[Hamilton, Hugo] Comme personne
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Votre avis sur "Comme personne"?
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
LOL, en effet, je pense que tu ne seras pas déçue ! Bonne lecture !

Piou Piou- Grand sage du forum

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Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
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Lecture du moment: La Promesse des ténèbres de Maxime CHATTAM.
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Mon avis :
C’est à une véritable réflexion sur l’identité individuelle que nous invite Hugo Hamilton à travers ce roman.
Qu’est-ce qui constitue notre identité ? Nos origines sont-elles si importantes pour la construction de notre individualité ?
Pour Gregor, personnage principal de ce récit, la réponse est oui. Le doute sur ses origines le hantera toute sa vie au point de mettre son couple et les relations avec son fils en péril.
Gregor se cherche, s’invente (ou pas) une origine basée sur les dires d’un vieil ami de la famille. Marqué par une enfance difficile, souffrant de l’absence de sa mère adoptive contrainte de travailler pour subvenir à leurs besoins jusqu’au retour du père du front, élevé de façon stricte par ce père traumatisé par son expérience de la guerre, Gregor n’a que peu connu l’amour et n’a pu, de ce fait, que se sentir étranger à ces gens qui se prétendaient ses parents.
On suit donc la vie de Gregor à travers des flashbacks, on aperçoit son enfance, son adolescence, sa rencontre avec sa femme. Mais on est également plongé dans des récits d’une extrême dureté, la guerre, le front, les exodes des réfugiés, les exactions commises par les soldats ennemis sur la population civile.
Etrangement, j’ai ressenti peu d’émotions pendant la première moitié du livre. J’ai trouvé que tout était raconté avec tant de froideur que je ne parvenais pas à me sentir touchée. Puis d’un coup, tout s’est accumulé, la noirceur m’a sauté au visage et j’ai terminé ma lecture en apnée.
J’ai lu ce livre en 2 jours complètement happée et bouleversée par l’histoire de Gregor qui va jusqu’à s’inventer une vie et mentir à son épouse et ses amis.
Alors je me suis demandée comment j’aurais réagi à sa place, si je découvrais que mes parents ne sont pas mes vrais parents et que j’ignore absolument tout de l’identité de mes véritables géniteurs et même de l’endroit d’où je viens.
Est-il possible de se construire réellement et solidement avec un tel manque ?
« Chacun a besoin d’une identité, d’un masque, d’une histoire dans laquelle se sentir chez soi, d’une route à suivre. Avec le corps de survivant qui était le sien, Gregor avait réussi à se construire une assez bonne vie. Après tout, ne faisait-il pas bon usage du nom que sa mère lui avait donné, quand bien même ce nom l’éloignait de ses origines ? Qu’il habite ou non l’âme d’un enfant mort, il habitait une âme. Une âme qu’il avait faite sienne. En quoi différait-il de ses semblables ? Ne sommes-nous pas tous en partie inventés ? Êtres vivants et fantômes à la fois. A la fois réels, et inventés. Existant principalement dans le regard des autres – sa famille, ses amis, ses concitoyens. Lui aussi revendiquait une place dans leur imagination. Lui aussi était demi-échec et demi-succès. Individu doté d’une histoire complexe qui tenait peut-être à de la fiction, à laquelle il avait envie de croire, plutôt que de croire à une biographie imposée. »
Comme personne est donc un roman très fort, très profond, réfléchi et qui marque. Et en plus, j’y ai appris des choses.
D’ailleurs, je vous propose un petit jeu (voir sur mon blog)
Pour avoir la réponse, je vous invite fortement à lire Comme personne de Hugo Hamilton (mais pas seulement pour ça non plus hein ?)
Et pour les impatients, un petit indice ici.
Je remercie donc infiniment le site Partage Lecture ainsi que les Editions Points pour m’avoir accordé leur confiance et attribué ce partenariat et donc de m’avoir ainsi permis une si belle découverte. Je lirai sans aucun doute les autres romans de Hugo Hamilton.
C’est à une véritable réflexion sur l’identité individuelle que nous invite Hugo Hamilton à travers ce roman.
Qu’est-ce qui constitue notre identité ? Nos origines sont-elles si importantes pour la construction de notre individualité ?
Pour Gregor, personnage principal de ce récit, la réponse est oui. Le doute sur ses origines le hantera toute sa vie au point de mettre son couple et les relations avec son fils en péril.
Gregor se cherche, s’invente (ou pas) une origine basée sur les dires d’un vieil ami de la famille. Marqué par une enfance difficile, souffrant de l’absence de sa mère adoptive contrainte de travailler pour subvenir à leurs besoins jusqu’au retour du père du front, élevé de façon stricte par ce père traumatisé par son expérience de la guerre, Gregor n’a que peu connu l’amour et n’a pu, de ce fait, que se sentir étranger à ces gens qui se prétendaient ses parents.
On suit donc la vie de Gregor à travers des flashbacks, on aperçoit son enfance, son adolescence, sa rencontre avec sa femme. Mais on est également plongé dans des récits d’une extrême dureté, la guerre, le front, les exodes des réfugiés, les exactions commises par les soldats ennemis sur la population civile.
Etrangement, j’ai ressenti peu d’émotions pendant la première moitié du livre. J’ai trouvé que tout était raconté avec tant de froideur que je ne parvenais pas à me sentir touchée. Puis d’un coup, tout s’est accumulé, la noirceur m’a sauté au visage et j’ai terminé ma lecture en apnée.
J’ai lu ce livre en 2 jours complètement happée et bouleversée par l’histoire de Gregor qui va jusqu’à s’inventer une vie et mentir à son épouse et ses amis.
Alors je me suis demandée comment j’aurais réagi à sa place, si je découvrais que mes parents ne sont pas mes vrais parents et que j’ignore absolument tout de l’identité de mes véritables géniteurs et même de l’endroit d’où je viens.
Est-il possible de se construire réellement et solidement avec un tel manque ?
« Chacun a besoin d’une identité, d’un masque, d’une histoire dans laquelle se sentir chez soi, d’une route à suivre. Avec le corps de survivant qui était le sien, Gregor avait réussi à se construire une assez bonne vie. Après tout, ne faisait-il pas bon usage du nom que sa mère lui avait donné, quand bien même ce nom l’éloignait de ses origines ? Qu’il habite ou non l’âme d’un enfant mort, il habitait une âme. Une âme qu’il avait faite sienne. En quoi différait-il de ses semblables ? Ne sommes-nous pas tous en partie inventés ? Êtres vivants et fantômes à la fois. A la fois réels, et inventés. Existant principalement dans le regard des autres – sa famille, ses amis, ses concitoyens. Lui aussi revendiquait une place dans leur imagination. Lui aussi était demi-échec et demi-succès. Individu doté d’une histoire complexe qui tenait peut-être à de la fiction, à laquelle il avait envie de croire, plutôt que de croire à une biographie imposée. »
Comme personne est donc un roman très fort, très profond, réfléchi et qui marque. Et en plus, j’y ai appris des choses.
D’ailleurs, je vous propose un petit jeu (voir sur mon blog)
Pour avoir la réponse, je vous invite fortement à lire Comme personne de Hugo Hamilton (mais pas seulement pour ça non plus hein ?)
Et pour les impatients, un petit indice ici.
Je remercie donc infiniment le site Partage Lecture ainsi que les Editions Points pour m’avoir accordé leur confiance et attribué ce partenariat et donc de m’avoir ainsi permis une si belle découverte. Je lirai sans aucun doute les autres romans de Hugo Hamilton.
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Partenariat avec le Forum PARTAGE LECTURE et les éditions Points.
Un grand merci pour ce nouveau partenariat qui m'a permis de renouer avec Hugo Hamilton dont j'avais beaucoup aimé "Le Marin de Dublin".
Avis et commentaires :
Nous repartons, avec cette œuvre sensible sur les racines mêmes de l'auteur entre l'Allemagne et l'Irlande et sur la traditionnelle quête identitaire qui a toujours hanté Hugo Hamilton.
L'histoire est inédite, nous voilà jeté sur les routes de l'Allemagne Nazie défaite, ce peuple goûtant aussi à ce qu'il fit subir au monde quelques années plus tard dans toute l'Europe, les scènes de bombardement et de longues colonnes de réfugiés avec ses drames se succèdent alors que les derniers membres de la gestapo traquent les allemands trafiquants et profiteurs (revendeurs de carburant, marché noir). C'est dans ce chaos que Maria, femme berlinoise dont le mari est prisonnier des russes, voit son fils unique tué dans le bombardement de leur immeuble. A la limite de la folie, elle prend la route et son père lui confie un jeune garçon orphelin qu'il a recueilli. Le lui présentant comme un enfant de substitution (il a un peu près le même âge et corpulence), il lui demande de ne surtout jamais révélé cela à qui que ce soit, y-compris à son mari s'il revient de Russie avant de disparaître à jamais.
Voici la trame de départ, même s'il semble être trop jeune lorsque Gregor (Maria lui a donné le même prénom que son fils disparu), est recueilli par Maria, il va toute sa vie durant douter de ses origines, allant jusqu'à s'inventer une origine juive et après avoir quitté, avec pertes et fracas, sa famille adoptive, s'unir à Mara en revendiquant le fait qu'il soit orphelin et juif. Bâtissant ainsi un mensonge dans sa relation de couple puis de père à l'égard de son fils Daniel.
Cette quête va être reprise par Mara, lui pardonnant ainsi le fait qu'il lui ait caché qu'il avait un père et une mère adoptive mais rejeté par Daniel.
L'occasion de la récolte des pommes chez Mara, permet au lecteur, à travers les échanges, les souvenirs, les débats, de suivre l'errance, entre Irlande et Allemagne, de Gregor devenu musicien, le rapprochement de Mara avec Maria, la mère adoptive de Gregor, et du constant malaise et mal -être de chacun. Un puzzle qui se met en place tout doucement, une longue réflexion sur l'identité ("Notre identité est la source de ces déséquilibres que nous nommons alternativement désir, adaptation, envie de connaître nos origines, volonté de laisser derrière nous telle ou telle image"), la famille et ce qui constitue son socle, l'histoire de l'Allemagne de la défaite à la chute du mur.
Gregor, en rejetant sa famille adoptive va renouveler le schéma avec son fils, autre thème développé ici, la relation Père / fils et ce qui la construit, gâcher d'une certaine façon sa propre vie, sa propre histoire ("L'histoire est une question à laquelle nous ne cessons jamais d'essayer de répondre"
Un livre si riche en questionnements et avec une thématique si sensible que j'ai suspendu, toute autre lecture en simultanée pour m'en imprégner. Un très bon livre, merci encore.
_________________
Lectures en cours :
- " Les Vestiges de l'Aube " de David S. Khara.
- " Code 1879" de Dan Waddel.
- " La Maison de Soie" d'Anthony Horowitz.
- " Rue Darwin" de Boualem Sansal.
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Ce livre a été lu dans le cadre d 'un partenariat et j'en remercie le site Partage Lecture et les éditions Points.
Voici donc mon avis.
Lecture
Gregor, la soixantaine, est musicien. A l’occasion d’un week-end à la campagne, il retrouve ses amis, sa (plus ou moins ex-)femme et son fils. Après avoir parcouru le monde, c’est l’occasion pour lui de se présenter à nouveau devant les siens, de s’expliquer sur ses fuites et surtout de faire le point sur ses origines. Enfant d’une famille allemande de la guerre, il serait en fait un orphelin juif adopté. Gregor a-t-il construit son identité sur un drame ou sur un fantasme ?
Avis
Ce livre ne m’a pas vraiment emballé. Gregor en est le personnage principal, l’ensemble de l’ouvrage est une relecture de son passé et de la façon dont il s’est approprié cette histoire d’orphelin juif de trois ans sauvé à la toute fin de la guerre. Son émancipation d’une famille routinière, anxiogène, blessée et autocentrée se fait sur cette croyance. Une mère inquiète et suffocante, un père détruit par la guerre, aux idées proches du nazisme, ne parlant que de rancœur, de souffrance et de survie, ne lui laissent d’autre choix que la fuite pour respirer.
L’auteur raconte bien l’ambiance de fin d’un monde de la reconquête de l’Allemagne, la jeunesse du héros, la construction du mur, puis sa chute, les voyages du musicien. Mais tout cela reste relativement anecdotique, cette vie semble exposée plus que vécue. Même si l’on sent que le propos voulu est de montrer qu’un homme est ce qu’il fait de sa vie, qu’il se définit par ses actes et par ses relations aux autres et non pas uniquement par son histoire et ses origines, il y manque conviction et passion. Tout baigne dans une espèce de torpeur fataliste et anesthésiée qui n’est pas très attirante.
Seuls quelques moments d’intimité heureuse, d’amitié lumineuse lors de la partie de campagne, viennent mettre un peu de joie de vivre et de sensibilité.
Ce récit pour intéressant qu’il soit, m’a laissé extérieur si ce n’est indifférent aux personnages. Mara, l’épouse de Gregor, apporte humanité et ferveur mais elle reste un personnage trop secondaire.
Le style d’écriture est riche, rendant agréablement les différents épisodes relatés. Mais il emprunte parfois des détours dans des phrases difficilement compréhensibles qui bloquent la lecture. Une mention spéciale pour la justesse de la retranscription de l’ambiance étouffante et mortifère de la famille de Gregor. La peinture d’une certaine société allemande à la fin de guerre et à l’époque de l’érection du mur est également intéressante.
J’ai suivi sans déplaisir mais sans entrain ce bilan. Le chemin initiatique, la longue route de la vie de Gregor s’avèrent en fait assez mornes, alors que tout aurait été là pour en faire un périple intéressant. La recherche de Gregor pour se définir « comme personne », personne à part entière ou « comme personne » puisqu’il ne serait pas celui qu’il croit, qu’il ne serait personne, sous-tend l’ensemble du livre. Mais il en est plus l’objet que l’acteur.
Conclusion :
Une histoire pleine d’aspérités prometteuses que l’on ne retrouve malheureusement ni dans les sentiments ni dans des personnages falots.
Ma note : 12/20.
Voici donc mon avis.
Lecture
Gregor, la soixantaine, est musicien. A l’occasion d’un week-end à la campagne, il retrouve ses amis, sa (plus ou moins ex-)femme et son fils. Après avoir parcouru le monde, c’est l’occasion pour lui de se présenter à nouveau devant les siens, de s’expliquer sur ses fuites et surtout de faire le point sur ses origines. Enfant d’une famille allemande de la guerre, il serait en fait un orphelin juif adopté. Gregor a-t-il construit son identité sur un drame ou sur un fantasme ?
Avis
Ce livre ne m’a pas vraiment emballé. Gregor en est le personnage principal, l’ensemble de l’ouvrage est une relecture de son passé et de la façon dont il s’est approprié cette histoire d’orphelin juif de trois ans sauvé à la toute fin de la guerre. Son émancipation d’une famille routinière, anxiogène, blessée et autocentrée se fait sur cette croyance. Une mère inquiète et suffocante, un père détruit par la guerre, aux idées proches du nazisme, ne parlant que de rancœur, de souffrance et de survie, ne lui laissent d’autre choix que la fuite pour respirer.
L’auteur raconte bien l’ambiance de fin d’un monde de la reconquête de l’Allemagne, la jeunesse du héros, la construction du mur, puis sa chute, les voyages du musicien. Mais tout cela reste relativement anecdotique, cette vie semble exposée plus que vécue. Même si l’on sent que le propos voulu est de montrer qu’un homme est ce qu’il fait de sa vie, qu’il se définit par ses actes et par ses relations aux autres et non pas uniquement par son histoire et ses origines, il y manque conviction et passion. Tout baigne dans une espèce de torpeur fataliste et anesthésiée qui n’est pas très attirante.
Seuls quelques moments d’intimité heureuse, d’amitié lumineuse lors de la partie de campagne, viennent mettre un peu de joie de vivre et de sensibilité.
Ce récit pour intéressant qu’il soit, m’a laissé extérieur si ce n’est indifférent aux personnages. Mara, l’épouse de Gregor, apporte humanité et ferveur mais elle reste un personnage trop secondaire.
Le style d’écriture est riche, rendant agréablement les différents épisodes relatés. Mais il emprunte parfois des détours dans des phrases difficilement compréhensibles qui bloquent la lecture. Une mention spéciale pour la justesse de la retranscription de l’ambiance étouffante et mortifère de la famille de Gregor. La peinture d’une certaine société allemande à la fin de guerre et à l’époque de l’érection du mur est également intéressante.
J’ai suivi sans déplaisir mais sans entrain ce bilan. Le chemin initiatique, la longue route de la vie de Gregor s’avèrent en fait assez mornes, alors que tout aurait été là pour en faire un périple intéressant. La recherche de Gregor pour se définir « comme personne », personne à part entière ou « comme personne » puisqu’il ne serait pas celui qu’il croit, qu’il ne serait personne, sous-tend l’ensemble du livre. Mais il en est plus l’objet que l’acteur.
Conclusion :
Une histoire pleine d’aspérités prometteuses que l’on ne retrouve malheureusement ni dans les sentiments ni dans des personnages falots.
Ma note : 12/20.
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Et toutes mes excuses pour le léger retard à la publication de la chronique, les ires de Zeus ayant transformé ma Box en grille-pain...
Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Michel33 a écrit:Si tu parles de "Comme personne", c'est exact, mais il faut vraiment "entrer" dans l'histoire pour le percevoir, d'autant que le style de l'auteur (peut-être de la traduction) ne favorise pas le contact émotionnel. Ce serait peut-être le petit reproche que je ferais.
Je dirais donc que je n'ai pas réussie à entrer dans cette histoire ... Je n'ai pas ressentie d'attachement pour les personnages, on a l'impression d'être tenue à l'écart.
Le post de Spyd Skorpionnan, résume bien ce que j'ai pensé de ce roman.
Il m'a beaucoup ennuyée, je ne relirais certainement pas cet auteur.

Piou Piou- Grand sage du forum

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Re: [Hamilton, Hugo] Comme personne
Comment se construire, comment avancer quand une pièce manque au puzzle de notre vie? C'est ce que Gregor, rescapé de la Seconde guerre mondiale fait depuis son plus jeune âge. A 3 ans il est recueilli par Maria Liedmann qui fuit Berlin après avoir perdu son fils dans un bombardement. Ce petit garçon du même âge que son fils disparu sera à présent le sien et personne n'en saura jamais rien, pas même son mari. Gregor n'apprendra la vérité arrivé à l'adolescence. Aujourd'hui Grégor à la cinquantaine, il s'est marié, a eu des enfants, il est devenu musicien mais il a toujours vécu avec ce sentiment qu'on lui avait caché quelque chose d'important, ce sentiment quelque part de n'être personne. Il est invité un jour chez son ex femme pour participer avec des amis, son fils à la cueillette des pommes. Le roman est constitué de retours en arrière. On suit tour à tour la vie de Grégor évoluant dans sa famille adoptive avec les relations difficiles qui se sont installées et le séjour à la campagne chez son ex femme. Gregor est touchant, bouleversant. L'écriture est belle, parfois presque poétique. Certaines phrases m'ont paru parfois complexes, lourdes dans la compréhension mais l'ensemble se lit très bien. Ayant toujours été intéressée par les évènements de la Seconde Guerre Mondiale, j'ai eu plaisir à me plonger dans ce récit.
Merci à Partage Lecture et aux éditions Points pour cette belle découverte.
Merci à Partage Lecture et aux éditions Points pour cette belle découverte.
Dernière édition par Doll le Mar 3 Jan - 17:12, édité 1 fois

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