[Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
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Votre avis sur Autant en emporte le vent
Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Il y a bien des années que j'ai lu le livre. Je l'avais trouvé exellent.

marine- Membre assidu

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Margaret Munnerlyn Mitchell (November 8, 1900 – August 16, 1949) est une auteure américaine. Elle est morte écrasée par un chauffard alors qu'elle traversait la rue avec son époux pour se rendre au cinéma.

Elle a obtenu le prix Pulitzer en 1937 avec ce livre qui fait partie des titres les plus populaires de tous les temps (plus de trente millions d'exemplaires vendus). L'édition originale date de mai 1936. Elle n'a rien publié d'autre.

Le film qui date de 1939 a reçu 10 oscars.

Le film est quatrième dans la liste des 100 meilleurs films de tous les temps après Citizen Kane, Casablanca et Le parrain.
En 1986, un timbre a été créé à son effigie :


Elle a obtenu le prix Pulitzer en 1937 avec ce livre qui fait partie des titres les plus populaires de tous les temps (plus de trente millions d'exemplaires vendus). L'édition originale date de mai 1936. Elle n'a rien publié d'autre.

Le film qui date de 1939 a reçu 10 oscars.

Le film est quatrième dans la liste des 100 meilleurs films de tous les temps après Citizen Kane, Casablanca et Le parrain.
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FrançoisG- Grand sage du forum

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Mon avis :
Ma note : 9/10
D’abord et avant tout, mettons les choses au clair. Je n’ai jamais vu «Autant en emporte le vent». Rien. Pas une image. J’ai vaguement laissé quelques notes du thème me caresser le tympan, mais rien de plus. J’ai donc découvert l’oeuvre avec des yeux neufs et naïfs, et j’ai été proprement soufflée.
Le style et net et flamboyant, campant lieux et personnages avec justesse, sans négliger les détails ni s’y appesantir, jouant sur les effets de couleur, de lumière, pour leur insuffler une personnalité. Pas étonnant qu’on en ait fait un film, tant les lieux, les scènes, les personnages, sont visuels, même encore couchés sur le papier.
Pour ce qui est du contexte dans lequel se place l’histoire, on se retrouve face à un plaidoyer quelque peu dérangeant pour un Sud habituellement dépeint comme le repaire de planteurs sans pitié pour leurs malheureux esclaves noirs, repaire heureusement mis à feu et à sang par les braves Yankees du Nord épris de justice et de liberté.
Même s’il ne faut pas prendre pour argent comptant ce tableau nostalgique d’un empire bâti sur l’esclavage, j’ai trouvé qu’il était salutaire de considérer le point de vue des vaincus, et pas seulement celui des vainqueurs. Vainqueurs qui, du reste, auraient pu prendre de la graine de ces erreurs passées lors de leurs tentatives plus récentes de déboulonner une paire de dictatures.
Il est en effet difficile de ne pas songer à d’autres batailles menées tambour battant pour des raisons officielles fort louables (le Bien, le Mal, vous connaissez la chanson) et des raisons officieuses plus... Politico-économiques. Difficile également de ne pas songer à d’autres victoires militaires éclatantes, suivies de près par une flambée de violence terroriste se réclamant de la «résistance à l’envahisseur», malheureusement attisée par le mépris et les vexations (volontaires ou non) de libérateurs qui ne respectent pas plus la culture des libérés que celle des oppresseurs.
L’histoire en elle-même est plutôt banale. La surprise et le suspense n'y ont pas une grande place, ce qui ne n’empêche pas de retenir son souffle avant chaque rebondissement, en espérant confusément que le destin ne frappera pas, que ce qui doit arriver n’arrivera pas. Là réside la véritable virtuosité de l’auteur : nous amener à prier (au moins à croiser les doigts) pour que les règles élémentaires du monde cessent soudain de s’appliquer et épargnent ces héros qui, pourtant, ne le méritent que rarement.
Le récit puise en effet sa force dans des personnages à couper le souffle. Scarlett O’Hara et Rhett Buttler sont tout simplement les prototypes de ces héros que l’on adore détester ou que l’on déteste aimer. Troubles, ambigus, secrets, même pour le lecteur habituellement omniscient, chaque page apporte sa nouvelle facette, sa nouvelle découverte, sa nouvelle incertitude.
Entre deux de leurs rencontres, on s’impatiente, on piaffe, on espère et on maudit l’entêtement de l’un et de l’autre. Et lorsqu’enfin ils se croisent, se défient, se jaugent, notre gorge se serre, on tremble, on frémit avec eux. On se surprend à espérer qu’ils vont, par un miracle qui échappe un peu à notre compréhension, se trouver enfin.
On ressent à chaque raidissement, à chaque rencontre manquée entre ces deux monuments de force et de caractère, la frontière ténue entre jugement et préjugé, fierté et l’arrogance, honneur et aveuglement, à quel point il est facile de passer cette frontière, et de choisir ainsi le malheur plutôt que le bonheur.
Très beau. Très profond. Edifiant.
En un mot : sublime.
Le style et net et flamboyant, campant lieux et personnages avec justesse, sans négliger les détails ni s’y appesantir, jouant sur les effets de couleur, de lumière, pour leur insuffler une personnalité. Pas étonnant qu’on en ait fait un film, tant les lieux, les scènes, les personnages, sont visuels, même encore couchés sur le papier.
Pour ce qui est du contexte dans lequel se place l’histoire, on se retrouve face à un plaidoyer quelque peu dérangeant pour un Sud habituellement dépeint comme le repaire de planteurs sans pitié pour leurs malheureux esclaves noirs, repaire heureusement mis à feu et à sang par les braves Yankees du Nord épris de justice et de liberté.
Même s’il ne faut pas prendre pour argent comptant ce tableau nostalgique d’un empire bâti sur l’esclavage, j’ai trouvé qu’il était salutaire de considérer le point de vue des vaincus, et pas seulement celui des vainqueurs. Vainqueurs qui, du reste, auraient pu prendre de la graine de ces erreurs passées lors de leurs tentatives plus récentes de déboulonner une paire de dictatures.
Il est en effet difficile de ne pas songer à d’autres batailles menées tambour battant pour des raisons officielles fort louables (le Bien, le Mal, vous connaissez la chanson) et des raisons officieuses plus... Politico-économiques. Difficile également de ne pas songer à d’autres victoires militaires éclatantes, suivies de près par une flambée de violence terroriste se réclamant de la «résistance à l’envahisseur», malheureusement attisée par le mépris et les vexations (volontaires ou non) de libérateurs qui ne respectent pas plus la culture des libérés que celle des oppresseurs.
L’histoire en elle-même est plutôt banale. La surprise et le suspense n'y ont pas une grande place, ce qui ne n’empêche pas de retenir son souffle avant chaque rebondissement, en espérant confusément que le destin ne frappera pas, que ce qui doit arriver n’arrivera pas. Là réside la véritable virtuosité de l’auteur : nous amener à prier (au moins à croiser les doigts) pour que les règles élémentaires du monde cessent soudain de s’appliquer et épargnent ces héros qui, pourtant, ne le méritent que rarement.
Le récit puise en effet sa force dans des personnages à couper le souffle. Scarlett O’Hara et Rhett Buttler sont tout simplement les prototypes de ces héros que l’on adore détester ou que l’on déteste aimer. Troubles, ambigus, secrets, même pour le lecteur habituellement omniscient, chaque page apporte sa nouvelle facette, sa nouvelle découverte, sa nouvelle incertitude.
Entre deux de leurs rencontres, on s’impatiente, on piaffe, on espère et on maudit l’entêtement de l’un et de l’autre. Et lorsqu’enfin ils se croisent, se défient, se jaugent, notre gorge se serre, on tremble, on frémit avec eux. On se surprend à espérer qu’ils vont, par un miracle qui échappe un peu à notre compréhension, se trouver enfin.
On ressent à chaque raidissement, à chaque rencontre manquée entre ces deux monuments de force et de caractère, la frontière ténue entre jugement et préjugé, fierté et l’arrogance, honneur et aveuglement, à quel point il est facile de passer cette frontière, et de choisir ainsi le malheur plutôt que le bonheur.
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En un mot : sublime.
Ma note : 9/10
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Saphyr- Grand sage du forum

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
dada780 a écrit:J'adore. De plus, j'ai aussi lu "la bicyclette bleue", et le début est pareil à ce livre: une fille amoureuse d'un garçon modèle, qui se marie avec quelqu'un d'autre, un homme peu galant dont elle va tomber amoureuse...
En effet Régine Desforges avait été accusé de plagiat à l'époque.
La situation historique n'était pas la même mais la situation des personnages était vraiment identiques.
J'ai adoré Autant en emporte le vent, je l'ai lu il y a plus de trente ans mais j'en garde un merveilleux souvenir, je n'avais jamais vu le film à l'époque mais j'avais un très grand poster de l'affiche du film dans ma chambre. Je me suis rattrapée ensuite et j'ai vu le film plusieurs fois. Mais la plus grosse impression m'avait déjà été donnée par le livre, un très gros pavé que j'avais dévoré. Je ne cherche pas à le relire, je veux rester sur ces souvenirs là.
J'ai lu aussi "Scarlett" d'Alexandra Ripley ; effectivement les personnages sont plus vieux et plus matures, Scarlett est toujours aussi combative mais beaucoup moins capricieuse. Et là, l'histoire se passe en Irlande (autre problématique de l'époque). Il ne vaut pas le précédent mais j'avais bien aimé.

mariejo- Grand expert du forum

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Un livre que je considère comme indispensable, alors que je ne l'ai ni lu, ni vu le film. Il y a un mythe autour de cette histoire, j'ai hâte de m'y plonger ... 

Piou Piou- Grand sage du forum

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
J'ai beaucoup aimé ce livre qui reste pour moi un très bon souvenir
Mon vote : excellent
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Invité- Invité
Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
J'ai beaucoup aimé ce livre. Mais la seule chose qui m'empêche de noter excellent, c'est la longueur du livre et le passage sur les détails de la guerre. Je suis d'accord qu'ils sont essentiels au déroulement de l'histoire mais j'avoue avoir sauté certains passages trop "techniques" pour moi.
Deuxièmement, il y a une question que je me pose et qui n'a pas à voir grand chose avec le livre. Mais si les yankees se sont battus pour la liberté des noirs, qu'est ce qui explique des années plus tard la ségrégation contre les noirs??
Ceci dit, je me suis bien sûr énormément attaché à Scarlett qui malgré les bonnes convenances de l'époque, donc, que les femmes ne doivent pas travailler, ne peuvent pas être propriétaires de magasins ou autres et surtout, ne pas être intelligentes, en bref, être stupides et s'occuper des enfants, de leur mari et de la cuisine. Malgré tout ça, elle se relève de la guerre, prend les choses en main et devient une excellente femme d'affaires, ce qui ne plait évidemment à personne. Sauf peut-être à Rhett...
Et ce sont justement ces bonnes convenances qui ont conduit Rhett et Scarlett là où ils sont arrivés. S'il n'y avait pas eu toutes ces bonnes convenances, Scarlett aurait pu dire à Rhett combien elle était désolée et qu'elle l'aimait. Mais elle a préféré rester fière. Je pense que c'est surtout sa fierté.
Et j'ai trouvé cela tellement dommage, Rhett qui était fou amoureux d'elle et elle, elle se rend compte seulement dans les 30 dernières pages que c'est Rhett qu'elle aime et non Ashley. Je dois bien avouer que je n'ai jamais compris ce qu'elle lui trouvait.
Mais tout cela parce que Rhett n'était pas un homme du monde, n'était pas un homme qu'on invitait dans les meilleures maisons.
Ceci dit, l'écriture est facile à lire, c'est fluide et bien écrit. J'aime les moments assez légers où Scarlett et Rhett se disputent. J'ai beaucoup aimé l'humour de Rhett, il dit tout en rigolant, mais au fond tellement vrai.
J'aime beaucoup le personnage de Mama et j'aurais bien aimé en savoir un peu plus sur Belle Watling. Un personnage qui a l'air fort intéressant. Pour ça, je trouve qu'on la voit plus dans le film. J'ai tellement aimé Melanie. Une fille simple, qui peut paraitre à certains moments un peu bête. Mais tellement gentille, elle ferait tout pour Scarlett qui elle pourtant aurait tout fait pour pouvoir l'éloigner d'Ashley. Par contre, Ashley m'a vraiment gonflé, lui je lui aurais bien foutu deux baffes.
J'ai beaucoup aimé ce livre, mais j'ai vraiment eu du mal à le terminer.
Deuxièmement, il y a une question que je me pose et qui n'a pas à voir grand chose avec le livre. Mais si les yankees se sont battus pour la liberté des noirs, qu'est ce qui explique des années plus tard la ségrégation contre les noirs??
Ceci dit, je me suis bien sûr énormément attaché à Scarlett qui malgré les bonnes convenances de l'époque, donc, que les femmes ne doivent pas travailler, ne peuvent pas être propriétaires de magasins ou autres et surtout, ne pas être intelligentes, en bref, être stupides et s'occuper des enfants, de leur mari et de la cuisine. Malgré tout ça, elle se relève de la guerre, prend les choses en main et devient une excellente femme d'affaires, ce qui ne plait évidemment à personne. Sauf peut-être à Rhett...
Et ce sont justement ces bonnes convenances qui ont conduit Rhett et Scarlett là où ils sont arrivés. S'il n'y avait pas eu toutes ces bonnes convenances, Scarlett aurait pu dire à Rhett combien elle était désolée et qu'elle l'aimait. Mais elle a préféré rester fière. Je pense que c'est surtout sa fierté.
Et j'ai trouvé cela tellement dommage, Rhett qui était fou amoureux d'elle et elle, elle se rend compte seulement dans les 30 dernières pages que c'est Rhett qu'elle aime et non Ashley. Je dois bien avouer que je n'ai jamais compris ce qu'elle lui trouvait.
Mais tout cela parce que Rhett n'était pas un homme du monde, n'était pas un homme qu'on invitait dans les meilleures maisons.
Ceci dit, l'écriture est facile à lire, c'est fluide et bien écrit. J'aime les moments assez légers où Scarlett et Rhett se disputent. J'ai beaucoup aimé l'humour de Rhett, il dit tout en rigolant, mais au fond tellement vrai.
J'aime beaucoup le personnage de Mama et j'aurais bien aimé en savoir un peu plus sur Belle Watling. Un personnage qui a l'air fort intéressant. Pour ça, je trouve qu'on la voit plus dans le film. J'ai tellement aimé Melanie. Une fille simple, qui peut paraitre à certains moments un peu bête. Mais tellement gentille, elle ferait tout pour Scarlett qui elle pourtant aurait tout fait pour pouvoir l'éloigner d'Ashley. Par contre, Ashley m'a vraiment gonflé, lui je lui aurais bien foutu deux baffes.
J'ai beaucoup aimé ce livre, mais j'ai vraiment eu du mal à le terminer.

Flopke- Membre assidu

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Flopke a écrit:Deuxièmement, il y a une question que je me pose et qui n'a pas à voir grand chose avec le livre. Mais si les yankees se sont battus pour la liberté des noirs, qu'est ce qui expliquent des années plus tard la ségrégation contre les noirs??
Parce que, comme savent si bien le faire les Américains (et toute nation un peu puissante, soyons honnêtes), ils ne se battaient pas seulement pour de beaux principes.
Sans être une grande spécialiste de la question, je sais que les deux économies, Nord et Sud, étaient basées sur des principes différents : le Nord générait des richesses grâce à l'industrie, le Sud grâce à l'agriculture, et plus particulièrement au coton. Dans l'industrie il est difficile, et ça l'était encore plus à l'époque, d'employer de la main d'oeuvre non qualifiée, problème inexistant quand il s'agit de cueillir du coton. Premier avantage du Sud, qui pouvait employer des esclaves contrairement au Nord, qui possédait donc un avantage économique, et qui était dans l'ensemble plus riche.
Deuxième avantage, plus stratégique celui-ci : s'il est impossible de délocaliser la culture du coton, les sudistes auraient très bien pu, s'ils en avaient saisi l'intérêt, développer leur industrie.
Le Sud avait donc une longueur d'avance, que le Nord ne pouvait réduire qu'en les attaquant là où ils étaient vulnérable : sur le plan militaire. Mais on ne fait pas une guerre comme ça, surtout une guerre civile, sans au moins un petit prétexte, prétexte qu'ils ont trouvé assez rapidement : combattre l'injustice de l'esclavage. Et le Sud n'avait alors que deux choix possibles : libérer les noirs (et ainsi perdre son avantage économique), ou entrer en guerre. Dans les deux cas, le Nord était gagnant, en plus avec un alibi moral en béton.
Flopke a écrit:Et ce sont justement ces bonnes convenances qui ont conduit Rhett et Scarlett là où ils sont arrivés. S'il n'y avait pas eu toutes ces bonnes convenances, Scarlett aurait pu dire à Rhett combien elle était désolée et qu'elle l'aimait. Mais elle a préféré restée fière. Je pense que c'est surtout sa fierté.
Je ne pense pas que ce soient les conventions morales qui aient empêché ses deux là de se dire qu'ils s'aimaient, car c'était plutôt bien vu à l'époque de s'aimer entre époux (pas en public, bien sûr). Même si ça n'avait pas été le cas, ils n'étaient pas à ça près.
Pour Rhett, je dirais que c'est la peur qui le retient, peur d'être repoussé, utilisé ou humilié, Scarlett ne montrant au monde - et à Rhett en particuliers - que son aspect sombre et mesquin, manipulant les hommes sans aucun scrupule. Pour Scarlett, c'est également la peur, mais la peur de perdre son indépendance. Rhett étant un homme fort, dur, elle craint tout au long du livre de s'abandonner, de lui céder, et ainsi d'être dominée et de perdre cette liberté qui lui est si chère, la liberté d'être intelligente, de diriger son propre destin.
Dans les deux cas, je dirais que c'est justement la crainte de ne plus pouvoir mener leur vie comme ils l'entendent, de devoir se plier à une autorité quelconque, celle de leur moitié au lieu de celle du qu'en-dira-t-on, qui les retient.
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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Ben à force de toujours jouer à ce petit jeu "ouvre toi à moi et je te ris au nez". ce que Rhett faisait tout le temps. Eh bien du coup, Scarlett ne voulait plus s'ouvrir à lui, de peur qu'il se moque d'elle. Et lui ne voulait pas non plus s'ouvrir à elle de peur d'être rejeter.
Ce qui des noirs, ce qui m'étonne, c'est les Sudistes traitaient bien leurs noirs. Enfin, d'après ce que j'ai lu dans le livre. Et des années après, ça été les Etats les plus racistes. Je pense que ça doit surtout être dû au fait que ça s'est très mal passé quand les noirs ont été libre et que les gens ont pris peur... Enfin, ce n'est qu'une théorie!
Ce qui des noirs, ce qui m'étonne, c'est les Sudistes traitaient bien leurs noirs. Enfin, d'après ce que j'ai lu dans le livre. Et des années après, ça été les Etats les plus racistes. Je pense que ça doit surtout être dû au fait que ça s'est très mal passé quand les noirs ont été libre et que les gens ont pris peur... Enfin, ce n'est qu'une théorie!

Flopke- Membre assidu

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Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Flopke a écrit:Ce qui des noirs, ce qui m'étonne, c'est les Sudistes traitaient bien leurs noirs. Enfin, d'après ce que j'ai lu dans le livre.
Euh, je pense que ça dépendait des propriétaires... Les noirs n'avaient aucun droit, ils étaient considérés comme du bétail, des animaux... Après, oui, certains devaient bien les traiter mais uniquement pour ne pas "abîmer la marchandise", rien de charitable là-dedans. De ce que j'ai pu lire aussi, il y avait une réelle différence entre les noirs travaillant à la plantation, à l'extérieur et ceux travaillant au domicile des maîtres, à l'intérieur. Ces derniers avaient souvent une condition plus enviable mais à nuancer encore une fois...
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Lecture du moment: La Promesse des ténèbres de Maxime CHATTAM.
Re: [Mitchell, Margaret] Autant en emporte le vent
Je suis tout à fait d'accord. C'est pour ça que j'ai noté d'après le livre. Parce que bon, je me doute bien que tous les noirs n'étaient pas bien traité. D'ailleurs Scarlett dit que son père n'a jamais levé la main sur un noir. sous entendu, d'autres le font... Donc bon, évidemment, tout ça n'est que de la fiction et on est loin de savoir exactement ce qui se passait.

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