BARJAVEL, René
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BARJAVEL, René
BARJAVEL RENÉ

Biographie
Il naît en 1911, à Nyons, dans la Drôme paysanne. Son père boulanger est mobilisé pour la guerre. Sa mère le remplaçant, elle n'a que peu de temps à lui consacrer et l’enfant seul découvre la nature et s'émerveille de ses prodiges. Il se plonge dans la littérature, grandit dans l’amour d’une mère happée par le travail, et l’affection de sa cousine, Nini. Ce regard d’enfant grave dans sa mémoire des souvenirs intenses qu’il répercute dans son autobiographie La Charrette bleue. Celle-ci est avant tout l’écho de son enfance, et laisse peu de place à sa vie adulte. Sa mère meurt en 1922, des suites de la maladie du sommeil. Cette disparition précoce laissera l'enfant de onze ans désemparé.
Barjavel disait n’avoir gardé aucune mélancolie de son enfance, c'est parce qu’il n’en a pas tout perdu, du bonheur incessant de vivre jusqu’aux images fortes des choses les plus simples, qui sont miraculeuses, et éternelles « Elle guettait de nouveau, dragon immobile, au centre de sa rosace, au-dessus de l’eau noire. Je crois qu’elle y est restée des années. Elle y est peut-être encore. » Il s’est attaché à ne pas en perdre la naïveté qui préserve du mal-être de l’âge adulte.
Toute occasion lui est propice à cultiver son bonheur. Dans la vétusté de son appartement, qu’il a choisi du balcon en regardant le ciel, la vie n’est pas toujours simple, mais même les situations les plus difficiles sont occasions pour en tirer parti : « Mon ami le percepteur me fait parvenir un billet rose. C'est le "dernier avis avant saisie". Malgré les quelques acomptes que j'ai versés, il me reste à payer une somme effrayante. Bien entendu, je n'ai pas de quoi le payer. Je vais essayer un nouvel acompte. Il paraît qu'il a le droit de saisir même en l'absence du contribuable. Il ne faudrait pourtant pas que, revenant de vacances, nous trouvions la maison vide !... Oh ! et puis, après tout ! Cela simplifierait notre existence. Nous étions bien plus à l'aise avant d'acheter l'armoire ».
À l’école, il se montre médiocre écolier, voué à la succession de son père. Abel Boisselier, professeur de français, remarque ses qualités dans cette matière et l’exhorte à continuer ses études. Son père ne peut les lui assurer, et le professeur en fait son protégé et le recueille. René le suit lorsqu'il est nommé proviseur à Cusset et il devient pensionnaire. Le baccalauréat qu’il réussit en 1927 clôt ses études qu’il ne peut poursuivre, faute de moyens financiers. Il entame une série de petits métiers, (surveillant de collège, professeur d'anglais, employé de banque...). À dix-huit ans, il est embauché au quotidien Le Progrès de l'Allier et commence sa carrière de journaliste. Il rencontre l'éditeur Robert Denoël au cours d’une interview et celui-ci l’embauche. Il arrive donc à Paris en 1935 et travaille comme emballeur chez Denoël. Il gravira les échelons de la hiérarchie de la maison d'édition pour finir directeur littéraire. Il y fréquente de nombreuses personnalités du monde littéraire dont Lanza del Vasto et Jean Anouilh, avec lequel il fonde la revue littéraire La Nouvelle saison en 1936.
Marié en 1936, père de Renée (Nanou) et de Jean dans les deux années qui suivent, il forge, avec les maladies qui assaillent les enfants-bébés, ses grands thèmes sur la Vie et la médecine, ceux de La Faim du tigre.
Il meurt le 24 novembre 1985 à Paris.
Barjavel disait n’avoir gardé aucune mélancolie de son enfance, c'est parce qu’il n’en a pas tout perdu, du bonheur incessant de vivre jusqu’aux images fortes des choses les plus simples, qui sont miraculeuses, et éternelles « Elle guettait de nouveau, dragon immobile, au centre de sa rosace, au-dessus de l’eau noire. Je crois qu’elle y est restée des années. Elle y est peut-être encore. » Il s’est attaché à ne pas en perdre la naïveté qui préserve du mal-être de l’âge adulte.
Toute occasion lui est propice à cultiver son bonheur. Dans la vétusté de son appartement, qu’il a choisi du balcon en regardant le ciel, la vie n’est pas toujours simple, mais même les situations les plus difficiles sont occasions pour en tirer parti : « Mon ami le percepteur me fait parvenir un billet rose. C'est le "dernier avis avant saisie". Malgré les quelques acomptes que j'ai versés, il me reste à payer une somme effrayante. Bien entendu, je n'ai pas de quoi le payer. Je vais essayer un nouvel acompte. Il paraît qu'il a le droit de saisir même en l'absence du contribuable. Il ne faudrait pourtant pas que, revenant de vacances, nous trouvions la maison vide !... Oh ! et puis, après tout ! Cela simplifierait notre existence. Nous étions bien plus à l'aise avant d'acheter l'armoire ».
À l’école, il se montre médiocre écolier, voué à la succession de son père. Abel Boisselier, professeur de français, remarque ses qualités dans cette matière et l’exhorte à continuer ses études. Son père ne peut les lui assurer, et le professeur en fait son protégé et le recueille. René le suit lorsqu'il est nommé proviseur à Cusset et il devient pensionnaire. Le baccalauréat qu’il réussit en 1927 clôt ses études qu’il ne peut poursuivre, faute de moyens financiers. Il entame une série de petits métiers, (surveillant de collège, professeur d'anglais, employé de banque...). À dix-huit ans, il est embauché au quotidien Le Progrès de l'Allier et commence sa carrière de journaliste. Il rencontre l'éditeur Robert Denoël au cours d’une interview et celui-ci l’embauche. Il arrive donc à Paris en 1935 et travaille comme emballeur chez Denoël. Il gravira les échelons de la hiérarchie de la maison d'édition pour finir directeur littéraire. Il y fréquente de nombreuses personnalités du monde littéraire dont Lanza del Vasto et Jean Anouilh, avec lequel il fonde la revue littéraire La Nouvelle saison en 1936.
Marié en 1936, père de Renée (Nanou) et de Jean dans les deux années qui suivent, il forge, avec les maladies qui assaillent les enfants-bébés, ses grands thèmes sur la Vie et la médecine, ceux de La Faim du tigre.
Il meurt le 24 novembre 1985 à Paris.
Bibliographie
- Colette à la recherche de l'amour, 1934
- Roland, le chevalier plus fier que le lion, 1942
- Ravage, 1943
La critique se trouve ICI - Le Voyageur imprudent, 1944
- Cinéma total, 1944
- La Fée et le soldat, 1945
- Tarendol, 1946
- Les Enfants de l'ombre - 1946, Béni soit l'atome, 1999
- Le Diable l'emporte, 1948
- Journal d'un homme simple, 1951 et retouches de 1981
- Collioure, 1953
- Jour de feu, 1957
- Colomb de la lune, 1962
- La Faim du tigre, 1966
- La Nuit des temps, 1968
La critique se trouve ICI - Les Chemins de Katmandou, 1969
- Les Années de la lune, 1972
- Roland, le chevalier plus fier que le lion, 1972
- Le Grand Secret, 1973
- Le Prince blessé, 1974
- Les Dames à la licorne, 1974
- Les Années de la liberté, 1975
- Si j'étais Dieu, 1976
- Les Années de l'homme, 1976
- Brigitte Bardot amie des animaux, 1976
- Les Jours du monde, 1977
- Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester, 1978
- Les Fleurs, l'amour, la vie, 1978
- La Charrette bleue, 1980
- Une rose au Paradis, 1981
- La Tempête, 1982
- L'Enchanteur, 1984
- La Peau de César, 1985
- Demain le paradis, 1986
- Recueils
Sources : Wikipedia & barjaweb.free.fr
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