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DOSTOIEVSKI, Fédor

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DOSTOIEVSKI, Fédor

Message par audreyzaz le Jeu 11 Sep 2008 - 16:04

Dostoievski, Fédor




Biographie

Fedor (Fiodor) Mikhaïlovitch DostoïevskiRu-Dostoevsky est un écrivain russe, né à Moscou le 30 octobre du calendrier julien/11 novembre 1821 et mort à Saint-Pétersbourg le 28 janvier du calendrier julien/9 février 1881. Il est généralement considéré comme l'un des plus grands romanciers russes, et a influencé de nombreux écrivains et philosophes.

Son père, Mikhaïl Andréiévitch Dostoïevski, médecin militaire à l'hôpital des pauvres de Moscou, possède deux villages, acquis en 1831: Darovoié et Tchermachnia. En 1839, il est assassiné par des serfs de Darovoié, après qu'il les eut maltraités. Sa mère, Maria Fedorovna Netchaiev, est morte de la tuberculose deux ans plus tôt, en 1837.

Après en avoir réussi l'examen d'entrée, Dostoïevski entre à l'École supérieure des Ingénieurs militaires de Saint-Pétersbourg en 1838. En 1842, il est nommé sous-lieutenant et entre en tant que dessinateur à la direction du Génie. En 1844, il demande sa retraite pour pouvoir se consacrer à son premier roman, Les Pauvres Gens. Publié en 1846, celui-ci connut un succès certain et valut à son auteur d'être remarqué par le poète Nikolaï Nekrassov et l'influent critique Vissarion Belinsky. Ses romans suivants (Le Double et La Logeuse) ne connurent pas le même succès.

En 1847, il fréquente le cercle du socialiste utopiste modéré Mikhaïl Petrachevski, fonctionnaire au Ministère des Affaires Étrangères. Cette même année, il fait sa première crise d'épilepsie, à 26 ans.

Il n'adhère pas à un système en particulier mais cherche à maintenir une présence dans les milieux intellectuels progressistes petersbourgeois.

En avril 1849, les membres du cercle Petrachevski sont arrêtés, y compris Dostoïevski qui est lui aussi arrêté et emprisonné. Après un simulacre d'exécution sur la place Semenov, le 22 décembre 1849, le tsar ayant grâcié les prisonniers au moment même où ils allaient être exécutés, la sentence est transformée en un exil de plusieurs années et la peine commuée en déportation dans un bagne de Sibérie.

En 1850, il arrive à Omsk (Souvenirs de la maison des morts, 1860), épisode relaté dans le cycle romanesque La lumière des justes de Henri Troyat. Cependant, les punitions corporelles sont épargnées à Dostoïevski sur l'intervention de M. de Grave, un officier d'origine française.

Dans les baraquements il partage sa vie avec des forçats de droit commun, il écrit dans sa correspondance : « Je n'ai pas perdu mon temps : j'ai appris à bien connaître le peuple russe, comme peut-être peu le connaissent. ». Ce qui oblige l'intellectuel de salon qu'il était à commencer son évolution : « J'étais coupable, j'en ai pleine conscience... J'ai été condamné légalement et en bonne justice... Ma longue expérience, pénible, douloureuse, m'a rendu ma lucidité... C'est ma croix, je l'ai méritée... Le bagne m'a beaucoup pris et beaucoup inculqué. »

Cette période déterminante dans son oeuvre donnera lieu à plusieurs passages importants de ses livres dont une partie de Crime et Châtiment.

Sa peine se termine en 1854 et il est affecté comme officier à un régiment de Sibérie. Il recommence à nouveau à écrire : les Souvenirs de la maison des morts, récit romancé de sa vie au bagne, puis une comédie, Le bourg de Stepantchikovo et ses habitants. En 1857 il épouse Maria Dimitrievna Isaeva.

En 1860, il obtient sa retraite comme sous-lieutenant et l’autorisation de rentrer vivre à Saint-Petersbourg, sous la surveillance de la police secrète. Il renoue alors avec les libéraux et fonde avec son frère Mikhaïl une revue modérée et nationaliste, Le Temps. Cette revue sera interdite en 1863. L'arrivée au pouvoir du nouveau tsar Alexandre II en 1855 amène de nombreuses réformes en Russie. Le servage est aboli en 1861. Malgré ces ouvertures politiques, on assiste à l'émergence de mouvements révolutionnaires violents, ce qui inquiète beaucoup Dostoïevski.

En 1862, il se rend en Europe pour la première fois et rencontre Apollinaria Souslova qui sera sa maîtresse lors de ses périples en Europe.

Sa femme Maria meurt en 1864, puis son frère Mikhaïl en 1865. Il est couvert de dettes et doit fournir de quoi vivre à la femme et aux enfants de son frère qu'il a adopté. Pour échapper aux créanciers, il continue à voyager et tente de faire fortune à la roulette. On trouve des échos de sa passion maladive du jeu dans Le Joueur (1866) et L'Adolescent (1875). Il revoit Apollinaria (Paulina) Suslova qui refuse sa proposition de mariage.

Ces années d'errances et de troubles marquent profondément Dostoïevski. Son aversion pour l'Europe et la démocratie grandit. Il publie le célèbre Carnets du sous-sol qui est en quelque sorte une réponse au roman Que faire ? du révolutionnaire Tchernitchevski. Selon Dostoïevski, l'égalité démocratique n'efface pas la violence des rapports humains mais l'exacerbe au contraire.

S'il s'oppose à la démocratie bourgeoise, c'est parce qu'elle donne une place trop importante à l'argent. Il admire en revanche sa liberté de la presse; lui qui a tant souffert de la censure en Russie

Politiquement, il est un fervent "libéral" pour son pays et surtout un nationaliste convaincu. Il aime le peuple Russe avec passion et haït profondément les usuriers qui saignent le bon peuple. Le crime de Crime & Châtiment consistera d'ailleurs dans la vengeance gratuite (mais légitime ?) d'un étudiant contre une usurière. Certains y ont vu l'émanation d'un antisémitisme connu de Doistoïevski

Il engage Anna Grigorievna Snitkine comme dactylo et elle devient sa femme en 1867. Grâce à son esprit pratique et à sa volonté, la situation du ménage s'améliore. Dostoïevski renonce au jeu et se met à travailler régulièrement, publiant ses œuvres les plus abouties : Crime et Châtiment, l'Idiot, Les Démons (appelé aussi Les Possédés).

Ce dernier roman est inspiré d'un fait divers tragique : l'assassinat par les siens d'un des membres du groupe révolutionnaire de Netchaïev. Son œuvre romanesque s'achève par Les frères Karamazov, qu'il publie à l'âge de 60 ans. En 1880, son Discours sur Pouchkine, où Dostoïevski évoque sa vision sur le rôle de la Russie dans le monde fait de lui un héros national.

Ses dernières années restent marquées par des discours enflammés sur l'âme et le peuple russe ainsi que la supériorité du "génie russe" sur les autres nations.

Dostoïevski, à la fin de sa vie aura été plus croyant que l'agnostique de ses premières années. Homme en dehors des systèmes (et notamment en dehors des Eglises), il reconnaitra le Christ comme prophète ayant révélé la Vérité.

Il succombe à une hémorragie le 27 janvier 1881 du calendrier julien (9 février 1881 du calendrier grégorien) et est enterré à Saint-Pétersbourg au cimetière Nevisky.

Ses obsèques qui ont lieu le 31 janvier sont suivies par 30 000 personnes.


Bibliographie

* Les Pauvres Gens, 1846
* Le Double, 1846
* Un roman en neuf lettres, 1846
* Monsieur Prokhartchine, 1846
* La Logeuse, 1847
* Les Annales de Pétersbourg, 1847
* Polzounkov, 1848
* La Femme d'un autre et le mari sous le lit, 1848
* Le Voleur honnête, 1848
* Un sapin de Noël et un mariage, 1848
* Les Nuits blanches, 1848
* Un cœur faible, 1848
* Les Récits d’un homme d’expérience, 1848
* Le Retraité, 1848
* Le Mariage sous l’arbre, 1848
* Le Mari jaloux, 1848
* Nétotchka Nezvanova, 1848-1849 (inachevé)
* Le Petit Héros, 1849
* Le Rêve de l'oncle, 1855-1859
* Le Bourg de Stépantchikovo et sa population, 1859
* Humiliés et offensés, 1861
* Souvenirs de la maison des morts, 1860-1862
* Une sale histoire, 1862
* Notes d'hiver sur impressions d'été, 1863
* Un événement curieux (1863)
* Mémoires écrits dans un souterrain, 1863 (autres traductions : Les Carnets du sous-sol, Le sous-sol, Manuscrit du souterrain)
* Le Crocodile, 1864
* Crime et Châtiment, 1866
* Le Joueur, 1866
* L'Idiot, 1868
* L'Éternel Mari, 1870
* Les Démons (traduit également sous le titre Les Possédés), 1871
* Journal de l'écrivain, 1873 :
o « Bobok »
o « Petites images »
o « Le Quémandeur »
* Petites images (en voyage) , 1874
* L'Adolescent, 1874-1875
* Journal de l'écrivain, 1876 :
o « Le Garçon «à la menotte» »
o « Le Moujik Maréï »
o « La Douce » (autres traductions : Une femme douce, Douce)
o « La Centenaire »
* Journal de l'écrivain, 1877 :
o « Le Rêve d'un homme ridicule »
* Le Triton, 1878
* Les Frères Karamazov, 1880
* Discours sur Pouchkine, 1880

Source : Wikipédia
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