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[Stanisic, Sasa] Le soldat et le gramophone

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Le soldat et le gramophone

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[Stanisic, Sasa] Le soldat et le gramophone

Message par yaki le Mar 30 Sep 2008 - 21:19



Résumé de l'éditeur :
Aleksandar grandit près de Višegrad, dans ce qui est encore la Yougoslavie, quand se produit un drame : la mort de son grand-père Slavko. Celui dont les récits légendaires du communisme l’ont enchanté, et auquel il a fait le serment de transformer la réalité en histoires, l’enfant espère jusqu’au bout le réveiller. Son grand-père adoré n’a t- il pas fait de lui un magicien ? Mais il faudra que les pouvoirs d’Aleksandar soient grands car la guerre est proche. Viendront le temps de l’exil et d’une intégration difficile dans l’Allemagne des années 1990, obsédée par le productivisme et le coût de la réunification. L’évocation inoubliable d’une guerre qui s’est jouée tout près de nos frontières, dans l’indif- férence et l’incompréhension générales. Le destin d’une famille aux personnages picaresques. Le regard d’un enfant, plus préoccupé des malheurs de ses proches, de l’issue d’un match de football, de ses premières amours, que de l’avenir de son pays mais dont le récit spontané souligne la violence avec laquelle la guerre fait irruption dans le quotidien. Puis Aleksandar grandit et dès que l’occasion lui est donnée d’écrire, il ne cessera d’évoquer son enfance et le souvenir de son pays perdu. Le lecteur assiste alors à la naissance d’un prodigieux écrivain pour son plus grand plaisir.

Ma critique :
Aleksandar grandit près de Višegrad, dans ce qui est encore la Yougoslavie, quand se produit un drame : la mort de son grand-père Slavko. C'est par ce drame que l'on entre dans la famille d'Aleksandar. Sa famille est peuplée de personnages excentriques et joyeux malgré la guerre, l'exil et leur intégration difficile dans l'Allemagne des années 1990.
Il est un peu difficile d'entrer dans l'histoire et il faut bien quelques chapitres avant de se laisser entrainer par l'univers et le rythme du récit. Mais ce livre décrit avec légèreté le destin d'une famille, le regard naïf d'un enfant (qui espère toujours faire revenir son grand-père d'un coup de baguette magique,...), la violence de la guerre et est assez drôle malgré le contexte de l'histoire. De plus, il est très intéressant de lire un roman sur une guerre qui s'est déroulée si près de la France et que pourtant on ne connait pas si bien.
A découvrir !

Ma note : 15/20
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yaki
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Re: [Stanisic, Sasa] Le soldat et le gramophone

Message par Michel le Lun 26 Juil 2010 - 9:44

Je viens de finir Le soldat et le gramophone

Pour ma part je l'ai trouvé superbe et remuant.

C'est vrai qu'il est un peu difficile d'entrer dans cette famille et tous les autres personnages.
L'auteur nous perd un peu par des allers retours dans le temps.
J'ai d'ailleur relu les premières pages aprés avoir avancé dans le texte.

Mais quelle poésie quel charme dans la façon dont cet enfant vit ses derniers jours de bonheur dans sa ville. Quelle force d'écriture qui nous rend palpable la prise de conscience du basculement du monde de l'enfance à celui des adultes. Et quelle bascule qui amène une guerre civile et son horreur. On y perçoit aussi la monté de l'angoisse, la peur, et toutes les astuces de l'esprit pour les contenir.
Enfin, comme souvent pour moi, j'aime ces histoires qui raconte la vie de gens simples ordinaires aux prises avec "l'Histoire". (Je rappelle Venir au monde de Mazzantini avec le même conflit en toile de fond mais beaucoup plus dur)
J'ai trouvé celui là particulièrement bon.
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Michel
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Re: [Stanisic, Sasa] Le soldat et le gramophone

Message par Sharon le Lun 25 Aoû 2014 - 11:09

Mon avis :

J’ai lu ce roman dimanche 24 août, en me disant que j’étais capable d’aller jusqu’au bout de cette lecture, qui est tout sauf facile.
Ce premier roman est autobiographique, sans être pour autant centrée sur la seule personne Aleksander, le narrateur. Il vit au milieu d’une famille incroyable, certes, mais avec laquelle j’ai eu peu d’empathie. Ils sont tous présentés de manière hyperbolique. La tante Typhon, par exemple, qui va plus vite que tout le monde – et finalement, se moque un peu du ressenti de chacun. Le grand-père maternel était tout entier dévoué à la Drina, "son" fleuve, au point de ne pas se préoccuper de ceux qu’il laisse derrière lui (et il ne s’en préoccupait pas non plus de son vivant). Le grand-père paternel est une figure du Parti, un fidèle de Tito. , mort subitement. Son petit-fils n’a de cesse de perpétuer son souvenir, celui des histoires qu’il racontait, tout au long des 376 pages du roman.
Tout est raconté à hauteur d’enfant, sans recul, sans analyse, et c’est ce qui fait en partie le charme de ce roman. En lisant son enfance, de la cueillette des prunes à l’inauguration des nouvelles toilettes, j’ai peine à croire que nous sommes au tout début des années 90 – et je ne vous parle pas non plus des sujets de devoirs qu’il doit rédiger à l’école. Le mot "homophobie" n’existe pas encore, et ce n’est pas vraiment de cela dont Francesco, l’italien venu travailler quelques temps au village, est victime, non, plutôt des commérages et de la bétise de ceux qui se retournent contre celui qui est vraiment étranger, donc différent. Rien ne semble préfigurer la guerre qui dévastera tout – guerre qui a eu lieu juste à côté de chez nous (mais c’est vrai que, contrairement au Koweit, il n’y avait pas de pétrole).
Certaines scènes m’ont rappelé J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy. "Guerre" n’est pas vraiment le nom qui convient, puisque les soldats s’en prennent presque exclusivement aux populations civiles, et dévastent tout sur leur passage. "Carnage" et "génocide" sont plus appropriés. Ils restent presque tout anonymes, ces soldats aussi bêtes que haineux, au contraire de leurs victimes. Les parents d’Aleks, eux, choisissent de partir, en Allemagne, chez le frère qui y travaille "au noir", puis, les années passant, de partir encore plus loin, aux Etats-Unis, pour enfin revivre. Aleks reste en Allemagne, dans ce qui fut "la meilleure partie de l’Allemagne" (la RDA) puis revient au pays, cherche à savoir qui a survécu, ce que sont devenus ceux qu’il a connus. Il retrouve Katrina, sa grand-mère paternelle, qui a voulu rester auprès de la tombe de son mari. Auprès de son fils Miki, aussi, dont on comprend à demi-mots qu’il a participé activement à la guerre. Il découvre et raconte l’horreur, en mots simples et crus.
Le livre se termine sur une lueur d’espoir. Qu'elle brille longtemps.
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Re: [Stanisic, Sasa] Le soldat et le gramophone

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