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[Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

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[Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par Cassiopée le Sam 9 Avr 2011 - 0:09




Titre
: Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer
Auteur : Frédéric Roux
Nombre de pages :285
Editions : Le livre de poche (décembre 2010)

Quelques mots sur l’auteur :

Frédéric Roux, né dans le Sud Ouest en 1947, est père et grand-père depuis longtemps. Sa biographie peut ressembler à celle d'un romancier américain de moyenne gamme. Récemment, il a exercé à deux reprises une activité salariée avant d'être licencié par des ennemis déclarés du licenciement. Il écrit aussi. Il a publié chez Grasset : Tyson, un cauchemar américain (1999) et Ring (2004). Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer commence lorsque Mal de père (Flammarion, 1996) s'achève : "J'emmerde la mort !"


Présentation de l'éditeur
:

Ce livre a six chapitres comme un revolver a six coups. Deux coups pour mon père, un pour ma ville, un pour l'école et les deux derniers pour ma mère. Feu sur mon père parce qu'il a raté sa mort comme il avait raté sa vie. Feu sur ma ville puisqu'elle a fait de moi un étranger. Feu sur l'école parce que c'était une prison. Feu sur ma mère parce que celle qu'il faut assassiner, c'est la mère. Né tué, je ne prends aucun risque en tirant sur des cadavres. Je suis devenu prudent depuis que j'ai appris (par cœur) la tirade d'Agrippine : " Ne crois pas qu'en mourant, je te laisse tranquille. " F.R.

Merci aux éditions Le Livre de Poche, à Thot et aux modérateurs de m’avoir choisie pour cette lecture.


Mon avis
:

« Depuis toujours, je me suis méfié de ceux qui montrent leur intelligence comme l’on agite sa gourmette, ce sont souvent des salauds, toujours du côté du manche. »

« Ils étaient bien élevés et c’est nous qui avions obtenu ce résultat.
Ils lisaient des livres. »

« J’ai toujours pensé que j’étais plusieurs …. »


Trois parties : au début de chacune d’elle, des extraits de poèmes, en français, en anglais, en espagnol …

Fonds de miroir (ou comment se regarder dans le miroir familial ...)
La France d’outremère (ou comment se détacher de sa mère en allant à l'école et en ville ...)
Larmes de fond (ou comment la Mort peut aider à vivre...)

Six chapitres, (chacun précédé d’une courte citation), où l’auteur « règle ses comptes », tour à tour avec son père, sa mère, sa ville, son école etc …

Une écriture « coup de poing », ressemblant à un de ses centres d’intérêt : la boxe.
Les mots frappent, résonnent en nous, virevoltent et nous échappent parfois, jaillissent, explosent, libèrent tout ce que l’auteur a accumulé en lui, comme autant de « violence(s) » qu’il lui faut exprimer pour se libérer ….

Se libérer de quoi, de qui ?
De ses parents, de sa famille, de sa ville, de son enfance, de sa vie pour pouvoir enfin la vivre à sa guise ?

Une écriture aiguisée, audacieuse, caustique, ne mâchant pas les mots, maniant la dérision et l’humour, avec dextérité et brio.

Que faire quand « on ne se retrouve pas» dans les «siens », quand on a l’impression de ne pas comprendre sa famille, de ne pas l’aimer, de ne pas en être aimé ?

Lire, lire ….. et lire ce qui nous tombe sous la main, fut-ce Le Nouveau Larousse illustré en sept
volumes ….

Ce livre oscille entre hommage et critique acerbe ... On peut avoir la larme à l'oeil, sourire, rire (jaune parfois) ... Frédéric Roux, par son écriture, nous transmet intensément son ressenti.
On "suit" la famille, dans les années cinquante-soixante, les événements, la vie de tous les jours, les coups durs, les choses avouées (mais pas forcément pardonnées), les choses inavouables (mais que beaucoup connaissent...), on ne s'ennuie pas, tout cela va très vite et les pages s'enchaînent sans problèmes ...

Roman ? Vous avez dit roman ? Ne faudrait-il pas, Monsieur Roux, rajouter « autobiographique » ? .....

Ce qui est certain, c’est que si Frédéric Roux, a une fois encore besoin de « vider son sac », il peut s’allonger sur mon canapé, c’est bien volontiers que je « l’écouterai » à nouveau ….


Dernière édition par Nephtys le Sam 9 Avr 2011 - 17:10, édité 3 fois (Raison : Correction titre)
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par BESMAR le Sam 9 Avr 2011 - 1:15

superbe critique Cassiopée qui me donne bien envie de me laisser convaincre de le lire !! merci !
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par lalyre le Sam 9 Avr 2011 - 9:43

Très belle critique, je me réjouis de le recevoir flower
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par LOUBHI 49 le Sam 9 Avr 2011 - 11:24

Livre qui me paraît captivant et quelle vitesse à la lecture... bravo Cassiopée
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par Invité le Sam 9 Avr 2011 - 15:16

Belle critique Cassiopée Smile

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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par lalyre le Dim 17 Avr 2011 - 15:43

Je remercie l'éditeur Livre de poche qui m'a envoyé gracieusement ce livre, ce qui m'a permis une lecture tout autre que celles que j'ai l'habitude de lire. Un grand merci à Thot et son équipe pour leur gentillesse et leur équité en partenariat

Mon avis
Je ne saurais dire si ce livre est amusant ou triste, car il me semble que ces écrits sont comme une dissection de toute une famille, serait-ce celle l’auteur ? Car j’y ai décelé une sorte de cruauté, tout le monde y passe, père, mère, oncle et même la ville, je comprends que lorsque l’on revient dans une ville après plusieurs années, tout est changé, les promoteurs sont passés par là et bonjour les dégâts. J’ai trouvé que les méchancetés à l’égard de la mère étaient exagèrées, cela m’a véritablement choquée, il faut dire que les réactions sur ce livre sont de mon âge. Déjà dès le début du livre, j’ai eu l’impression qu’il n’avait pas aimé son père car cette phrase “ A peine était-il mort que mon père a continué à m’emmerder “ Une autre phrase “ Dans le rôle de cadavre, il était minable, Vivant, il avait encombré le monde de sa beauté, mort, il n’était pas terrible “ Voici qu’il parle des curés et de la messe, j’ai trouvé cela très réaliste car je m’y suis retouvée “ L’instruction religieuse, la messe, c’était comme le reste; supportable pour peu que l’on rêvâsse ou que l’on déconne, il y avait toujours moyen de moyenner, de s’évader un brin, le pire, ce que nous redoutions entre tout, c’était la confession “ et c’est bien comme il écrit, on s’inventait de péchés....Je termine ma critique de ce livre que je n’ai pas trop aimé, par une petite note.... J’avais lu de cet auteur “ L’hiver indien “ que j’avais aimé
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par yaki le Mer 20 Avr 2011 - 18:54

Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer est vraiment un livre particulier. Frédéric Roux, dans ce récit autobiographique, nous livre un vrai règlement de compte, contre son père et sa mère (dont il dit qu'elle « adorait les enfants un peu comme elle adorait les animaux ») principalement, mais aussi contre son école et la ville où il a grandit.
Dès les premières lignes, d'ailleurs, le ton est donné « A peine était-il mort que mon père a continué à nous emmerder ». Il nous livre ses souvenirs d'enfant (il dévorait le Nouveau Larousse illustré en 7 volumes !), le tout avec un ton plutôt très cynique voire méchant et il faut parfois s'accrocher pour poursuivre sa lecture ! Mais c'est écrit avec une pointe d'humour qui fait qu'on lit quand même ce récit jusqu'à la fin et il y a des passages vraiment très drôles.
En marge de sa propre histoire Frédéric Roux nous raconte les années 50-60 en période de croissance quand la télé arrivait tout juste dans les foyers. L'auteur en profite au passage pour nous donner son avis sur la télévision : « Personne n'a encore envisagé l'ampleur des dévastations dont la télévision est responsable, alors que tout le monde a fini par les admettre puisqu'elles sont irréversibles ».
Le style de l'auteur est lui aussi très particulier avec une utilisation fréquente de mots d'argots à laquelle il faut adhérer.
En résumé, je dirai que j'ai un avis mitigé sur ce livre...

Je remercie, néanmoins, le forum Partage Lecture et les éditions Le livre de poche pour cette découverte intéressante !
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par safran le Sam 23 Avr 2011 - 13:47

Sous des aspects de grosse brute, de grand garçon qui ne pleure pas et qui sait encaisser, Frédéric Roux nous écrit là ce qu'il a au fond du cœur, ce cri d'amour qu'il n'a pu lancer quand ses parents étaient vivants et qu'il lance maintenant qu'ils ne sont plus. A travers ses descriptions des personnages qui ont partagé son enfance, son père, sa mère, son oncle,et des évènements qui ont jalonné sa vie, le lecteur ressent une émotion retenue du spectateur qu'il était, comme s'il n'avait été qu'une tierce personne les filmant les uns après les autres. De cette famille haut en couleur qui vivait pour elle et sans complexe vis à vis des autres, il en parle avec un humour cynique, d'un ton empreint de méchanceté, c'est un véritable règlement de compte qui le laissera, lui, KO, essoufflé, malheureux...Il n'est pas question d'amour mais de haine, mais ne dit on pas que l'amour et la haine sont des sentiments semblables...
Ce livre m'a beaucoup touché par l'écriture de l'auteur qui se veut désinvolte alors que ses sentiments et le manque d'amour sont si présents. Ne pas être aimé par ses géniteurs, ne pas représenter ce qu'ils attendent et qu'eux mêmes n'ont jamais cherché à connaître est la pire chose au monde, le comble de la tristesse...
Il reste que Frédéric Roux a réussi malgré tout à devenir ce qu'il est aujourd'hui, un écrivain à l'âme blessé profondément, cruellement mais qui quelque part veut rendre hommage aux personnes qui aurait dû l'aimer, qui l'ont peut être fait d'ailleurs..., à leur façon.
"J'ai cru, sans doute, tout le temps où ma mère était vivante et où elle ne (me) disait rien, aux mots que, justement, elle ne disait pas, ces mots dont tout le monde répète que ce sont ceux qu'une mère doit à ses enfants et j'ai cru que, si elle ne les disait pas c'est qu'elle se retenait de le faire. En réalité, elle ne les connaissait pas. C'était les mots de ses ennemis qui sont aussi les miens, mais moi je les connais et je les emploie. Lorsque j'écris.
Puisque je suis une traître.
A mon père
A ma mère"

Je remercie le forum Partage Lecture ainsi que les éditions "le Livre de Poche" de m'avoir permis de connaitre cet auteur. Il m'a beaucoup touché.
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par malo le Sam 23 Avr 2011 - 14:04

Ce livre est bien tentant, je le note dans ma LAL.
Merci de vos critiques.
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

Message par alexielle63 le Ven 6 Mai 2011 - 12:32

Mon avis :
Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre littéraire (récit autobiographique, autobiographie et biographie en général). Aussi quand Partage Lecture a proposé ce partenariat, je me suis dit que c’était l'occasion de m'essayer à autre chose, de sortir des sentiers battus. Et je ne regrette pas, j'ai beaucoup aimé. D'après la quatrième de couverture, on s'attend à un règlement de comptes, on a l'impression que l'auteur va laver son linge sale en public, ce qui me faisait un peu peur. Soit, il parle de lui et de sa famille mais il ne se contente pas de livrer une version subjective des faits ou une suite d'anecdotes comme Jean-Louis FOURNIER dans Il a jamais tué personne mon papa. Non, il analyse et brosse un véritable portrait psychologique de ses parents, notamment de sa mère, entre rancœur et regrets et toujours avec humour, une ironie mordante qui vient dédramatiser la pire des situations et rend moins acerbe la blessure. « On ne choisit pas sa famille » : il faut apprendre à vivre avec, à accepter les autres tels qu'ils sont mais ce n'est pas toujours facile quand on a des parents aussi peu conventionnels, qui aiment par dessus tout « emmerder le monde », une mère capricieuse, qui s'attend à ce qu'on lui cède à chaque minute, que les autres se plient à sa volonté mais ne donne rien en retour ou alors pas gratuitement, la solitude semble être une compagne de toujours pour l'auteur et se fait réellement sentir. Il essaye de les comprendre et se livre sans pathos. Il s'interroge également sur la télévision et ses effets dévastateurs sur les relations sociales, l'école telle qu'il l'a connue (à l'époque des coups de règles sur les doigts et des instits sadiques), son manque de souplesse pour ceux qui ne suivent pas, qui sont en difficulté, la destruction/ reconstruction des centres-villes qui du même coup ont perdu leur humanité mais aussi sur sa vision de l'écriture, etc... Un véritable voyage dans le passé, dans une époque qui n'est plus mais qu'ont également connu nos parents.
Le style est assez déroutant : il m'a fallu un temps d'adaptation : l'auteur utilise un langage familier, une sorte d'argot démodé. Je me suis demandé pendant un moment si nous parlions la même langue et j'avais beaucoup de mal à comprendre mais au bout d'un moment, cette impression s'est faite oublier. J'étais enfin entrée dans le livre, au côté de l'auteur. J'ai pris plaisir à suivre cette introspection, cette plongée dans ses souvenirs, qui touche au cœur.
Un grand merci à Partage Lecture et aux éditions Le Livre de Poche !
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Re: [Roux, Frédéric] Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer

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