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[André, Jean-Marie] La médecine à Rome

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[André, Jean-Marie] La médecine à Rome

Message par eric le Lun 26 Avr 2010 - 17:26

(La) Médecine à Rome. ANDRE, Jean – Marie
Paris. 2006. Tallandier. 700 p.
(LP7)



Présentation de l’éditeur :

Longtemps la médecine romaine est demeurée dans l’ombre de la médecine grecque, dont elle n’aurait été que l’héritière indigne, récupérant pour le dégrader un savoir constitué depuis des siècles par Hippocrate et les médecins d’Alexandrie.
Pour dissiper ce malentendu, Jean Marie André a procédé à une lecture systématique, sous l’angle médical de la littérature latine : textes scientifiques et thérapeutiques, bien entendu, ais aussi épîtres, satires, poésies, écrits juridiques et philosophique, traité d’architecture et d’agronomie. Sa conclusion est claire : loin de s’opposer à la médecine grecque, la médecine romaine l’a assimilée pour en tirer un savoir concret et efficace. En systématisant la prudence, les médecins romains ont humanisé la pratique médicale et développé l’hygiène publique. Ils ne méritent donc nullement leur image d’affameurs et d’égorgeurs. La médecine à Rome marque une étape importante vers la thérapeutique moderne.
Jean Marie André, spécialiste de la civilisation romaine, est professeur émérite des universités. Il a publié une dizaine d’ouvrages parmi lesquels L’Otium dans la vie morale et intellectuelle romaine (1966), Mécène, essai de biographie spirituelle (1967), Le siècle d’Auguste (1974), Les loisirs en Grèce et à Rome (1984) , et coécrit à Voyager dans l’Antiquité (1993).

Table des matières:
Spoiler:
Avant propos p. 13

Chapitre 1er : Un paradoxe culturel : la résistance de Rome à la médecine grecque p. 17
 La « conquête romaine « et la culture p. 18
 La médecine dans le débat sur l’héllenisme p. 21
 Les difficultés intellectuelles de l’intégration p. 25
 L’ »anti-Hippocrate » de Pline l’Ancien p. 28
 La médecine vue par Caton et ses contemporains p.35
 La tradition anti-médicale du genre satirique p.39
 Les lieux communs de l’épigramme gréco-romaine p.44
 Poésie et vérité chez Martial p.45
 Magie, superstition et médecine populaire : l’Anthologie de Pline p. 49

Chapitre 2 : Epidémiologie Romaine p. 50
 Epidémiologie ancienne et médecine patriarcale archaïque p. 59
 L’ »archéologie » romaine et les archives de santé publique p. 60
 L’annalistique et l’histoire des épidémies à Rome p. 62
 Discussion critique des sources historiques p. 66
 Les paramètres objectifs de l’épidémie p. 68
 Maladie et malédiction divine p. 70
 Les interprétations théologiques anciennes p. 74
 L’enrichissement du Panthéon romain : les dieux guérisseurs et leur ambiguité p. 78
 Vers un certain positivisme p. 82
 Epidémie et religiosité « primaire » p. 86
 L’art de guérir national : Caton p. 90


Chapitre 3 : La réception de l’hippocratisme et l’héritage des écoles. P. 97
 Le « corpus Hippocratique » et ses problèmes p. 97
 La destinée du Corpus dans l’antiquité classique p.104
 La culture hippocratique de la génération cicéronienne ….. p.107
 L’entreprise encyclopédique de Celse p .113
 Hippocratisme et histoire de la médecine grecque chez CELSE p.114
 L’Histoire naturelle de PLINE : histoire discontinue de la médecine p. 121
 La révolution médicale d’Asclépiade de Bithynie p. 124
 La théorie hippocratique des climats chez VITRUVE p. 126
 La grande préface de CELSE : l’apport hippocratique à la problématique médicale p.129
 Dogmatisme et organisation de l’expérience chez CELSE : le débat p. 132
 Le dernier historien latin des « sectes » médicales : CAELIUS AURELIEN p. 137
 L’aventure de la langue médicale des latins, de Celse à Caelius p. 140

Chapitre IV : L’épidémiologie positive de la fin de la République au Haut Empire : ses avatars p. 147

 Fébrilité et inflammations, avec manifestations secondaires p. 155
 Pathologie respiratoire p. 156
 Symptômes hémorragiques et corruptions du sang p.156
 L’épidémiologie du Haut Empire et du Bas Empire p. 163
 Les « topiques » littéraires de l’épidémie p. 179
 L’héritage de l’épidémiologie versifiée sous le haut Empire p. 180
 La peste dans la tragédie sénéquienne : des constantes scientifiques p. 183
 Les épidémies, les catastrophes et la pathologie sociale p. 188

Chapitre V : Tableau nosologique de la Rome impériale p. 199
 La pathologie digestive à Rome p. 218
 La pathologie nerveuse p. 222
 La pathologie urinaire p. 230
 La pathologie oculaire p. 234
 La pathologie respiratoire p. 237
 La pathologie articulaire p. 244
 La pathologie cardiaque p. 247
 La médecine romaine et la vie sexuelle p. 250
 La carcinologie des Romains p. 261
 Les « maladies de civilisation » p. 263

Chapitre VI : Habitat, climat et santé p. 273
 L’architecture rurale : son apport à l’urbanisme urbain p. 273
 De la sécurité rurale à l’urbanisme hygiénique p. 277
 La pathologie de la concentration urbaine et la médecine p. 301
 Le thermalisme médical p. 317

Chapitre VII : Médecine générale et spécialités ; leurs thérapeutiques. p.333
 Valeur hygiénique et thérapeutique de la boisson p. 342
 Activité, exercice et repos p. 345
 Les techniques de la diète : le relativisme empirique p. 347
 Le traitement hydrothérapique et ses annexes p. 348
 De l’exercice et de la promenade p. 353
 La routine du généraliste romain p. 357
 Le clystère p. 357
 Les ventouses p. 359
 De la saignée et de ses problèmes p. 362
 La constitution d’une pharmacologie « scientifique » p. 366
 Le classement fonctionnel des médicaments à ROME p. 372
 Présentation des médicaments p. 379
 Dénomination et exclusivité des préparations magistrales p. 384
 Les problèmes techniques de la préparation p. 386
 Du traitement médico – pharmaceutique de quelques affections typiques p. 392
 Sélection de quelques préparations remarquables p. 396
 La parapharmacie p. 401
 L’héritage de la chirurgie grecque à ROME p. 404
 Le matériel chirurgical des latins p. 404
 Les varices p. 407
 Les hernies p. 409
 L’opération des calculs p. 410
 La cataracte et la chirurgie ophtalmique p. 412
 Hydropisie et paracentèse p. 414
 Spécialités authentiques et charlatanisme p. 415

Chapitre VIII : Patients illustres : politique, littérature et santé à Rome p. 421
 La carrière des honneurs et la santé sous la République p. 425
 Les enjeux politiques de la santé princière sous l’Empire p. 427
 La santé des impératrices et des princesses impériales p. 435
 Le dossier médical de la famille julio – claudienne p. 438
 La dynastie flavienne p. 446
 Santé et hérédité dans la famille antonine p. 449
 La santé des collaborateurs du prince p. 454
 La pathologie de l’élite gouvernante chez Pline le Jeune p. 458
 Les problèmes de santé de l’élite intellectuelle p. 459
 Les « maladies » de Cicéron p. 462
 Le cas de » Sénèque p. 466
 La « petite santé » d’un poête épicurien p. 472
 Les problèmes de santé de la famille Pline p. 475
 Fronton, un précepteur valétudinaire, ou geignard p. 479
 Un sophiste fragile p. 481

Chapitre IX : L’exercice de la médecine à Rome : libéralisme et encadrement juridique. P. 485
 La laborieuse intégration de la déontologie hippocratique p. 485
 Le médecin allogène, ennemi intérieur ? p. 501
 La femme – médecin, produit du libéralisme p. 505
 « Ignorance criminelle » et formation médicale à Rome p. 507
 Le contrôle public des connaissances et le « numerus clausus » p. 511
 Le service de santé légionnaire p. 513
 La médecine gladiatorienne p. 515
 Le mythe d’une profession anarchique : la législation ancienne p. 516
 La médecine romaine, le poison et les crimes : de la déontologie au droit pénal p. 520
 Les conditions économiques et sociales de l’art médical à Rome p. 528
 La rémunération de l’acte médical : honoraires ou salaire ? p. 530
 Protection juridique et privilèges des médecins p. 535

Chapitre X : Médecine romaine, philosophie grecque et pathologie p. 541
 Les écoles philosophiques et la médecine à l’époque julio – claudienne p. 550
 Médecine et philosophie à l’apogée de l’Empire p. 557
 Problèmes théoriques : la santé dans le système des valeurs gréco – romain p. 566
 La philosophie comme médecine de l’âme p. 578
 La médecine mentale des Romains : ses « apories » p. 582
 La pathologie du trublion et du conquérant et furor collectif p. 590
 Maladie, suicide et pensée philosophique p. 605

Conclusion p. 615
Notes p. 623
Bibliographie sélective p. 681
Appendices p. 688
Index p. 702

Mon avis (Avril 2010)

La médecine, en général, et la médecine à Rome, en particulier, reste un domaine de spécialistes, au sein duquel néanmoins la connaissance et la découverte permettent de mieux comprendre et d’appréhender la vie quotidienne de la population (mais aussi des classes dirigeantes).
Reléguée à une simple et incomplète imitation de la médecine grecque – du reste, le grec restera longtemps la langue des sciences - , la médecine romaine, on le découvre à la lecture de cet ouvrage, a réussi, tout en assimilant les connaissances acquises d’Athènes, à innover pour s’adapter à son temps et constituer ainsi un socle solide pour le développement de la médecine moderne.
Captivant, cet ouvrage se feuillette au gré de ses envies ou de ses intérêts, et chaque lecture nous donne envie d’en savoir plus, d’en découvrir davantage. Une table des matières très riche permet, d’un premier coup d’œil, de trouver les informations recherchées, alors qu’un index (Noms propres et sujets) permet un recherche plus pointue.

eric
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Re: [André, Jean-Marie] La médecine à Rome

Message par Iani le Lun 26 Avr 2010 - 18:11

Merci pour ta critique, j'ai caché la table des matières (il suffit de cliquer dessus pour la voir) pour ne pas que ça prenne trop de place dans la critique. J'ai également rajouté le sondage, n'oublie pas de voter Wink
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Iani
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