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[Grimbert, Sibylle] Le vent tourne

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[Grimbert, Sibylle] Le vent tourne

Message par Spyd Skorpionnan le Lun 11 Avr - 8:24




Le vent tourne de Sibylle Grimbert
Leo Scheer éditions.
254 p, 2011, isbn : 978-2-7561-0279-5

Lecture

Benjamin, jeune trentenaire est le fils d’un designer-industriel connu dans le monde des cuisines et salles de bains. Il arrive ce soir ragaillardi dans cette soirée et sans son père. Car celui-ci, suite à une altercation ayant mal tourné, va sans doute devoir passer un long moment en prison. Libre, Benjamin peut maintenant commencer une nouvelle vie.
Edmond, un ami du père de Benjamin, est un homme de société. Dans cette soirée, tout pour lui tourne mal. Il voit sa femme se détacher et ses amis le trahir.

Tout cela n’est que prétexte à un tourbillon de rencontres, de collisions, de questionnements de personnes. Ensuite, plus rien ne sera pareil.

Avis

Ce livre commence donc par l’arrivée de Benjamin dans une soirée. Il n’est pas le « Je » de ce roman. Le « Je » est ici sans doute l’auteur. Mais en tous les cas c’est une personne invitée à cette soirée que l’on ne rencontre que de loin en loin sans jamais savoir de qui il s’agit.

On suit donc Benjamin. Ce fils marche dans l’ombre de son père ; pas vraiment comme un digne héritier mais plutôt comme un boulet. Il arrive joyeux de pouvoir briser ses chaînes paternelles. Son père en effet devrait passer un certain temps en prison, une dispute avec son épouse s’étant mal terminée. Benjamin s’efforce de remplir son nouveau rôle de singe social et arrivé.Dans cette soirée, il rencontre Vera, Laurent, Edmond, Pierre, Anne, Marianne et autres.
Le livre s’attarde beaucoup sur Benjamin, un peu sur Edmond, moins sur les autres personnages.

Si l’on espère un moment que tout va basculer dans la loufoquerie d’une « The Party », il n’en est rien.

Car ces personnages sont odieux : ils sont tous lâches, versatiles, égoïstes et prétentieux.
Névrosés, si ce n’est profondément tarés pour certains, ils tournent et se retournent sur eux-mêmes. Les autres n’ont d’importance que dans la valeur qu’ils leur donnent, que dans le plaisir de s’y mirer. Plutôt que de vivre et d’apprécier, ils se torturent, se malaxent avec plaisir. Malheur, complaisance morbide, lâcheté, autosatisfaction destructrice ou méchanceté pure, tout y est pour « passer une bonne soirée ».

Il y a déjà bien assez de tristes sires ou dames de cette engeance dans la vie pour devoir les chercher dans un roman. Pourquoi, alors malgré cette invasion de connards infatués, poursuivre cette lecture ? Parce que, si l’auteur, comme Beigbeder, peint des marionnettes occupées à s’ébahir des pustules de leur nombril et de leur âme, jamais elle ne tombe dans la vulgarité ou la fange. On sent même poindre parfois une certaine tendresse qui donne un peu d’humanité à ces pantins de luxe. J’ai donc poursuivi ma lecture en espérant trouver un petit bout de diamant dans la gangue.

Le personnage le plus intéressant, le plus prometteur semble être Benjamin que l’on croit vouloir sortir de cette boue. Mais finalement il s‘avère aussi futile et fielleux que les autres et ce que l’on prenait pour de la lucidité n’est que le fait que médiocre et inadapté, il ne peut pas jouer avec les grands. Si la critique de ce cynisme richement paré est présente, je ne l’ai pas trouvée ; ou alors l’auteur porte bien son prénom . Si « tout bascule en uen soirée », nous promet le quatrième de couverture, tout continue en fait comme avant.

Le style de l’auteur est plutôt agréable et ne tombe jamais dans la vulgarité. Mais ces belles phrases ne disent que des pensées de personnages dilués, égocentriques, hypocrites et creux et elles finissent par leur ressembler.

Conclusion

Ce livre ne m’a pas plu, car malgré un certain style d’écriture, le fond m’est nauséeux.

Ma note : 12/20



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Spyd Skorpionnan
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