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[Scheurmann, Eric] Le Papalagui

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[Scheurmann, Eric] Le Papalagui

Message par Lorenzo le Dim 31 Jan 2010 - 14:32

Titre : Le Papalagui
Auteur : Eric Scheurmann




Références

Poche: 153 pages
Editeur : Pocket; Édition : Nouv. éd (17 juin 2004)
Collection : Pocket
Langue : Français
ISBN-10: 2266130323
ISBN-13: 978-2266130325

Quatrième de couverture :

Les étranges propos de Touiavii, chef de tribu, sur les hommes blancs

Présentation de l'éditeur

Touiavii, le chef de la tribu de Tiavéa, a observé de près cet être étrange qu'est le Papalagui et en dresse un portrait plus éclairé que ne pourrait le faire un ethnologue : le Papalagui étouffe son corps avec des peaux lourdes et serrées qui le privent de soleil, le Papalagui vit dans des coffres de pierre empilés, séparés par des fentes bruyantes et grises , le Papalagui est obsédé par le métal rond et le papier lourd qui régissent toute sa vie; le Papalagui a inventé un objet qui compte le temps; depuis il court sans cesse derrière... Le Papalagui a développé bien d'autres maladies et comportements absurdes... Alors le sage Touiavii, qui vit dans les îles Samoa, aimerait bien que son peuple ne devienne pas comme le Papalagui, ce curieux homme blanc qui vit en Europe.

Biographie de l'auteur

Né en 1878 à Hambourg, Erich Scheurmann a été à la fois peintre, écrivain et conteur. En 1903, il part s'installer sur les bords du Bodensee, où il fait la rencontre de Hermann Hesse. Peu de temps avant le début de la Première Guerre mondiale, il se rend à Samoa. Profondément imprégné de la civilisation polynésienne, nous lui devons de nombreuses photographies de l'île. Au printemps de 1915, il gagne les États-Unis, et rejoint l'Allemagne avant la fin de la guerre. Son livre Le Papalagui est paru en 1920 en Allemagne, mais il aura fallu attendre le début des années 80 pour qu'il paraisse en français. Il est aujourd'hui traduit en une quinzaine de langues et vendu à des millions d'exemplaires. Erich Scheurmann est décédé le 4 mai 1957 à Armsfeld.

Extraits : (Tirés du Papalagui d’Eric Scheurmann)

Extrait 1 : "Où que tu ailles chez le Papalagui et quoi que tu voies, que cela soit un fruit, un arbre, une eau, une forêt ou un petit tas de terre, toujours, partout il y a quelqu'un à côté qui dit:"C'est à moi! Fais attention de ne pas prendre ce qui est à moi!"
Si toutefois tu prends quelque chose, aussitôt il crie et t'appelle "voleur", mot qui jette une grande honte sur toi, et cela seulement parce que tu t'es permis de toucher un mien de ton prochain. Ses amis et les serviteurs des plus grands chefs arrivent et te lient avec des chaînes, t'amènent au falé poui poui, et tu es exclu le reste de ta vie.
Ce qui appartient ou n'appartient pas à quelqu'un est exactement précisé par des lois spéciales, pour que personne ne prenne les choses qu'un autre a déclarées comme étant les siennes.
Le Papalagui est obligé de faire de telles lois et d'avoir des gardiens de ses nombreux miens, pour que ceux qui ont peu ou pas du tout de mien ne lui prennent rien de son mien."

Extrait 2 : «C’est une chose embrouillée que je n’ai jamais vraiment complètement comprise, parce que cela m’ennuie de réfléchir plus longtemps que nécessaire à ces choses aussi puériles. Mais c’est une connaissance très importante pour le Papalagui. Les hommes, les femmes et même les enfants qui tiennent à peine sur les jambes, portent dans le pagne une petite machine plate et ronde sur laquelle ils peuvent lire le temps. Soit elle est attachée à une grosse chaîne métallique et pend autour du cou, soit elle est serrée autour du poignet avec une bande de cuir. Cette lecture du temps n’est pas facile. On y exerce les enfants en leur tenant la machine près de l’oreille pour leur faire plaisir.

Ces machines, que l’on porte facilement sur le plat de deux doigts, ressemblent dans leur ventre aux machines qui sont dans les ventre des bateaux, que vous connaissez tous. Mais il y a aussi de grandes et lourdes machines à temps à l’intérieur des huttes, ou sur les plus hautes façades pour qu’on puisse les voir de loin. Et quand une tranche de temps est passée, de petits doigts le montrent sur la face externe de la machine et en même temps elle se met à crier, un esprit cogne contre le fer dans son coeur. Oui, un puissant grondement s’élève dans une ville européenne quand une tranche de temps s’est écoulée.

Quand ce bruit du temps retentit, le Papalagui se plaint: Oh! là! là! encore une heure de passée!” Et il fait le plus souvent une triste figure, comme un homme portant un lourd chagrin, alors qu’aussitôt une heure toute fraîche s’approche. Je n’ai jamais compris cela, si ce n’est en supposant qu’il s’agit d’une grave maladie. Le Papalagui se plaint de cette façon: ”Le temps me manque!... Le temps galope comme un cheval!... Laissez-moi encore un peu de temps!...”

(...)

En Europe, il n’y a que peu de gens qui ont véritablement le temps. Peut-être pas du tout. C’est pourquoi ils courent presque tous, traversant la vie comme une flèche. Presque tous regardent le sol en marchant et balancent haut les bras pour avancer le plus vite possible. Quand on les arrête, ils s’écrient de mauvaise humeur: ”Pourquoi faut-il que tu me déranges? Je n’ai pas le temps, et toi, regarde comme tu perds le tien!” Ils se comportent comme si celui qui va vite était plus digne et plus brave que celui qui va lentement.

Le Papalagui oriente toue son énergie et toutes ses pensées vers cette question: comment rendre le temps le plus dense possible? Il utilise l’eau, le feu, l’orage et les éclairs du ciel pour retenir le temps. Il met des roues de fer sous ses pieds et donne des ailes à ses paroles, pour avoir plus de temps. Et dans quel but tous ces grands efforts?

Que fait le Papalagui avec son temps? Je n’ai jamais découvert la vérité, bien qu’il parle sans cesse et gesticule comme si le Grand-Esprit l’avait invité à un fono. Je crois que le temps lui échappe comme un serpent dans une main mouillée, justement parce qu’il le retient trop. Il ne le laisse pas venir à lui. Il le poursuit toujours, les mains tendues, sans lui accorder jamais la détente nécessaire pour s’étendre au soleil. Le temps doit toujours être très près, en traint de parler ou de lui chanter un air. Mais le temps est calme et paisible, il aime le repos et il aime s’étendre de tout son long sur la natte. Le Papalagui n’a pas reconnu le temps, il ne le comprend pas et c’est pour cela qu’il le maltraite avec ses coutumes de barbare.

Mes chers frères, nous ne nous sommes jamais plaints du temps, nous l’avons aimé comme il venait, nous n’avons jamais couru après lui, nous n’avons jamais voulu le trancher ni l’épaissir. Jamais il ne devint pour nous une charge ni une contrainte.

Que s’avance celui d’entre nous qui n’a pas le temps! Chacun de nous a le temps en abondance, et en est content; nous n’avons pas besoin de plus de temps que nous en avons, et nous en avons assez. Nous savons que nous parvenons toujours assez tôt à notre destination, et que le Grand-Esprit nous appelle quand il veut, même si nous ne connaissons pas le nombre de nos lunes.

Nous devons libérer de sa folie ce pauvre Papalagui perdu, nous devons l’aider à retrouver son temps. Il faut mettre en pièces pour lui sa petite machine à temps ronde, et lui annoncer que du lever au coucher du soleil, il y a plus de temps que l’homme en aura jamais besoin.»

Mon avis :

Un livre très prenant que vous dévorerez sans nul doute. Chaque chapitre est un clin d’œil très critique envers la civilisation occidentale. Un clin d’œil qui engendre chez nous la pensée « malheuresement c’est vrai ». Le Papalagui montre à quel point la société occidentale à un poids sur notre vie de tous les jours. On peut le dire, le Papalagui est purement est simplement aliéné. Un livre qui fait rire et réfléchir et que je conseil à tous.

Notation :

Originalité : 4/4
Temps de lecture : 2/2
Style d’écriture : 3/4
Fond : 3,5 /4
Avis global : 5,5/6
_________________
Note : 18/20

Pour en savoir plus :

Sur le Papalagui :
http://www.cheztom.com/rencontres-le-papalagui-homme-blanc-papalagi-article320.html
Sur Samoa :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samoa
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Lorenzo
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Re: [Scheurmann, Eric] Le Papalagui

Message par zazy le Dim 24 Juil 2011 - 19:01

Je l'ai dans ma PAL, l'ai commencé... et je l'ai arrêté. Livre à reprendre
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