévision en particulier) mais aussi le déferlement d’une « sous-culture » qui amène l’homme à ne se préoccuper que de son quotidien, de ses loisirs et à complètement laisser de côté ce qui l’entoure. Et dans tout ça, moi je reconnais complètement le monde dans lequel je vis, un monde où les gens ne recherchent que la facilité et où la réflexion tend à disparaître.
Le futur imaginé par Bradbury fait froid dans le dos : des êtres humains complètement lobotomisés, dépourvus de compassion et qui ne connaissent plus l’amour, des êtres humains qui vivent en pleine guerre sans même s’en soucier ni s’en rendre compte. Pourquoi ? Parce qu’on les abreuve de stupidités, on leur fait croire que s’intéresser au monde qui les entoure c’est s’exposer au malheur et à la souffrance. « Pour vivre heureux, restons cachés », pour vivre heureux fermons les yeux.
Le personnage de Mildred est très représentatif d’ailleurs, elle m’a beaucoup agacée, elle est complètement « endoctrinée », elle est froide, dénuée de sentiments et ne s’intéresse qu’à ses émissions de télévision. Quel horizon !
Dans ce monde imaginaire bradburien, on ignore les actualités internationales surtout si elles concernent la guerre, la misère et la faim qui touchent d’autres pays. Sait-on seulement qu’il existe d’autres pays ? Oui puisqu’il y a une guerre mais qui sont-ils ? Pourquoi se battent-ils ? On l’ignore et à vrai dire ça ne nous intéresse pas.
En revanche, on retransmet en direct une chasse à l’homme à laquelle on invite la population à participer.
Le gibier ? Un homme qui a compris que ce monde était factice et superficiel et qui a décidé de se retourner contre l’autorité. Un dissident. Un ennemi de l’intérieur. Un danger susceptible de troubler la tranquillité et l’hébétude générale.
Montag faisait partie du corps des pompiers. Sauf que dans son monde à lui, les pompiers ne sont pas chargés d’éteindre les incendies mais de les allumer. Mais attention, pas n’importe quels incendies. Les pompiers ont pour mission de brûler tous les livres qu’on leur signale (le système fonctionne donc sur le principe de la dénonciation), les livres mais aussi tous les biens du propriétaire qui est ensuite arrêté.
Un jour, Montag comprend qu’il n’est pas heureux, que son épouse non plus, qu’ils ne partagent rien si ce n’est un toit. Il décide alors de se révolter sous l’influence d’une jeune fille qu’il aura rencontrée et qui lui aura ouvert les yeux. Il brave l’interdit et se procure des livres. Il essaie désespérément de convaincre son épouse de leur valeur et de l’importance des enseignements qu’ils renferment.
Seulement, contre ce genre de système, la révolte ne fonctionne pas. La solution est ailleurs.
J’ai lu dans l’article Wikipédia que Bradbury dénonçait le maccarthisme dans ce livre. Je trouve qu’il va beaucoup plus loin que ça.
Cette dystopie m’aura touchée d’autant plus qu’elle est plausible. J’ai trouvé le style aussi froid que Mildred, pas d’émotions, pas de poésie, pas de suspense. Un style à l’image du monde décrit.
Pour conclure, je dirais que Fahrenheit 451 est un roman pas transcendant mais incroyablement réaliste pour un livre de science-fiction. Un roman incontournable du genre comme 1984.
Voilà, ça y est, j’ai enfin lu ce monument de la littérature.
Comment rester de marbre après une lecture pareille ?
Le portrait du monde que dresse Ray Bradbury dans ce roman pourrait être le nôtre dans un futur éventuel. Une option parmi tant de possibilités.
A travers la description du monde d’avant que fait le capitaine Beatty, j’ai reconnu notre monde actuel à nous : un monde essentiellement tourné sur l’argent, la consommation et le divertissement.
Bradbury dénonce l’abrutissement des masses par les médias (la télévision en particulier) mais aussi le déferlement d’une « sous-culture » qui amène l’homme à ne se préoccuper que de son quotidien, de ses loisirs et à complètement laisser de côté ce qui l’entoure. Et dans tout ça, moi je reconnais complètement le monde dans lequel je vis, un monde où les gens ne recherchent que la facilité et où la réflexion tend à disparaître.
Le futur imaginé par Bradbury fait froid dans le dos : des êtres humains complètement lobotomisés, dépourvus de compassion et qui ne connaissent plus l’amour, des êtres humains qui vivent en pleine guerre sans même s’en soucier ni s’en rendre compte. Pourquoi ? Parce qu’on les abreuve de stupidités, on leur fait croire que s’intéresser au monde qui les entoure c’est s’exposer au malheur et à la souffrance. « Pour vivre heureux, restons cachés », pour vivre heureux fermons les yeux.
Le personnage de Mildred est très représentatif d’ailleurs, elle m’a beaucoup agacée, elle est complètement « endoctrinée », elle est froide, dénuée de sentiments et ne s’intéresse qu’à ses émissions de télévision. Quel horizon !
Dans ce monde imaginaire bradburien, on ignore les actualités internationales surtout si elles concernent la guerre, la misère et la faim qui touchent d’autres pays. Sait-on seulement qu’il existe d’autres pays ? Oui puisqu’il y a une guerre mais qui sont-ils ? Pourquoi se battent-ils ? On l’ignore et à vrai dire ça ne nous intéresse pas.
En revanche, on retransmet en direct une chasse à l’homme à laquelle on invite la population à participer.
Le gibier ? Un homme qui a compris que ce monde était factice et superficiel et qui a décidé de se retourner contre l’autorité. Un dissident. Un ennemi de l’intérieur. Un danger susceptible de troubler la tranquillité et l’hébétude générale.
Montag faisait partie du corps des pompiers. Sauf que dans son monde à lui, les pompiers ne sont pas chargés d’éteindre les incendies mais de les allumer. Mais attention, pas n’importe quels incendies. Les pompiers ont pour mission de brûler tous les livres qu’on leur signale (le système fonctionne donc sur le principe de la dénonciation), les livres mais aussi tous les biens du propriétaire qui est ensuite arrêté.
Un jour, Montag comprend qu’il n’est pas heureux, que son épouse non plus, qu’ils ne partagent rien si ce n’est un toit. Il décide alors de se révolter sous l’influence d’une jeune fille qu’il aura rencontrée et qui lui aura ouvert les yeux. Il brave l’interdit et se procure des livres. Il essaie désespérément de convaincre son épouse de leur valeur et de l’importance des enseignements qu’ils renferment.
Seulement, contre ce genre de système, la révolte ne fonctionne pas. La solution est ailleurs.
J’ai lu dans l’article Wikipédia que Bradbury dénonçait le maccarthisme dans ce livre. Je trouve qu’il va beaucoup plus loin que ça.
Cette dystopie m’aura touchée d’autant plus qu’elle est plausible. J’ai trouvé le style aussi froid que Mildred, pas d’émotions, pas de poésie, pas de suspense. Un style à l’image du monde décrit.
Pour conclure, je dirais que Fahrenheit 451 est un roman pas transcendant mais incroyablement réaliste pour un livre de science-fiction. Un roman incontournable du genre comme 1984.
Page 4 sur 4 •
1, 2, 3, 4
Sujets similaires» [Bradbury, Ray] Fahrenheit 451
» FAHRENHEIT 451 de Ray Bradbury
» [ray Bradbury] Fahrenheit 451
» Fahrenheit 451 - Ray Bradbury
» Fahrenheit 451, Ray Bradbury
» FAHRENHEIT 451 de Ray Bradbury
» [ray Bradbury] Fahrenheit 451
» Fahrenheit 451 - Ray Bradbury
» Fahrenheit 451, Ray Bradbury
Partage lecture :: Nos critiques :: Littératures de l'Imaginaire :: Autres auteurs - Littératures de l'imaginaire
Page 4 sur 4
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum