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[Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

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[Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

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[Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par jostein le Sam 26 Fév - 16:28





Titre: La vie très privée de Mr Sim
Auteur: Jonathan Coe
Editeur: Gallimard
Nombre de pages : 464
Date de parution : 20 janvier 2011



Résumé : Max Sim, le protagoniste principal, est un antihéros
par excellence, voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée),
poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille ne le
regarde guère, sinon pour rire sous cape), s’acceptant d’ailleurs en tant
qu’échec et y trouvant même une certaine paix : l’absence de lutte, enfin. «
Savoir s’accepter » devient l’un de ses mots d’ordre… À force de solitude, il
finit par converser avec son GPS au long de ses pérégrinations de
commis-voyageur représentant en brosses à dents dernier cri. Il tombe amoureux
de cette voix désincarnée, lui imaginant même une personnalité, et les
dialogues engagés avec elle partagent le lecteur entre le rire et la
compassion. Le drame essentiel réside pourtant dans la relation avec son père,
dont il découvre en lisant son journal qu’il était homosexuel et l’a conçu,
lui, Max, par accident pourrait-on dire. Mais il va tout de même essayer de se
réconcilier avec ce père et même, de lui faire retrouver son ami de cœur, l’extraordinaire
Roger S. Un échec là encore, mais l’échec est l’un des ressorts du comique…
Jonathan Coe renoue ici avec la veine comique tout en gardant la même
complexité, la même précision, la même habileté que dans ses livres précédents.
Tout à la fois drôle, bien construit et situé à la pointe du contemporain, le
roman procède par mélange de genres, suite d’échos, de souvenirs récurrents, de
parallèles, de rappels, pour tenter de cerner la grand interrogation : jusqu’à
quel point la vie peut être considérée comme une fiction ?



Mon avis:
"On va, on vient dans le grouillement du quotidien, on passe à deux doigts les uns des autres, mais le
vrai contact est très rare
."

C'est un peu l'état des relations humaines dans notre société actuelle et c'est
surtout le vécu de Maxwell Sim qui est passé à côté des relations avec son
père, sa femme, sa fille ou son ami Chris. Aujourd'hui, il est dépressif suite
à son divorce et les ennuis s'enchaînent.

Sillonner l'Angleterre à bord d'une Prius pour aller vanter les mérites d'une nouvelle
brosse à dent écologique, va lui permettre de faire un voyage initiatique et de
comprendre ses erreurs passées.

Ainsi, comme Donald Crowhurst, un marin solitaire qui fait un faux voyage, Max va
errer dans ses souvenirs.

Le livre s'articule, comme "Les quatre quatuors" du poète T.S. Eliot, autour de quatre récits
sur les éléments (eau-terre-feu-air), quatre récits des proches de Max (l'oncle
d'une jeune femme rencontrée dans un aéroport, sa femme, la soeur de son ami
d'enfance et son père).

Ainsi le scénario avance de manière intelligente et nouvelle, et l'introspection de
Max progresse au même rythme. Je me suis attachée à ce personnage complètement
perdu mais capable de percevoir une relation unique entre une mère et sa fille,
une complicité qu'il n'a jamais connu avec personne.

Le récit est remarquablement construit avec des rebondissements et des
enchaînements logiques et une fin particulièrement originale.

L'auteur nous expose à la fois des situations drôles et extravagantes, des relations
humaines atypiques et intéressantes et porte un regard actuel sur la société (
réseau social, consumérisme, société de services, marchés financiers...).

C'est un roman original, actuel et humain.

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par Invité le Sam 26 Fév - 17:02

Un auteur que j'aimerais découvrir. Merci pour cette critique Smile

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par shamash le Mer 2 Mar - 7:20

Depuis Testament à l’anglaise et Le cercle fermé, la sortie d’un nouveau roman de Jonathan Coe est toujours un événement que je ne rate jamais. Encore une fois, je ne suis pas déçu : ambitieux, stimulant, subtil, parfois déjanté, voila les qualificatifs que m’inspirent la lecture de ce livre. Incontestablement un grand roman, d’un grand auteur.

Maxwell Sim est un être terne et sans éclat, ayant une conscience précise de sa fadeur. L’épitaphe gravée sur sa tombe devrait être, selon lui : « Ci-git Maxwel Sim, un type archi-banal ». Il est en effet d’une terrifiante banalité. Un dépressif quitté par sa femme, méprisé par sa fille, qui ne s’intéresse à rien d’autre qu’à son travail de VRP en brosse à dents de luxe et va établir, au cours de son périple vers l’Ecosse, une relation privilégiée avec son GPS, qu’il baptisera Emma. Pourtant, nous devinons, au fil des pages, qu’il n’est pas que cela.

L’ambition et le projet de Jonathan Coe percent rapidement : si l’auteur a créé cet « homme » si terne et si fade au début du roman, c’est d’abord pour le faire évoluer sous nos yeux, ensuite pour livrer en pâture à ses lecteurs des questions et des réflexions sur le roman, ses personnages et l’écriture. Que nous dit-il ? En substance, ceci : je vais vous montrer comment se construit un personnage de roman, ce qu’il est réellement, comment il s’enrichit progressivement, ce que j’ai voulu en faire sans totalement le vouloir, sans en être complètement conscient au moment où je l’écrivais. Je vais vous placer au cœur du processus de la création romanesque. Ce faisant, vous comprendrez quel rôle vous jouez, vous, lecteur, dans cette création. Car le lecteur n’est pas neutre : moi, auteur, je tiens compte de lui pour dessiner mes personnages et leur histoire.

Pour arriver à ses fins, il place Max dans des situations qu’il pourrait avoir lui-même vécues tout en lui insufflant un passé qui n’est pas le sien, des passions qui lui sont étrangères, des désirs qui lui sont inconnus. Dès le début, Max apparaît pour ce qu’il est : un personnage de papier, factice, vide, auquel par son talent l’auteur donne un souffle de vie et qui va nous accrocher, peu à peu, au fil des pages, tout comme Mr Sim est accroché par sa vie… quand elle est racontée par d’autres.

Car c’est la force de ce roman et de son personnage fantôme : Max est le lecteur de sa propre vie, écrite par son entourage proche. Il est donc placé dans la même situation que nous puisque nous sommes aussi lecteurs du roman qui nous expose sa « vie très privée ».

Max, qui reste toujours attaché à son ex-femme Caroline, entre en rapport avec elle sur un forum Internet en utilisant un pseudo féminin, Liz Hammond. Et Caroline, qui pendant quatorze ans n’a jamais pu vraiment communiquer avec son mari, développe alors avec Liz une relation épistolaire chargée d’émotion et d’amitié, ce qui le bouleverse : « (…) vous n’en reviendriez pas de la chaleur, de l’amitiés, de l'affection, oui, qu’elle mettait dans ces mots adressés à une étrangère, une parfaite inconnue qui n’existait même pas, bon Dieu de bon Dieu ! ».

Leur relation se développe tant que Caroline envoie à Liz/Max une nouvelle qu’elle vient d’écrire, dans laquelle elle met en scène un événement de sa vie de couple où Max tient un rôle central. Ainsi, Max devient, à travers la lecture de cette nouvelle, le lecteur de sa propre vie, décortiquée par Caroline qui joue alors le rôle de l’écrivain (elle ambitionne de le devenir). Et nous, lecteurs du roman de Jonathan Coe, devenons des lecteurs de la vie de Max écrite par un des personnages de Coe.

Au cours de son périple, notre personnage va être amené à lire un nouveau récit d’un épisode de sa vie , lorsqu’il rencontre Alison, la sœur de son ami d’enfance Chris. Les révélations apportées par ce récit, qui concernent aussi bien son père que lui-même, vont à nouveau le bouleverser, le transformer.

Un autre des multiples thèmes du roman porte sur la recherche de l’identité réelle d’un père avec qui Max n’a jamais pu communiquer et qu’il ne comprend pas. Et Jonathan Coe, qui s’amuse à créer un suspense à travers cette double recherche d’identité, nous montre combien il est difficile d’interpréter des faits pour les rendre signifiants. Car là encore, dans le récit d’Alison, Max ne saisira pas l’essentiel. Il lui faudra poursuivre sa quête pour y parvenir. En attendant, écrasé par les révélations sur son passé, Max se surprend lui aussi, comme les autres, à inventer, à imaginer ce qu’aurait pu devenir sa vie si l’auteur l’avait voulu, et il nous raconte des scènes imaginaires qui auraient pu se dérouler entre Alison et lui. A cet instant du roman, le personnage de Max commence à sortir de sa médiocrité initiale : « Non, rien n’est vrai, mais vous savez quoi ? Je crois que je commence enfin à me débrouiller, comme écrivain (…) Et je dois avouer que j’y ai pris vraiment du plaisir. Je n’aurais jamais imaginé qu’inventer soit aussi gratifiant. »

Peu à peu, Max se rapprochera de son père et finira par le connaître mieux, en même temps qu’il découvrira les raisons profondes de son mal-être. Il poursuit d’ailleurs sa quête de sa propre identité à travers les carnets de son père, poète et admirateur de T.S. Eliot, que celui-ci lui a demandé de ramener en Australie. Lorsqu’il trouve ces carnets, leur lecture est une nouvelle révélation. La perception qu’il a de la réalité de son enfance, de ses relations avec son père et avec les femmes se trouve modifiée par sa lecture. Dans le même temps, notre perception de lecteur happé par l’histoire de Max s’en trouve aussi bouleversée.

Dans le courant de l’histoire, Mr Sim va nous révéler sa conception de la création artistique, directement induite de ce qu’il vient d’apprendre :

« Si nous vivions tous dans un parfait bonheur, sans conflits, sans tensions, sans névroses, sans angoisses, sans problèmes irrésolus, sans injustices monstrueuses tant sur le plan personnel que politique, sans rien de toutes ces saletés, alors les gens qui courent chercher des consolations dans des histoires n’auraient plus besoin de le faire, n’est-ce pas ? Ils n’auraient plus du tout besoin d’art. C’est pourquoi je n’en ai pas besoin, moi, et vous non plus, désormais ».

Est-ce la conception de Jonathan Coe lui-même qui est ainsi dévoilée ? Bien sûr, nous n’en saurons rien. Mais Coe joue avec le lecteur avec son humour habituel : si vous avez commencé ce roman, nous dit-il en substance, c’est que vous étiez névrosés et malheureux. Max découvre et comprend en même temps que le lecteur les ressorts de sa sexualité et les raisons profondes de son mal-être : il est guéri peu de temps avant sa disparition, désormais il n’aura plus besoin de lire des histoires.

Paul Auster avait lui aussi exploré les rapports ambigus entre le romancier et ses créatures/personnages, dans « Seul dans le noir », « Invisible » ou « le livre des illusions ». Jonathan Coe ne se contente pas de ce seul élément pour faire exploser son roman au visage du lecteur, il va plus loin en développant le triptyque auteur/lecteur/personnage. Il le fait d’une façon plus décontractée qu’Auster, avec son humour discret, si corrosif, en nous donnant le sentiment qu’un personnage de roman n’est qu’une création littéraire et un jeu de l’esprit que ni le romancier, ni son lecteur, ne doivent prendre trop au sérieux.

Le roman avait commencé par la vision, dans un restaurant de Sydney, d’une jeune femme asiatique et de sa fille qui jouaient aux cartes au restaurant. La complicité entre la mère et la fille, leurs liens étaient si évidemment forts que le solitaire Max, qui n’avait jamais pu communiquer ni avec sa fille ni avec son père en avait été bouleversé. Il avait conservé ces images là dans sa mémoire et son rêve était de les retrouver un jour. Magie du roman, l’auteur exauce son rêve et Mr Sim peut enfin discuter avec la jeune femme, quelques pages avant la fin. Quelques phrases lui suffisent pour deviner qu’elle a perçu le point essentiel de sa personnalité, celui qu’il cachait à lui-même : ce n’est pas avec elle qu’il pourra être heureux, mais plutôt avec Clive, l’homme qu’il a rencontré au cours de son périple.

Lorsque le livre s’achève, nous avons fait le tour de la vie de Mr Sim, nous savons comment Coe a créé son personnage. Comment finir l’histoire ? par une note d’espoir ? Une fin heureuse ? désespérée ? Ouverte ? Chacun de ces choix serait mal venu : Coe veut nous montrer que le personnage n’est qu’un accessoire, un moyen d’atteindre son but qui est de parler de notre époque, de la création littéraire, des rapports entre les êtres.
Spoiler:
L’histoire terminée, le héros peut alors disparaitre d’un claquement de doigt. C’est ce que fait l’auteur dans une scène finale que certains commentateurs jugent étonnante, mais qui est, somme toute, d’une logique imparable.



Dernière édition par shamash le Lun 5 Sep - 14:41, édité 1 fois

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par kély le Mer 2 Mar - 9:36

Merci à Jostein et à Shamash pour ces remarquables ressentis. Vous donnez vraiment envie de découvrir ce livre! Very Happy

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par Céline72 le Mer 2 Mar - 10:08

Tout cela me donne envie de découvrir ce livre.
Merci jostein et shamash Very Happy

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par Onomatopée le Ven 4 Mar - 19:51

Oh oui, ce roman est excellent! Je n'avais lu de Coe que La pluie, avant qu'elle tombe - j'avais aimé, sans coup de coeur. Cette fois j'ai adoré: quelle maîtrise de style, quelle profondeur psychologique. Et le récit de Donald Crowhurst se déguste! Je me réjouis de lire Bienvenue au club, que je me réserve pour...très bientôt, sans doute! Smile

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par LOUBHI 49 le Ven 4 Mar - 20:06

Merci pour vos commentaires, belles analyse et donc un futur achat ou emprunt...

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par john kaltenbrunner le Lun 7 Mar - 14:56

shamash a écrit:Lorsque le livre s’achève, nous avons fait le tour de la vie de Mr Sim, nous savons comment Coe a créé son personnage. Comment finir l’histoire ? par une note d’espoir ? Une fin heureuse ? désespérée ? Ouverte ? Chacun de ces choix serait mal venu : Coe veut nous montrer que le personnage n’est qu’un accessoire, un moyen d’atteindre son but qui est de parler de notre époque, de la création littéraire, des rapports entre les êtres. L’histoire terminée, le héros peut alors disparaitre d’un claquement de doigt. C’est ce que fait l’auteur dans une scène finale que certains commentateurs jugent étonnante, mais qui est, somme toute, d’une logique imparable.


merci d'éclairer ainsi la fin du livre.
je trouvais la fin décevante et un peu inutile. ton interprétation -que je n'avais pas faite- me semble intéressante.

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par adtraviata le Lun 5 Sep - 14:34

Ca y est, je le tiens, mon coup de coeur absolu du mois d'août ! Ah quel bonheur de retrouver Jonathan Coe, son art de dresser un portrait, de nous entraîner dans une aventure improbable, de nous faire rire... et de s'en tirer avec une de ces pirouettes... à laquelle je ne m'attendais, mais alors pas du tout !

Dans ce billet, j'espère que vous lirez entre les lignes l'enthousiasme, la joie de retrouver celui que j'ai découvert dans Testament à l'anglaise, qui m'a fait mourir de rire dans La maison du sommeil, et qui m'a emportée dans l'Angleterre tatchérienne grâce à Bienvenue au club. (J'ai lu aussi Une touche d'amour et Les nains de la mort, son premier roman.) Il me reste dans la PAL La pluie, avant qu'elle tombe. Et je me rends compte que je n'ai hélas pas beaucoup de souvenirs des histoires racontées. Si ma PAL n'était aussi gigantesque (ou grotesque, ça dépend du point de vue), je me mettrais à relire tous ces bouquins, comme ceux d'un ami fidèle que je retrouve avec plaisir ! (Ok, ok, ce billet est aussi une déclaration d'amour à Jonathan Coe.) (Pour une fois que c'est pas un autre Anglais célèbre, plaignez-vous !)

J'étais donc, ces jours-ci, en train de suivre avec intérêt, ardeur, impatience, les aventures de Max. J'ai été à la fois amusée et horrifiée par ses échecs à répétition, et je me demandais où cela allait arriver. Une fois de plus, Jonathan Coe a su user de genres différents pour construire un puzzle où lettres, journal intime, devoir de psycho et nouvelle d'écrivain en herbe se conjuguent au monologue intérieur de Max pour extirper la racine de son mal-être. Cela semble se résoudre de façon magistrale... quand la finale vous tombe dessus sans crier gare !

Et donc, ce qui était jusque là un roman bien construit, habilement mené, qui, mine de rien, nous faisait réfléchir un peu à la solitude, à la notion d'amitié aujourd'hui, au vrai et au faux, au trucage, devient un livre sur la création littéraire, les sources d'inspiration, le rapport aux personnages... J'ai été bluffée, menée en bateau sur toute la ligne et j'ai aimé ça !!

Petite anecdote de lecture personnelle : tout le monde (ou presque) connaît ou a entendu parler de la célèbre page 113 de Sukkwan Island (David Vann). Eh bien, la page 113 de La vie très privée de Mr Sim a eu beaucoup d'effet sur moi aussi. Ceux qui ont déjà lu le livre se souviendront que c'est le moment où Max, de retour d'Australie, épluche désespérément son courrier, sa page Facebook pour se rendre compte que plus personne ne pense à lui. Mais ô joie,Outlook lui révèle la présence de 137 messages... vous vous souvenez ? Ca m'a fait pleurer de rire, les pages 114 à 117 !

Quant à vous qui avez la chance de devoir encore découvrrir ce génial auteur, vous l'aurez compris : faites-vous du bien, lisez ce livre !!

P.S. Je trouve très dommage que Shamash révèle ainsi la fin du livre !!

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par shamash le Lun 5 Sep - 14:47

adtraviata a écrit: Je trouve très dommage que Shamash révèle ainsi la fin du livre !!


Tu as sans doute raison adtraviata. Je viens donc d'ajouter un spoiler à la partie qui dévoilait la fin du roman.
Inutile de dire que je suis tout à fait d'accord avec ta critique, je partage totalement ton point de vue sur Jonathan Coe et sur ce roman !

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par ingrid59 le Lun 5 Sep - 16:15

Ah cool, Shamash ! Merci de nous ménager le suspense ! Je pense que je vais le lire aussi ! Il est dans la bibliothèque familiale et mon mari l'avait beaucoup apprécié lors de sa sortie ! Smile

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Re: [Coe, Jonathan] La vie très privée de Mr Sim

Message par chips71 le Sam 7 Jan - 10:45

Etonnant mais pas époustoufflant ,un genre qui ne me convient pas mais facile à suivre , j'éviterai donc de critiquer à l'aveugle . C'est tout ce que je peux en dire .

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