Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

[Scott, Ann] A la folle jeunesse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Votre avis sur A la folle jeunesse d'Ann Scott

0% 0% 
[ 0 ]
100% 100% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 1

[Scott, Ann] A la folle jeunesse

Message par Sharon le Mer 29 Déc 2010 - 12:08


Titre : A la folle jeunesse.
Auteur : Ann Scott.
Editeur : Julliard.
Nombre de pages : 150.

Quatrième de couverture :

C’est le dernier jour, mais je ne le sais pas encore. Exactement comme au moment où a été pris ce Polaroïd. Je dois avoir dix ans, mes yeux sont plissés de fureur parce qu’on me force à me tenir face au soleil ou parce que je n’existe qu’en photo ; le tee-shirt bleu ciel des Dents de la mer ne me rappelle rien, le banc de sable qu’on devine flou derrière non plus, et du jour où cette photo a été prise, je ne sais que ce qu’on m’en a dit : qu’après l’avoir éventée pour la faire sécher, au lieu de l’empocher comme n’importe quel parent, ma mère me l’a tendue comme si elle ne voyait vraiment pas quoi en faire. Maintenant je la regarde sans me reconnaître tant je n’ai aucun souvenir d’avoir été aussi déterminée, aussi certaine, à cet âge, de ce que j’étais et de ce que je refuserais de devenir, et je finis par penser que si je dois quelque chose à quelqu’un, c’est à cette gamine énervée qui ne fixait pas sa mère mais un point déjà bien au-delà. »
Au fil d’une journée où se croisent ceux qu’on a trop aimés ou pas assez, un passé resurgit et se déconstruit peu à peu. À la folle jeunesse exprime, avec le plus de sincérité possible, les plus gros mensonges. Et inversement.

Mon avis :

Encore un roman que j'ai acheté "par hasard", et que j'ai lu, au cours d'une de ses journées où le froid, la neige, le gel ne me donnait guère envie de sortir de chez moi. Il m'importe peu de savoir quelle part est inventée, et quelle part est imaginaire : ce livre est appelé "roman" et je vais donc le considérer comme tel. L’Ann Scott du livre est un personnage, tout ce qu’elle fait dans le livre est vrai - dans les limites du livre. Du faux pour de vrai.

Ann, l'héroïne, a quarante ans, et est amenée à dresser le bilan de sa vie, parce qu'elle a quarante ans, parce que cela se fait. Elle a deux amies, très proches, peut-être plus que des amies, Marie et Stella, une amante aussi, Shannon, avec laquelle elle vient de rompre. Elle a connu un gros succès littéraire dix ans plus tôt. Elle égraine les souvenirs de cette décennie, de ce tourbillon plutôt qui les ont emportés, elle et ses proches. Elle m’a parue touchante, cette jeune quarantenaire. Que lui reste-t-il ? Des souvenirs de fêtes, des rituels mis en place avec ses amies, des amours fugaces et évanouis, des livres, ceux qu’elle a écrit et dont elle n’est pas entièrement satisfaite, sur les attentes qu’elle a suscitées et qu’elle n’a pu ni su satisfaire. Posture de l’écrivain ? Peu me chaut. J’ai été sensible à la fragile lucidité de son personnage.

Ann Scott cite Brent Easton Ellis, et A la folle jeunesse n’est pas sans me rappeler Suite(s) impérial(e) et son héros, Clay, qui constate l‘évolution (ou l’absence d’évolution) des personnes qui faisaient partie de son univers. Ann constate surtout les morts. Violentes la plupart du temps. Mourir avant quarante ans est souvent mourir de façon brutale, et sa génération n’a pas été épargnée.

Curieusement, j’ai aussi pensé à Plage de Marie Sizun, non parce que les deux héroïnes portent le même prénom, mais parce qu’elles sont amenées à reconsidérer leurs relations avec leurs parents maintenant qu’elles ont mûri. D’ailleurs, A la folle jeunesse se ferme sur une renaissance inattendue et sur un bonheur, possible.

Quarante ans, l’âge adulte ?
avatar
Sharon
Modérateur

Féminin
Nombre de messages : 7507
Age : 39
Localisation : Normandie
Emploi/loisirs : professeur de français/ mes animaux de compagnie, cinéma, musique classique, généalogie.
Genre littéraire préféré : romans policiers, romans classiques, théâtre, littérature de jeunesse.
Date d'inscription : 01/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Scott, Ann] A la folle jeunesse

Message par Invité le Mer 29 Déc 2010 - 21:22

L'âge adulte? Cela doit dépendre pour qui. Cela doit être effrayant de réfléchir au chemin parcouru.

Merci pour cette critique Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Scott, Ann] A la folle jeunesse

Message par Sharon le Jeu 30 Déc 2010 - 12:00

Je crois que c'est surtout l'héroïne qui se pose cette question et beaucoup d'amies se sont posées la même question autour de moi.

Le point commun entre Ann et ses amis, c'est qu'aucun d'entre eux n'a d'enfant, aucun n'a réellement de relations amoureuses stables, ni de "carrière". Ils ne correspondent pas aux idées (reçues) sur les quarantenaires.
avatar
Sharon
Modérateur

Féminin
Nombre de messages : 7507
Age : 39
Localisation : Normandie
Emploi/loisirs : professeur de français/ mes animaux de compagnie, cinéma, musique classique, généalogie.
Genre littéraire préféré : romans policiers, romans classiques, théâtre, littérature de jeunesse.
Date d'inscription : 01/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Scott, Ann] A la folle jeunesse

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum