[Cole, Martina] Deux femmes
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Votre avis sur Deux Femmes ?
[Cole, Martina] Deux femmes

Présentation éditeur (Le Livre de poche) :
Dans l’East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l’ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l’humour et l’amour infini qu’elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d’ange. Mais Barry ne sait pas l’aimer,
et la frappe à la moindre contrariété.
Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c’est d’avoir protégé ses quatre enfants d’un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé.
On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi.
Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n’aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre...
Vous pouvez poster vos avis à la suite de ce message...
_________________
Lecture du moment: La Promesse des ténèbres de Maxime CHATTAM.
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Mon avis:
« Deux femmes » … un titre et une quatrième de couverture un peu trompeurs …
De femmes, il en sera question dans ce roman, de deux femmes, oui, mais deux par deux …
La fille, la mère.
La bru, la belle-mère.
La femme, la maîtresse.
Les deux sœurs.
Les deux « coturnes ».
L’avocate, la détenue.
Les deux amies.
Des hommes aussi : pour la plupart, violents, violeurs, voleurs, machos, grossiers, vulgaires, petits ou gros caïds …
Un lieu : L’East d’Eden, banlieue londonienne de très mauvaise réputation où la violence, la drogue, l’alcool, les « magouilles », les excès, le sexe sans plaisir ….. sont monnaie courante.
Un roman qui se décline en trois parties, entourées d’un prologue et d’un épilogue le tout se déroulant entre 1960 et 1985.
Susan enfant, « intellectuelle frustrée » d’après son institutrice à qui elle dit «Vous, au moins, vous avez choisi d’être là. Nous, on n’a pas eu le choix. Moi, ça me plairait de vivre comme les filles qu’y a dans Bunty. »
Susan qui s’évade dans les livres mais qui, de ce fait, se trouve en marge de « son »milieu (« la lecture lui avait ouvert des horizons qu’elle mourait d’envie d’explorer. »)
Susan dont la mère, June, ne « s’épanouit que dans les conflits, les tensions et les soucis. Elle n’avait connu que ça depuis l’enfance, et c’était devenu une seconde nature. Elle n’avait l’impression d’être vivante que déchirée. Là, elle se sentait exister. »
Susan femme. « Rien n’avait changé d’un iota. Sauf le nom de la personne qui la contrôlait, elle, ses actes, ses pensées, ses paroles. »
Susan qui traîne le poids de son passé : « Ils sont immergés dans les bas-fonds de la condition humaine dès leur premier cri. », qui a conscience de sa condition mais qui se laisse faire par amour pour ses enfants, parce qu’elle ne sait pas comment réagir, relever la tête …
Susan qui accepte, se soumet …
Susan qui n’a pas appris le sens du verbe aimer …
Susan qui découvre l’amitié : « Susan est quelqu’un de formidable. La rencontrer, c’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait. Pour la première fois, j’ai une amie à qui je peux faire confiance, à qui je peux parler et avec qui je peux être moins même sans avoir honte de ce que je fais pour vivre, sans craindre d’être jugée, sans avoir à mentir sur ma vie pour la rendre plus respectable ou plus honorable. »
Susan en prison. « Si seulement elle pouvait comprendre qu’il était possible de l’aider, de rouvrir le procès, d’obtenir sa libération. A croire qu’elle se réjouissait d’être en prison, qu’elle se délectait de sa punition. »
C’est cette Susan que j’ai préférée, c’est là que je l’ai vu telle qu’elle était : mère jusqu’au bout des ongles, mère dans chacune de ses fibres, mère tigresse, mère lionne, mère avant tout, mère prête à donner sa vie pour ses enfants.
Qu’il a été long son cheminement avant d’accepter l’aide, de croire en l’autre et en son honnêteté, qu’il a été douloureux ….
Tout au long du roman, je me suis attachée aux pas de Susan, trop faible pour réagir, proie trop facile pour les hommes, qui se laisse humilier pour protéger sa sœur, ses enfants …
Oui, j’avais envie de lui dire « Pars, ne reste pas là, agis, les hommes sont ainsi avec toi parce que tu laisses faire, tu peux être aidée … »
Combien de femmes, encore maintenant, sont dans ce cas-là ? Partagées entre la soumission et la révolte ? Croyant « leur homme » chaque fois qu’il promet de s’améliorer, chaque fois qu’il jure que c’est « la dernière fois » ? Restant par amour ?
Comment faire pour changer le cours du destin ?
Qui sommes nous pour juger ?
J’ai lu ce livre avec ma sensibilité de femme, de mère, d’amie …
Les événements que j’y découvrais n’étaient pas sans me rappeler que la vie n’est pas facile pour tout le monde, que ce n’est pas un long fleuve tranquille …. Tous les jours, les médias, les journaux nous rapportent des faits semblables qui existent dans la « vraie vie ». On les prend en pleine « figure » et on se demande « pourquoi ? »
Alors, qu’en est-il ? Ces hommes violents agissent-ils comme des aimants ?
Quand ils sont « calmes », ils savent « acheter » l’amour de leur compagne, ils sont beaux, aimants, attentionnés, elles « oublient » alors les blessures morales, physiques, croyant leurs promesses …. et puis …. ça recommence ….
Pourquoi les femmes restent-elles avec eux au risque de se détruire ?
Parce qu'elles n'ont rien connu d'autre? Parce qu'elles reproduisent ce qu'elles ont vu chez leurs parents? Parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement, sans être capables d'expliquer pourquoi ?....
Ce roman est construit d’une telle façon qu’on reçoit les événements qu’il évoque avec autant de puissance qu’il y a dans l’enchaînement des actions. C’est presque éprouvant.
L’écriture est adaptée au contexte, crue, violente, vulgaire parfois.
Le vocabulaire, en lien avec le milieu, est utilisé par les protagonistes avec facilité et sans complexe parce qu’ils n’ont connu que ça …. , que ça fait partie de leur vie …
C’est là que Susan montre qu’elle veut s’en sortir, refusant que ses enfants parlent de cette façon, refusant que les aléas de la vie prennent le dessus sur l’éducation qu’elle veut transmettre.
Ce langage était là mais l’évolution des personnages était telle que je ne pouvais pas lâcher ce livre ayant le souhait (même si j’avais lu la fin), de savoir ce qui allait se dérouler …
Certains reprocheront peut-être une fin « trop facile », mais peu importe … le message est passé :Ne vivons pas notre vie par procuration, avançons, demain est un autre jour, prenons notre vie en mains …
« La vie, c’est un don de Dieu. Mais ce qu’on en fait, ça dépend entièrement de nous. Et on n’a qu’une fois le droit d’y jouer. »
Pour moi ce roman n’est pas un thriller, je le mettrai dans la catégorie chronique sociale sur plusieurs générations.
En conclusion, une lecture que je ne regrette pas et où je n’ai pas vu le temps passer malgré le nombre de pages.
« Deux femmes » … un titre et une quatrième de couverture un peu trompeurs …
De femmes, il en sera question dans ce roman, de deux femmes, oui, mais deux par deux …
La fille, la mère.
La bru, la belle-mère.
La femme, la maîtresse.
Les deux sœurs.
Les deux « coturnes ».
L’avocate, la détenue.
Les deux amies.
Des hommes aussi : pour la plupart, violents, violeurs, voleurs, machos, grossiers, vulgaires, petits ou gros caïds …
Un lieu : L’East d’Eden, banlieue londonienne de très mauvaise réputation où la violence, la drogue, l’alcool, les « magouilles », les excès, le sexe sans plaisir ….. sont monnaie courante.
Un roman qui se décline en trois parties, entourées d’un prologue et d’un épilogue le tout se déroulant entre 1960 et 1985.
Susan enfant, « intellectuelle frustrée » d’après son institutrice à qui elle dit «Vous, au moins, vous avez choisi d’être là. Nous, on n’a pas eu le choix. Moi, ça me plairait de vivre comme les filles qu’y a dans Bunty. »
Susan qui s’évade dans les livres mais qui, de ce fait, se trouve en marge de « son »milieu (« la lecture lui avait ouvert des horizons qu’elle mourait d’envie d’explorer. »)
Susan dont la mère, June, ne « s’épanouit que dans les conflits, les tensions et les soucis. Elle n’avait connu que ça depuis l’enfance, et c’était devenu une seconde nature. Elle n’avait l’impression d’être vivante que déchirée. Là, elle se sentait exister. »
Susan femme. « Rien n’avait changé d’un iota. Sauf le nom de la personne qui la contrôlait, elle, ses actes, ses pensées, ses paroles. »
Susan qui traîne le poids de son passé : « Ils sont immergés dans les bas-fonds de la condition humaine dès leur premier cri. », qui a conscience de sa condition mais qui se laisse faire par amour pour ses enfants, parce qu’elle ne sait pas comment réagir, relever la tête …
Susan qui accepte, se soumet …
Susan qui n’a pas appris le sens du verbe aimer …
Susan qui découvre l’amitié : « Susan est quelqu’un de formidable. La rencontrer, c’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait. Pour la première fois, j’ai une amie à qui je peux faire confiance, à qui je peux parler et avec qui je peux être moins même sans avoir honte de ce que je fais pour vivre, sans craindre d’être jugée, sans avoir à mentir sur ma vie pour la rendre plus respectable ou plus honorable. »
Susan en prison. « Si seulement elle pouvait comprendre qu’il était possible de l’aider, de rouvrir le procès, d’obtenir sa libération. A croire qu’elle se réjouissait d’être en prison, qu’elle se délectait de sa punition. »
C’est cette Susan que j’ai préférée, c’est là que je l’ai vu telle qu’elle était : mère jusqu’au bout des ongles, mère dans chacune de ses fibres, mère tigresse, mère lionne, mère avant tout, mère prête à donner sa vie pour ses enfants.
Qu’il a été long son cheminement avant d’accepter l’aide, de croire en l’autre et en son honnêteté, qu’il a été douloureux ….
Tout au long du roman, je me suis attachée aux pas de Susan, trop faible pour réagir, proie trop facile pour les hommes, qui se laisse humilier pour protéger sa sœur, ses enfants …
Oui, j’avais envie de lui dire « Pars, ne reste pas là, agis, les hommes sont ainsi avec toi parce que tu laisses faire, tu peux être aidée … »
Combien de femmes, encore maintenant, sont dans ce cas-là ? Partagées entre la soumission et la révolte ? Croyant « leur homme » chaque fois qu’il promet de s’améliorer, chaque fois qu’il jure que c’est « la dernière fois » ? Restant par amour ?
Comment faire pour changer le cours du destin ?
Qui sommes nous pour juger ?
J’ai lu ce livre avec ma sensibilité de femme, de mère, d’amie …
Les événements que j’y découvrais n’étaient pas sans me rappeler que la vie n’est pas facile pour tout le monde, que ce n’est pas un long fleuve tranquille …. Tous les jours, les médias, les journaux nous rapportent des faits semblables qui existent dans la « vraie vie ». On les prend en pleine « figure » et on se demande « pourquoi ? »
Alors, qu’en est-il ? Ces hommes violents agissent-ils comme des aimants ?
Quand ils sont « calmes », ils savent « acheter » l’amour de leur compagne, ils sont beaux, aimants, attentionnés, elles « oublient » alors les blessures morales, physiques, croyant leurs promesses …. et puis …. ça recommence ….
Pourquoi les femmes restent-elles avec eux au risque de se détruire ?
Parce qu'elles n'ont rien connu d'autre? Parce qu'elles reproduisent ce qu'elles ont vu chez leurs parents? Parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement, sans être capables d'expliquer pourquoi ?....
Ce roman est construit d’une telle façon qu’on reçoit les événements qu’il évoque avec autant de puissance qu’il y a dans l’enchaînement des actions. C’est presque éprouvant.
L’écriture est adaptée au contexte, crue, violente, vulgaire parfois.
Le vocabulaire, en lien avec le milieu, est utilisé par les protagonistes avec facilité et sans complexe parce qu’ils n’ont connu que ça …. , que ça fait partie de leur vie …
C’est là que Susan montre qu’elle veut s’en sortir, refusant que ses enfants parlent de cette façon, refusant que les aléas de la vie prennent le dessus sur l’éducation qu’elle veut transmettre.
Ce langage était là mais l’évolution des personnages était telle que je ne pouvais pas lâcher ce livre ayant le souhait (même si j’avais lu la fin), de savoir ce qui allait se dérouler …
Certains reprocheront peut-être une fin « trop facile », mais peu importe … le message est passé :Ne vivons pas notre vie par procuration, avançons, demain est un autre jour, prenons notre vie en mains …
« La vie, c’est un don de Dieu. Mais ce qu’on en fait, ça dépend entièrement de nous. Et on n’a qu’une fois le droit d’y jouer. »
Pour moi ce roman n’est pas un thriller, je le mettrai dans la catégorie chronique sociale sur plusieurs générations.
En conclusion, une lecture que je ne regrette pas et où je n’ai pas vu le temps passer malgré le nombre de pages.

Cassiopée- Modérateur
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Invité- Invité
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Mon résumé
Le roman écrit en trois^parties s’ouvre brièvement sur l’incarcération de Susan Dalston accusée d’avoir tué son mari à coups de marteau....
1960, dans les bas-quartiers de Londres, on fait la connaissance de Susan et sa famille, une mère battue, qui accepte son sort, un père alcoolique et violent, une enfance et adolescence dans l’enfer de la misère et de la peur du père qui abuse d’elle....
1966, Susan s’est mariée avec le beau Barry pour quitter sa famille, hélas le même scénario se reproduit avec Barry, coureur de jupons, la misère s’est invitée chez elle accompagnée de violence, d’alcoolisme, d’insultes et de jurons, la haine et le dégout. Quatre enfants sont nés de cette union que Susan protègera, prenant les coups à leur place, la police vient parfois chercher Barry pour une nuit en cellule, le lendemain il est relâché et tout recommence. A cause de raclée reçue, Susan a perdu deux bébés, mais rien ne retient cet homme monstrueux. Jusqu’à une certaine nuit ou elle découvre Wendy, sa fille aînée âgée de onze ans, les vêtements déchirés et tâchés de sang, venant d’être violée par Barry, c’est à ce moment que le drame se joue.....
Quelques temps après, on retrouve Susan en prison, elle est condamnée, elle n’a pas voulu se défendre, ni dévoiler ce qu’elle a vécu avec Barry, elle souffre de l’absence de ses enfants, de la séparation. En cellule, une autre femme meurtrière de son mari, cohabite avec elle, Susan doit purger sa peine et ce sera entre souvenirs et incarcèration que nous allons rester avec elle jusqu’en 1985 ou tout va se jouer.....
Mon avis
On se doute évidement que le thème principal est sur les femmes battues, le choix des personnages féminins est original car de mère en fille, elle subissent le même sort. Ce que j’ai surtout aimé c’est l’amour de Susan pour ses enfants, un amour allant jusqu’au renoncement de soi-même. C’est un roman qui m’a accrochée dès les premières pages, une histoire sordide d’une violence extrême, un univers sombre ou l’on est captivé par le destin de Susan et malgré son parcours chaotique j’ai trouvé ce personnage attachant. Bien que injures, gros mots et coups ont une grande part dans ce roman, j’ai aimé cette histoire qui nous montre la misère des femmes battues et soumises à leur mari. Certes, ce n’est pas de la grande littèrature mais dans ce livre, il y a tout de même de l’espoir , une lueur au bout du tunnel...4,5/5.
Le roman écrit en trois^parties s’ouvre brièvement sur l’incarcération de Susan Dalston accusée d’avoir tué son mari à coups de marteau....
1960, dans les bas-quartiers de Londres, on fait la connaissance de Susan et sa famille, une mère battue, qui accepte son sort, un père alcoolique et violent, une enfance et adolescence dans l’enfer de la misère et de la peur du père qui abuse d’elle....
1966, Susan s’est mariée avec le beau Barry pour quitter sa famille, hélas le même scénario se reproduit avec Barry, coureur de jupons, la misère s’est invitée chez elle accompagnée de violence, d’alcoolisme, d’insultes et de jurons, la haine et le dégout. Quatre enfants sont nés de cette union que Susan protègera, prenant les coups à leur place, la police vient parfois chercher Barry pour une nuit en cellule, le lendemain il est relâché et tout recommence. A cause de raclée reçue, Susan a perdu deux bébés, mais rien ne retient cet homme monstrueux. Jusqu’à une certaine nuit ou elle découvre Wendy, sa fille aînée âgée de onze ans, les vêtements déchirés et tâchés de sang, venant d’être violée par Barry, c’est à ce moment que le drame se joue.....
Quelques temps après, on retrouve Susan en prison, elle est condamnée, elle n’a pas voulu se défendre, ni dévoiler ce qu’elle a vécu avec Barry, elle souffre de l’absence de ses enfants, de la séparation. En cellule, une autre femme meurtrière de son mari, cohabite avec elle, Susan doit purger sa peine et ce sera entre souvenirs et incarcèration que nous allons rester avec elle jusqu’en 1985 ou tout va se jouer.....
Mon avis
On se doute évidement que le thème principal est sur les femmes battues, le choix des personnages féminins est original car de mère en fille, elle subissent le même sort. Ce que j’ai surtout aimé c’est l’amour de Susan pour ses enfants, un amour allant jusqu’au renoncement de soi-même. C’est un roman qui m’a accrochée dès les premières pages, une histoire sordide d’une violence extrême, un univers sombre ou l’on est captivé par le destin de Susan et malgré son parcours chaotique j’ai trouvé ce personnage attachant. Bien que injures, gros mots et coups ont une grande part dans ce roman, j’ai aimé cette histoire qui nous montre la misère des femmes battues et soumises à leur mari. Certes, ce n’est pas de la grande littèrature mais dans ce livre, il y a tout de même de l’espoir , une lueur au bout du tunnel...4,5/5.

lalyre- Grand sage du forum

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Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Tout comme Mimi, je n'ai absolument pas apprécié ce livre. Je ne l'ai même pas terminé, toute cette vulgarité me révulse. On peut faire passer beaucoup de choses par les mots et je pense qu'utiliser un langage grossier n'est pas forcément nécessaire. Je veux bien qu'aujourd'hui la vulgarité est devenue pratiquement une banalité dans notre société et les médias mais il y a des limites à tout. On peut aisément faire passer des messages autrement.
La trame de l'histoire en elle-même était pourtant alléchante et méritait d'être traitée, c'est d'ailleurs bien pour cela que j'avais été attirée par cet ouvrage mais là je dis non. Heureusement que je l'ai emprunté à la médiathèque j'aurais été très déçue d'avoir mis de l'argent dans ce livre.
La trame de l'histoire en elle-même était pourtant alléchante et méritait d'être traitée, c'est d'ailleurs bien pour cela que j'avais été attirée par cet ouvrage mais là je dis non. Heureusement que je l'ai emprunté à la médiathèque j'aurais été très déçue d'avoir mis de l'argent dans ce livre.
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Parce que j'ai l'esprit de contradiction et que j'aimerais vraiment savoir ce qu'il peut bien y avoir de si terrible dans ce bouquin, vos critiques me donnent presque envie de le lire (presque parce que ma PàL stagne déjà à un niveau tout à fait déraisonnable
)
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En cours :
Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol
Les caprices de Miss Mary, de Colleen McCullough

Saphyr- Grand sage du forum

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Re: [Cole, Martina] Deux femmes
audreyzaz a écrit:Tout comme Mimi, je n'ai absolument pas apprécié ce livre. Je ne l'ai même pas terminé, toute cette vulgarité me révulse. On peut faire passer beaucoup de choses par les mots et je pense qu'utiliser un langage grossier n'est pas forcément nécessaire. Je veux bien qu'aujourd'hui la vulgarité est devenue pratiquement une banalité dans notre société et les médias mais il y a des limites à tout. On peut aisément faire passer des messages autrement.
La trame de l'histoire en elle-même était pourtant alléchante et méritait d'être traitée, c'est d'ailleurs bien pour cela que j'avais été attirée par cet ouvrage mais là je dis non. Heureusement que je l'ai emprunté à la médiathèque j'aurais été très déçue d'avoir mis de l'argent dans ce livre.
Dernière édition par mimi54 le Dim 3 Avr 2011 - 11:37, édité 1 fois
Invité- Invité
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Une lecture difficile pour moi.
Difficile sur le plan psychologique, et extrêmement difficile par le style d'écriture de l'auteure, son choix des mots.
En effet, seules les dix dernières pages de l'épilogue épargnent le lecteur du langage ordurier, outrancier, vulgaire, violent...
Martina Cole nous fait pénétrer dans l'univers de l'East End, historiquement réputé pour l'extrême violence régnant au quotidien, et qui a atteint son apogée dans les années soixante, avec le développement du gangstérisme.
Le lecteur se retrouve donc dans une ambiance lourde et engluante empreinte de criminalité, racisme, misère sociale et morale, analphabétisme, un monde dont on ne s'échappe pas!
Pourtant le parcours et la terrible histoire de Suzan a su retenir mon attention et m'accrocher jusqu'à la fin...sans doute parce que j'avais envie d'y trouver une fin heureuse, ou tout au moins, une lueur d'espoir!
On commence à espérer lorsque l'on découvre que sa "source de vie" sont ses enfants, pour lesquels elle fera preuve d'abnégation, et à qui elle dispense un amour sans limites. Sa vocation de mère lui suffira à endurer toutes les humiliations, les chagrins, les peurs, les violences, la faim...
Bien que révoltée, en tant que femme, tout au long de ma lecture et au fur et à mesure que Suzan "acceptait" cet enfer journalier, j'ai été très touchée par sa capacité à pardonner toute "la crasse" accumulée, notamment au niveau de sa mère et de sa soeur.
Pour conclure, je dirais que la gravité et la réalité du sujet abordé aurait mérité un autre traitement au niveau de l'écriture!
Difficile sur le plan psychologique, et extrêmement difficile par le style d'écriture de l'auteure, son choix des mots.
En effet, seules les dix dernières pages de l'épilogue épargnent le lecteur du langage ordurier, outrancier, vulgaire, violent...
Martina Cole nous fait pénétrer dans l'univers de l'East End, historiquement réputé pour l'extrême violence régnant au quotidien, et qui a atteint son apogée dans les années soixante, avec le développement du gangstérisme.
Le lecteur se retrouve donc dans une ambiance lourde et engluante empreinte de criminalité, racisme, misère sociale et morale, analphabétisme, un monde dont on ne s'échappe pas!
Pourtant le parcours et la terrible histoire de Suzan a su retenir mon attention et m'accrocher jusqu'à la fin...sans doute parce que j'avais envie d'y trouver une fin heureuse, ou tout au moins, une lueur d'espoir!
On commence à espérer lorsque l'on découvre que sa "source de vie" sont ses enfants, pour lesquels elle fera preuve d'abnégation, et à qui elle dispense un amour sans limites. Sa vocation de mère lui suffira à endurer toutes les humiliations, les chagrins, les peurs, les violences, la faim...
Bien que révoltée, en tant que femme, tout au long de ma lecture et au fur et à mesure que Suzan "acceptait" cet enfer journalier, j'ai été très touchée par sa capacité à pardonner toute "la crasse" accumulée, notamment au niveau de sa mère et de sa soeur.
Pour conclure, je dirais que la gravité et la réalité du sujet abordé aurait mérité un autre traitement au niveau de l'écriture!

kély- Grand sage du forum

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Localisation: marseille
Genre littéraire préféré: Tous à priori. Je lis autant que mon emploi du temps me le permet. Je lis aussi beaucoup d'articles de presse magazine sur les sujets d'actualités (économie, société, religion, politique..). Très heureuse donc de faire partie de cette communauté de lecture, et espère pouvoir apporter ma contribution à chacune et chacun. Cordialement à tous.
Date d'inscription: 03/08/2010
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Eh bien, je ne suis vraiment pas mécontente d'avoir été jusqu'au bout malgré la grande difficulté éprouvée une grande partie du début de l'histoire (en gros 300 pages)
Le vocabulaire employé est insoutenable malgré qu'il reflète bien l'ambiance des bas-quartiers défavorisés de Londres, là où les femmes survivent à la violence de leur mari et les hommes s'embringuent dans la violence la plus misérable qui soit. Tuer, violenter, frapper à mort n'est plus un secret, même la police n'en fait peu de cas.
Susan est la soeur aînée d'une de ces familles, paumée, elle va à l'école, elle aime lire (ce qui est peu commun apparemment dans cette société)... elle a une mère qui batifole, un père qui boit, la frappe et... abuse d'elle.
L'envie de se sortir de cet enfer la démange. Elle rencontre un garçon, plutôt beau gars, qu'elle épousera quelques années plus tard. Son mari n'est finalement pas meilleur que tous ces hommes qui se croient supérieurs à la gent féminine. Tout leur est accordé, bien évidemment. Il la maltraite, la prend quand ça lui chante, la bat, lui fait 4 gosses qu'elle va adorer et protéger comme elle peut jusqu'au jour où... ça dérape.
Elle se retrouve en prison pour meurtre...
Je pense quand même que toute cette grossièreté, vulgarité, aurait pu être évitée... la dernière partie du livre, le dénouement de l'histoire, est beaucoup plus soft.
J'ai quand même galéré, ce fut de la souffrance cette lecture (maso, moi ? euh... non, pourtant)
Donc voilà... j'en sors saine et sauve mais pas tout à fait indemne car c'est une histoire qui laisse des "séquelles" mine de rien...
Ma note : 0 pour le style d'écriture mais 4/5 pour l'histoire
Le vocabulaire employé est insoutenable malgré qu'il reflète bien l'ambiance des bas-quartiers défavorisés de Londres, là où les femmes survivent à la violence de leur mari et les hommes s'embringuent dans la violence la plus misérable qui soit. Tuer, violenter, frapper à mort n'est plus un secret, même la police n'en fait peu de cas.
Susan est la soeur aînée d'une de ces familles, paumée, elle va à l'école, elle aime lire (ce qui est peu commun apparemment dans cette société)... elle a une mère qui batifole, un père qui boit, la frappe et... abuse d'elle.
L'envie de se sortir de cet enfer la démange. Elle rencontre un garçon, plutôt beau gars, qu'elle épousera quelques années plus tard. Son mari n'est finalement pas meilleur que tous ces hommes qui se croient supérieurs à la gent féminine. Tout leur est accordé, bien évidemment. Il la maltraite, la prend quand ça lui chante, la bat, lui fait 4 gosses qu'elle va adorer et protéger comme elle peut jusqu'au jour où... ça dérape.
Elle se retrouve en prison pour meurtre...
Je pense quand même que toute cette grossièreté, vulgarité, aurait pu être évitée... la dernière partie du livre, le dénouement de l'histoire, est beaucoup plus soft.
J'ai quand même galéré, ce fut de la souffrance cette lecture (maso, moi ? euh... non, pourtant)
Donc voilà... j'en sors saine et sauve mais pas tout à fait indemne car c'est une histoire qui laisse des "séquelles" mine de rien...
Ma note : 0 pour le style d'écriture mais 4/5 pour l'histoire
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Je viens juste de finir le livre 'deux Femmes' ce matin.
Franchement, j'ai été tentée plusieurs fois d'abandonner la lecture de ce bouquin, car cet étalage de violence, abus sexuelles et de picole m'avait profondément rebuté.Mais j'ai continué; et finalement je n'ai pas regretté.
Ma réflexion a moi est celle: comment peut il avoir encore des hommes battant leur femme et souvent leurs enfants , et pratiquant l'inceste,non punis dans notre société actuelle.
Il faudrait beaucoup plus prendre en charge ces femmes et surtout, beaucoup plus éduquer les enfants dés leur plus jeune age.
Heureusement que ce livre finit bien avec beaucoup d'espoir.
Le langage: Quand vous écoutes des jeunes - et des moins jeunes -parler actuellement, ne venant pas forcement des quartiers difficiles, vous constaterez, que cela ressemble tout a fait a ce que l'on lit dans ce livre. Bien entendu, c'est beaucoup plus difficile a lire que d'entendre.
Il est vrai, des descriptions moins en détails et moins souvent et longues, n'auraient pas nui a l'histoire et auraient certainement servi le livre.
Ma note: 2 pour le langage (car il y a des belles descriptions d'amitié et de solidarité)) et 4/5 pour l'histoire
Franchement, j'ai été tentée plusieurs fois d'abandonner la lecture de ce bouquin, car cet étalage de violence, abus sexuelles et de picole m'avait profondément rebuté.Mais j'ai continué; et finalement je n'ai pas regretté.
Ma réflexion a moi est celle: comment peut il avoir encore des hommes battant leur femme et souvent leurs enfants , et pratiquant l'inceste,non punis dans notre société actuelle.
Il faudrait beaucoup plus prendre en charge ces femmes et surtout, beaucoup plus éduquer les enfants dés leur plus jeune age.
Heureusement que ce livre finit bien avec beaucoup d'espoir.
Le langage: Quand vous écoutes des jeunes - et des moins jeunes -parler actuellement, ne venant pas forcement des quartiers difficiles, vous constaterez, que cela ressemble tout a fait a ce que l'on lit dans ce livre. Bien entendu, c'est beaucoup plus difficile a lire que d'entendre.
Il est vrai, des descriptions moins en détails et moins souvent et longues, n'auraient pas nui a l'histoire et auraient certainement servi le livre.
Ma note: 2 pour le langage (car il y a des belles descriptions d'amitié et de solidarité)) et 4/5 pour l'histoire

christa noel- Membre connaisseur

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Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Je ne l'ai pas terminé pour les raisons que la plupart d'entre vous ont déjà évoquées, je n'ai absolument pas pu passer au-dessus du style d'écriture et de langage. C'est pas faute d'avoir essayé, le thème m'intéressait, à vrai dire j'avais même voté pour ce livre-là au vu de la 4ème de couverture... mais j'ai été fortement déçue ! et j'admire celles et ceux qui sont allés jusqu'au bout, d'autant plus qu'à lire vos commentaires vous ne l'avez pas regretté... bravo 
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yaki- Grand expert du forum

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Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Il y a de tout dans ce monde, il faut aussi de tout pour faire un monde... on ne peut pas plaire à tout le monde c'est dans la diversité qu'on y trouve un enrichissement.....
Perso, comme je l'ai dit, j'ai eu du mal, j'ai hésité sur plus de 300 pages, à savoir si je continue ou pas...
Certes, on a tous un point de vue différent, on savoure tous différemment la lecture, on a tous un objectif différent....
J'adore les belles lettres, le beau langage mais j'aime aussi découvrir d'autres choses.... j'ai lu, je me suis fait une opinion, ok, c'est fait.... et je prends ça comme une "expérience" ^^
Perso, comme je l'ai dit, j'ai eu du mal, j'ai hésité sur plus de 300 pages, à savoir si je continue ou pas...
Certes, on a tous un point de vue différent, on savoure tous différemment la lecture, on a tous un objectif différent....
J'adore les belles lettres, le beau langage mais j'aime aussi découvrir d'autres choses.... j'ai lu, je me suis fait une opinion, ok, c'est fait.... et je prends ça comme une "expérience" ^^
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
Je fais un passage pour lire les avis... Je vois que c'est très tranché, soit on aime, soit on n'aime pas... Le sondage reflète bien ce ressenti d'ailleurs, mais il y a peu de votes par rapport aux avis postés, n'oubliez pas de cocher la case qui vous correspond
Le résumé ne me tentais pas plus que ça lors du lancement de la lecture commune, et vu le pavé que vous décrivez, je ne pense pas le rajouter sur ma LàL...
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PetitePrincesse- Modérateur
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Re: [Cole, Martina] Deux femmes
PetitePrincesse a écrit:Je fais un passage pour lire les avis... Je vois que c'est très tranché, soit on aime, soit on n'aime pas... Le sondage reflète bien ce ressenti d'ailleurs, mais il y a peu de votes par rapport aux avis postés, n'oubliez pas de cocher la case qui vous correspond![]()
Le résumé ne me tentais pas plus que ça lors du lancement de la lecture commune, et vu le pavé que vous décrivez, je ne pense pas le rajouter sur ma LàL...
Ah ben moi, je l'ai acheté donc je le lirai (par contre je suis pas sûre de l'avoir terminé fin février, je serai peut-être hors délai, j'ai pas mal de livres à lire avant et vu mon rythme de tortue ces temps-ci, c'est pas gagné!!!!!!!). Effectivement, j'ai lu les premières lignes et ai réagi comme beaucoup : c'est quoi ce langage ?????? Mais bon, je pense que cela tient également au contexte : on est dans un milieu carcéral alors soit cela fait très "cliché" mais ça se justifie peut-être : je n'en ai pas lu assez pour me faire une véritable opinion...
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Lecture du moment: La Promesse des ténèbres de Maxime CHATTAM.
Re: [Cole, Martina] Deux femmes
pour MIMI 54:
C'est vrai, j'aime les belles expressions; je me sens a l'aise dans les ambiances feutrés genre anglais et je déteste la grossièreté, pas forcement dans le langage, mais dans la pensée surtout. Les gens de ce livre parlent comme ils vivent et le plus navrant pour moi c'est qu'il y en a beaucoup. Il suffit de lire les faits divers.
Ce livre je l'ai lu pour comprendre, ce qui fait, que des gens deviennent ainsi - et je n'ai pas d'explication. Je crois, que le genre humain est capable de tout et ce n'est pas que dans des quartiers difficiles. Dans le livre il y a aussi "l'expérience" qu'a vécu cette avocate venant des beaux quartiers avec un père 'As' du Barreaux; la bassesse existe donc partout et n'est pas réservé a certains gens ou quartiers. Preuve l'héroïne qui est un exemple parfait de l'amour maternel par dessus tout et qui élève ses enfants parfaitement bien, malgré toutes ses difficultés.C'est difficile a lire j'en conviens, mais c'est un livre et on peut l'arrêter ou même le bruler si l'on veut.La vie, malheureusement est tout autre.
C'est vrai, j'aime les belles expressions; je me sens a l'aise dans les ambiances feutrés genre anglais et je déteste la grossièreté, pas forcement dans le langage, mais dans la pensée surtout. Les gens de ce livre parlent comme ils vivent et le plus navrant pour moi c'est qu'il y en a beaucoup. Il suffit de lire les faits divers.
Ce livre je l'ai lu pour comprendre, ce qui fait, que des gens deviennent ainsi - et je n'ai pas d'explication. Je crois, que le genre humain est capable de tout et ce n'est pas que dans des quartiers difficiles. Dans le livre il y a aussi "l'expérience" qu'a vécu cette avocate venant des beaux quartiers avec un père 'As' du Barreaux; la bassesse existe donc partout et n'est pas réservé a certains gens ou quartiers. Preuve l'héroïne qui est un exemple parfait de l'amour maternel par dessus tout et qui élève ses enfants parfaitement bien, malgré toutes ses difficultés.C'est difficile a lire j'en conviens, mais c'est un livre et on peut l'arrêter ou même le bruler si l'on veut.La vie, malheureusement est tout autre.

christa noel- Membre connaisseur

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